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Situation en Syrie (2 octobre 2013)

Sommaire

Syrie (Q&R - Extrait du point de presse - 2 octobre 2013)

Q - Plusieurs personnalités de la Coalition nationale syrienne sont a Paris. Est-il prévu de leur attribuer des prérogatives, ou une aide nouvelle ?

Concernant la reconnaissance des baccalauréats syriens de zone libre par la France, qu’en est-il ?


R - La France souhaite apporter à la Coalition nationale syrienne, qu’elle soutient, un appui politique et technique pour l’aider à aborder dans les meilleures conditions la conférence de Genève II. L’objectif d’une telle conférence a été défini par la conférence de Genève du 30 juin 2012 et est clair : Genève II devra déboucher sur la création, par consentement mutuel entre le régime et l’opposition, d’une autorité transitoire dotée des pleins pouvoirs exécutifs.

S’agissant de votre deuxième question, une session du baccalauréat syrien s’est en effet tenue dans les zones libérées, notamment dans le gouvernorat d’Alep où plus de 3000 élèves ont passé les épreuves. Sous l’impulsion du ministère des affaires étrangères et en réponse à une demande adressée à Laurent Fabius par nos interlocuteurs syriens, le processus de validation et de reconnaissance internationale est en cours.

Syrie (Q&R - Extrait du point de presse - 26 septembre 2013)

Q - Environ une douzaine de groupes rebelles en Syrie ont signé une déclaration conjointe rejettant tout commandement par ou lien avec ASL ou la Coalition Nationale Syrienne, soutenue par la France et plusieurs autres pays.
Quelle réaction a cette déclaration et quel effet sur les efforts d’unifier les opposants au régime de Damas ?
A quel hauteur estimez-vous que ces groupes hors ASL contribuent à la révolte ? Combien sont-ils et quel pourcentage de toutes les forces anti-Assad représentent-il ?

R - L’opposition modérée, laïque et démocratique représente l’unique alternative au régime de Bachar Al-Assad.

Il est urgent de renforcer la Coalition nationale syrienne et son état-major conjoint, afin qu’ils puissent conforter leur légitimité sur le terrain et fournir une alternative crédible dans le cadre d’une transition politique.

C’est l’objet de la réunion internationale de soutien à la Coalition nationale syrienne qui se tient aujourd’hui à New York, à l’initiative de la France.

68ème Assemblée générale des Nations unies (New York, 22-28 septembre 2013)

La Syrie est en premier lieu à l’ordre du jour des discussions qu’aura Laurent Fabius à New York. Pour la France, la semaine ministérielle doit permettre d’appuyer le processus politique qui, au-delà de la question des armes chimiques, peut seul mettre un terme au massacre qui se poursuit en Syrie. Le ministre des Affaires étrangères évoquera cette question lors de ses nombreux entretiens bilatéraux avec ses homologues de la région et des pays partenaires, mais aussi à l’occasion de réunions multilatérales.

- En savoir plus sur la 68ème Assemblée générale des Nations unies (New York, 22-28 septembre 2013)

Entretien de Laurent Fabius avec son homologue espagnol, José Manuel García-Margallo (18.09.13)

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a reçu le 18 septembre son homologue espagnol, José Manuel García-Margallo.

Les échanges ont porté sur la situation en Syrie, le processus de paix au Proche-Orient et le Mali. Les deux ministres ont discuté également des prochaines échéances européennes, sur lesquelles notre concertation est étroite, en particulier dans la perspective du conseil européen d’octobre.

MM. Fabius et García-Margallo ont évoqué enfin le développement de notre coopération bilatérale en vue du sommet franco-espagnol prévu en novembre.

- En savoir plus sur l’entretien entre Laurent Fabius et José Manuel García-Margallo

Situation en Syrie (Q&R - Extrait du point de presse - 18.09.13)

Q : On vient d’apprendre que le site internet WND a obtenu les informations suivantes : les rebelles du groupe Al Nursa ont été arrêtés et ils avaient du sarin en leur possession. Cette révélation peut-elle pousser le Ministère des Affaires Etrangères à revoir la stratégie et la politique française concernant la crise syrienne ? Le gouvernement syrien clame avoir des preuves que les rebelles sont derrière les attaques.


Nous ne commentons pas les informations de presse.

Le secrétaire général des Nations unies a qualifié d’accablant le rapport qu’il a présenté le 16 septembre au conseil de sécurité. Ce rapport de la mission d’enquête de l’ONU sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie confirme l’emploi massif de gaz sarin lors de l’attaque du 21 août qui a fait au moins 1500 victimes. Les données du rapport confirment ce qu’avaient indiqué nos services de renseignement.

