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Syrie/ Groupe des Amis, CNS - (Q&R - Extrait du point de presse du 6 février 2012)

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Q. Le ministre d’Etat a évoqué hier soir des "initiatives" qui seront prises par le président de la république pour la constitution du "groupe d’amis" du peuple syrien. Pourriez-vous nous en dire plus ?
Q. Jusqu’à présent, la France justifiait sa non-reconnaissance officielle du CNS par le fait que ce dernier ne l’a pas demandée. Or Mr Juppé n’a pas fait allusion à ce facteur dans sa réponse à une chaîne d’information. Est-ce que cela signifie que ces réserves ont été dépassées ?

R. Comme le ministre d’Etat l’a rappelé hier, la France ne se résigne pas au blocage.

Le président de la République va présenter des propositions pour un groupe des amis du peuple syrien, en appui aux efforts de la Ligue arabe.

Une très large majorité existe clairement à l’ONU pour condamner la répression sauvage qui continue de sévir en Syrie, et pour soutenir une transition pacifique et appuyer les efforts de la Ligue arabe face à ce drame : le vote intervenu samedi dernier au Conseil de sécurité sur le projet de résolution présenté par le Maroc l’a démontré une fois de plus.

Cette majorité est bloquée au Conseil de sécurité par les vetos russe et chinois, malgré 13 voix pour et 19 co-parrainages. Elle s’est déjà exprimée massivement au Conseil des droits de l’Homme et à l’Assemblée générale des Nations unies, et continuera à le faire.

C’est une des vocations du groupe des amis auquel nous réfléchissons que de maintenir et d’accentuer cette mobilisation internationale. Tel est aussi l’enjeu de la réunion de la Ligue arabe prévue le 11 février sur la crise qui se déroule en Syrie, au cours de laquelle les ministres des Affaires étrangères de la Ligue évalueront les actions appropriées à mener, à la lumière des derniers développements.

Nous nous félicitons de l’engagement du Conseil national syrien en vue de l’établissement d’une Syrie démocratique, pluraliste et séculière, fondée sur la citoyenneté et le respect des droits de minorités.

Des progrès ont été accomplis par le CNS en vue d’encourager une dynamique au sein de l’opposition syrienne et de rassembler autour de lui les différentes composantes de cette opposition. Nous l’exhortons à poursuivre ses efforts.

Nous considérons le CNS comme un interlocuteur légitime et nous appuyons les efforts de l’opposition syrienne pour s’unir autour d’une plateforme démocratique.

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