Syrie (Q&R- Extrait du point de presse - 4 décembre 2012)
R – Nous sommes au fait des informations qui ont été diffusées sur de possibles mouvements sur des bases militaires abritant des armes chimiques en Syrie.
Depuis le début de cette crise, nous suivons la situation en étroite collaboration avec nos partenaires.
Notre message est aujourd’hui inchangé. Tout emploi de ces armes chimiques par Bachar Al-Assad ou les dirigeants sous ses ordres serait inacceptable. Nous nous concertons étroitement avec nos partenaires pour prévenir toute utilisation de ces armes, si la tentation en venait soit au régime, soit à d’autres.
Les dirigeants de Damas doivent savoir que la communauté internationale les observe et qu’elle ne restera sans réaction s’ils venaient à utiliser ces armes.
R – C’est ce que j’ai dit, les dirigeants de Damas doivent savoir que la communauté internationale les observe et qu’elle ne restera pas sans réaction s’ils venaient à utiliser ces armes.
R – Des informations font état du départ de Jihad Makdissi, porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, qui aurait quitté son poste et le territoire syrien. Si elles venaient à être confirmées, il s’agirait d’un nouveau signe de la perte de légitimité du régime de Bachar Al-Assad.
Un nombre important de responsables militaires et politiques de haut niveau ont d’ores et déjà fait défection.
Nous encourageons les responsables sécuritaires, politiques, économiques et administratifs syriens à rompre avec le régime et à rejoindre la coalition nationale syrienne, qui est le seul représentant légitime du peuple syrien.
R – La réunion du Caire est une réunion importante. Elle venait après ce pas significatif qui a été accompli à Doha avec la constitution de ce Conseil national syrien que la France a reconnu par la voix du président de la République, que d’autres pays ont reconnu. Il reste maintenant des étapes à franchir. C’est évidemment compliqué parce que ce pays sort de décennies de dictature. Donc il faut constituer des comités. C’est ce qui a été fait au Caire. Et il y a eu de nombreux débats qui sont importants quand on met en place un gouvernement, une opposition politique. Les choses avancent. Est-ce que cela aura un effet sur la réunion de Marrakech ? La réunion de Marrakech sera importante à deux égards : soutenir la coalition nationale et apporter une aide humanitaire puisqu’on parle de 41 000 morts, de centaines de milliers de réfugiés, de déplacés intérieurs, que le régime continue à bombarder les civils de façon terrible, en utilisant des armes qui provoquent des dégâts inouïs. L’aspect humanitaire sera aussi très important à Marrakech. Vous savez que la France fait de gros efforts dans ce domaine.
Q – Inaudible
R – Ce que je peux dire c’est que plusieurs étapes ont été franchies au Caire dans la structuration de la coalition et que d’autres décisions seront prises à Marrakech. Donc le processus continue. C’est à l’opposition de le mener, à son rythme. On voit par exemple qu’un règlement intérieur a été adopté au Caire, que cinq comités ont été créés. Des choses ont été mises en place qu’il faudra confirmer lors de la réunion de Marrakech.
R – Le président de la République l’a reçu. M. Moaz Al-Khatib a rencontré d’autres responsables étrangers. Sera-t-il invité au prochain Conseil Affaires étrangères ? C’est une discussion qui a lieu entre Européens.
R – L’ambassadeur pour la Syrie, M. Eric Chevallier, était au Caire à la réunion. La réunion est terminée donc il est très probablement rentré à Paris. Il est très actif. Il rencontre beaucoup de monde.
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