Il ne fait aucun doute que le régime de Bachar Al-Assad est à l’origine de l’attaque, au regard des quantités de gaz toxiques utilisées, de la complexité des mélanges opérés ainsi que de la nature et de la trajectoire des vecteurs. Le régime est seul à même de maîtriser ces techniques et de disposer des produits nécessaires. Les auteurs du massacre du 21 août devront rendre des comptes.

Concernant la résolution de la crise syrienne, l’accord sur la destruction des armes chimiques constitue une étape importante. Il doit être mis en oeuvre de façon rapide, vérifiable et contraignante.

Comme l’a indiqué le 15 septembre le président de la République, il ne constitue pas un point d’arrivée pour mettre un terme au conflit syrien. Des centaines de Syriens continuent de mourir chaque jour. Il convient donc de trouver, dans les meilleurs délais, une solution politique.

Q : La Coalition nNationale syrienne s’est dotée d’un nouveau Premier ministre. Avez-vous un commentaire ?


La France félicite Ahmed Toumeh pour son élection par la Coalition nationale syrienne comme Premier ministre du gouvernement provisoire. Nous souhaitons que cette élection contribue à l’unification de l’opposition, au renforcement de sa cohésion sous l’égide de la Coalition et de son président, Ahmed Al Jarba, et à la construction d’une Syrie libre et démocratique.

La France a été l’un des premiers pays à reconnaître la Coalition nationale syrienne comme le représentant légitime du peuple syrien, suivie en cela par de très nombreux pays - plus d’une centaine aujourd’hui.

Conférence de presse conjointe de Laurent Fabius, John Kerry et William Hague (16.09.13)

Laurent Fabius et ses homologues américain et britannique, John Kerry et William Hague, ont tenu une conférence de presse lundi 16 septembre 2013.

- Conférence de presse conjointe - Propos de M. Fabius (Paris, 16 septembre 2013)

Syrie - Communiqué de Laurent Fabius (14.09.13)

Le projet d’accord intervenu à Genève sur l’élimination des armes chimiques du régime syrien constitue une avancée importante.

La réunion du lundi 16 septembre à Paris avec les États-Unis et le Royaume-Uni permettra d’en discuter le contenu ainsi que les conditions d’approbation et de mise en œuvre.

La France tiendra compte du rapport des inspecteurs de l’ONU publié lundi sur le massacre de Damas pour arrêter sa position.

Entretien du ministre des affaires étrangères avec M. Al Jarba (13.09.13)

Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères, s’est entretenu hier avec M. Al Jarba, président de la Coalition nationale syrienne. Il lui a fait part de la détermination de la France à obtenir une solution politique, à sanctionner les auteurs du massacre chimique du 21 août et à les dissuader de recommencer pareille atrocité.

Il lui a indiqué que la France ne ménageait pas ses efforts pour avancer dans cette voie, que ce soit dans la négociation engagée à New York ou par les contacts que M. Fabius a avec ses homologues étrangers.

La rencontre aujourd’hui à l’Elysée avec les ministres saoudien, jordanien et émirien des Affaires étrangères permettra de poursuivre ces efforts.

Situation en Syrie - Projet de résolution de la France (Q&R - Extrait du point de presse - 12.09.13)

Q - Les discussions à l’ONU sur le projet de résolution français sur la Syrie ont commencé. Est-ce que pour la France le chapitre 7 et le recours a la Cour penale internationale sont des conditions sine qua non ?


R - Nos objectifs sont depuis le départ et restent aujourd’hui de sanctionner les auteurs du massacre chimique du 21 août et de les dissuader de recommencer pareille atrocité. Comme l’a rappelé M. Fabius à la radio ce matin, « la réalité est tout à fait claire, il y a eu un massacre chimique, c’est le régime de Bachar Al-Assad qui détenait les armes et qui en a donné l’ordre ».

La France a présenté à ses partenaires du P3 un projet de résolution qui décline ces objectifs dans un texte dont nous voulons qu’il ait une portée contraignante, qu’il oblige les responsables de ce massacre à rendre des comptes et qu’il mette en place rapidement un contrôle crédible, effectif et vérifiable des armes chimiques présentes en Syrie.

Comme nos partenaires américains et britanniques, nous sommes en contact avec nos interlocuteurs chinois et russes. Nous souhaitons que la négociation avance rapidement et recueille in fine le plus large accord possible. Si nous sommes prêts à négocier, nous ne sommes pas prêts en revanche à céder sur les grands principes et objectifs qui sont les nôtres et que nous partageons avec une grande partie de la communauté internationale.

Syrie - Conférence de presse de Laurent Fabius (10.09.13)

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a tenu une conférence de presse sur la Syrie.

- En savoir plus sur la conférence de presse de Laurent Fabius (10 septembre 2013)

Syrie - Déclaration de Laurent Fabius sur les armes chimiques (09.09.13)

La proposition du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, mérite un examen précis. Il reconnaît maintenant, sous la pression forte que nous avons exercée, qu’il y a un problème grave avec l’énorme stock d’armes chimiques que possède Bachar Al-Assad. Cette proposition serait recevable à au moins trois conditions :

  • Bachar Al-Assad doit s’engager sans délai à mettre sous contrôle international et à laisser détruire l’ensemble de son arsenal chimique ;
  • cette opération doit se faire sur la base d’une résolution contraignante du Conseil de sécurité, avec un calendrier court et des conséquences fermes s’il ne respectait pas ses engagements ;
  • les responsables du massacre chimique du 21 août ne doivent pas rester impunis. La Cour pénale internationale devra donc être saisie.

Depuis le début, la France s’est fixée deux buts : la sanction et la dissuasion. C’est pourquoi nous demandons maintenant des engagements précis, rapides et vérifiables de la part du régime syrien.

Entretien de Laurent Fabius avec France 3 (09.09.13)


Interview Laurent Fabius France 3 12h30 (08-09… par francediplotv

Rencontre entre Laurent Fabius et John Kerry (07.09.13)

Conférence de presse en vidéo

Partie 1


Partie 2


- En savoir plus sur la rencontre du 7 septembre 2013 entre Laurent Fabius et John Kerry

Appel des 11 (+ Allemagne) à une réponse internationale forte (07.09.13)

Déclaration commune sur la Syrie

Les leaders et représentants de l’Arabie saoudite, de l’Australie, du Canada, de l’Espagne, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie, du Japon, de la République de Corée, du Royaume-Uni et de la Turquie ont fait la déclaration suivante en marge de la réunion des chefs d’État ou de gouvernement des pays du Groupe des 20, à Saint-Pétersbourg, en Russie :

La norme internationale contre l’utilisation d’armes chimiques est ancienne et universelle. Le recours aux armes chimiques partout diminue la sécurité des personnes partout. Ne pas le sanctionner, c’est accroître le risque d’une nouvelle utilisation et de la prolifération de ces armes.

Nous condamnons dans les termes les plus fermes l’horrible attaque aux armes chimiques dans les faubourgs de Damas le 21 août qui a coûté la vie à tant d’hommes, de femmes et d’enfants. Les éléments de preuve indiquent clairement que le gouvernement syrien est responsable de cette attaque, laquelle s’inscrit dans la pratique de l’utilisation d’armes chimiques par ce régime.

Face à cette grave violation des règles et de la conscience du monde, nous appelons à une réponse internationale forte qui enverra le message clair que ce genre d’atrocité ne doit jamais se répéter. Ceux qui ont perpétré ces crimes doivent être tenus responsables.

Les signataires ont constamment soutenu l’adoption d’une résolution énergique par le Conseil de sécurité de l’ONU, au vu des responsabilités qui lui incombent de piloter la réponse internationale, mais ils reconnaissent que le Conseil demeure paralysé, comme il l’est depuis deux ans et demi. Le monde ne peut pas passer son temps à attendre, devant des processus sans cesse voués à l’échec qui ne peuvent que conduire à une augmentation de la souffrance en Syrie et à l’instabilité régionale. Nous soutenons les efforts entrepris par les États-Unis et d’autres pays pour renforcer l’interdiction de l’utilisation d’armes chimiques.

Nous nous engageons à appuyer des efforts internationaux à long terme, y compris par le biais des Nations unies, afin de relever le défi constant que les stocks d’armes chimiques de la Syrie posent pour la sécurité. En outre, les signataires ont demandé à la mission d’enquête de l’ONU de présenter ses résultats dès que possible, et au Conseil de sécurité d’agir en conséquence.

Nous condamnons dans les termes les plus énergiques toutes les violations des droits de l’homme en Syrie, de tous les côtés. Plus de 100.000 personnes ont été tuées dans ce conflit, plus de 2 millions sont devenues des réfugiés et environ 5 millions sont déplacées sur le territoire syrien. Conscients que le conflit en Syrie n’a pas de solution militaire, nous réaffirmons notre engagement à rechercher un règlement politique pacifique à travers l’application intégrale du Communiqué de Genève de 2012. Nous sommes déterminés à trouver une solution politique qui aboutira à une Syrie unie, inclusive et démocratique.

Nous avons contribué généreusement au dernier appel de l’ONU et du CICR en faveur d’une assistance humanitaire et nous continuerons à fournir un soutien pour répondre aux besoins humanitaires croissants en Syrie et à leurs répercussions sur les pays de la région. Nous accueillons avec satisfaction les contributions annoncées lors de la réunion des pays donateurs en marge du G20. Nous appelons toutes les parties à permettre aux acteurs humanitaires d’accéder en toute sécurité et sans entraves aux personnes dans le besoin.

Les signataires européens continueront à œuvrer en vue de promouvoir une position européenne commune.

Syrie - Déclaration du gouvernement et débat à l’Assemblée nationale et au Sénat - Intervention de Laurent Fabius, au Sénat (04.09.13)

  • Lire l’intervention de Laurent Fabius

    "Notre message est clair : l’emploi d’armes chimiques est inacceptable. Nous voulons à la fois sanctionner et dissuader, répondre à cette atrocité pour éviter qu’elle ne se reproduise. Nous voulons aussi montrer à M. Bachar Al-Assad qu’il n’a pas d’autres solutions que celle de la négociation."

Syrie - Poursuite des contacts de Laurent Fabius (03.09.13)

Depuis le massacre chimique du 21 août, M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, est en contact permanent avec nos principaux partenaires européens et internationaux, avec le secrétaire général des Nations unies ainsi qu’avec le secrétaire général de la Ligue arabe.

Il a évoqué avec eux les moyens dont dispose la communauté internationale pour sanctionner l’utilisation des armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad et dissuader ce dernier d’en faire usage.

Ces contacts se poursuivent activement cette semaine. M. Laurent Fabius a eu ce matin des entretiens téléphoniques avec son homologue portugais et avec la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Le ministre des affaires étrangères se rendra les 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg, où il rencontrera les ministres des affaires étrangères présents au sommet du G 20, notamment ses homologues américain, brésilien, chinois, russe et turc.

Il se rendra ensuite les 6 et 7 septembre à Vilnius, pour participer à la réunion informelle des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne et à la rencontre prévue en marge avec le secrétaire d’Etat américain, M. John Kerry.

Renseignement déclassifié : Attaque chimique conduite par le régime syrien le 21 août 2013 (02.09.13)

Ce document est constitué de renseignements déclassifiés issus des sources propres françaises. Il repose également sur l’analyse technique approfondie des sources ouvertes réalisée par nos services. Il reprend enfin certains éléments complémentaires recueillis dans le cadre de coopérations avec nos principaux partenaires.

Doc:Synthèse nationale de renseignement déclassifié - Programme chimique syrien - Cas d’emploi passés d’agents chimiques par le régime Attaque chimique conduite par le régime le 21 août 2013 , 94.1 ko, 0x0
Synthèse nationale de renseignement déclassifié - Programme chimique syrien - Cas d’emploi passés d’agents chimiques par le régime Attaque chimique conduite par le régime le 21 août 2013 - (PDF, 94.1 ko)

Syrie : Interview du Président dans le Monde du 31.08.13

"Le massacre chimique de Damas ne peut ni ne doit rester impuni. Sinon ce serait prendre le risque d’une escalade qui banaliserait l’usage de ces armes et menacerait d’autres pays. Je ne suis pas favorable à une intervention internationale qui viserait à "libérer" la Syrie ou à renverser le dictateur, mais j’estime qu’un coup d’arrêt doit être porté à un régime qui commet l’irréparable sur sa population."

Lire l’interview du Président

Syrie - Condamnation par la Coalition nationale syrienne de l’usage, de la fabrication, de la détention et du commerce des armes chimiques (30.08.13)

La France se félicite des déclarations du président de la Coalition nationale syrienne, Ahmad al-Jarba, condamnant l’usage, la fabrication, la détention et le commerce des armes chimiques.

Alors que le régime de Bachar al-Assad a commis, le 21 août, le massacre chimique que nous savons, cet engagement de la Coalition nationale syrienne constitue un signal fort que celle-ci, contrairement au régime syrien, rejette les armes chimiques. Cet engagement de la Coalition illustre une nouvelle fois son sens des responsabilités.

La France s’est toujours pleinement impliquée dans les efforts internationaux en faveur du désarmement et contre la prolifération des armes de destruction massive. En tant qu’État partie à la convention d’interdiction des armes chimiques, la France forme le vœu que cet engagement de la Coalition nationale syrienne pose les jalons d’une Syrie de demain où les armes chimiques seront proscrites pour toujours.

Inauguration par Laurent Fabius de la Task Force Syrie (29.08.13)

Laurent Fabius a inauguré le 29 août la Task Force Syrie. Cette équipe a été mise en place pour assurer le suivi en temps réel et en permanence de la situation en Syrie.

Déclaration conjointe du président de la République et d’Ahmad Al-Assi Al-Jarba, président de la Coalition nationale syrienne (29.08.13)

Le président de la République et Ahmad Al-Assi Al-Jarba, président de la Coalition nationale syrienne, ont fait une déclaration dans la cour de l’Elysée à la suite de leur entretien. François Hollande renouvelle son plein soutien à l’opposition syrienne.

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Lire la déclaration conjointe du président de la République et d’Ahmad d’Ahmad Al-Assi Al-Jarba, président de la Coalition nationale syrienne - (PDF, 18.2 ko)

Propos du ministre à la sortie du conseil de Défense (28.08.13)

Mesdames et messieurs, nous avons tenu, sous la présidence du président de la république un conseil de défense.

Le président s’est exprimé hier sur la situation créée par le massacre chimique à l’initiative du régime.

Nous avons fait l’analyse de la situation, des différentes hypothèses, sur le plan diplomatique bien sûr, sur le plan de la défense et comme vous le savez, le parlement sera réuni mercredi prochain comme c’est normal. Il y a à la fois l’indignation bien sûr très compréhensible et légitime et en même temps, la réflexion qui est nécessaire.

Nous allons continuer à suivre la situation de très près, heure par heure, il y a beaucoup de contacts internationaux qui sont pris et le président de la République prendra, le moment venu, les décisions qui s’imposent.

Situation en Syrie (Q&R - Extrait du point de presse - 28.08.13)

Q : Le président a annoncé hier que la France augmenterait son soutien militaire à la Coalition National Syrienne. Qu’est-ce qu’il entend par cela ? S’il est question d’armer la rebellion qu’en est-il des craintes que les armes pourraient tomber entres les mains d’extremistes ?


R : L’augmentation de notre soutien militaire à la Coalition nationale syrienne se fera "dans le respect de nos engagements européens", comme l’a précisé le président de la République hier devant les ambassadeurs.

L’Union européenne a levé l’embargo sur les équipements militaires à destination de la Coalition nationale syrienne le 27 mai 2013.

Nous nous sommes engagés avec les autres Etats membres à ne procéder à des livraisons qu’à la Coalition nationale syrienne, dans le but de protéger la population civile, et à exiger des garanties sur l’utilisateur final et la destination des équipements, afin d’en assurer le suivi attentif.

Syrie - Armes chimiques (21.08.13)

La France condamne les attaques meurtrières attribuées au régime syrien mercredi 21 août dans la région de Damas et dont le bilan provisoire dépasserait cent morts.

Les auteurs de ces actes intolérables devront en répondre.

La France appelle par ailleurs à faire toute la lumière sur les allégations d’utilisation d’armes chimiques lors de ces attaques.

Syrie - Égypte : déclaration du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à l’issue des travaux du Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne (21.08.13)


Syrie / Egypte : Interview de Laurent Fabius… par francediplotv

Nous avons examiné deux points aujourd’hui, d’abord ce qui s’est passé à Damas : la France condamne, de la façon la plus ferme, le massacre de Damas et exige une enquête immédiate. Les allégations selon lesquelles il y aurait eu une utilisation massive d’armes chimiques sont d’une gravité exceptionnelle, il y a une équipe des Nations Unies qui est à Damas en ce moment, il faut absolument exiger des autorités syriennes qu’elles permettent que l’équipe de l’ONU fasse son travail et c’est la position de la France. Je m’en entretiendrai ce soir même avec le président de la Coalition nationale syrienne, qui m’apportera, j’en suis sûr, des éléments sur cet aspect chimique qui est extrêmement grave.

Donc, bien sûr, c’est un aspect extrêmement important. L’autre aspect dont nous avons parlé c’est la situation en Egypte, où il y a une position européenne unanime - c’est une très bonne chose - à la fois pour condamner les violences, pour demander un dialogue politique, parce qu’il faut qu’on aille le plus vite possible vers des élections, d’une manière inclusive comme on dit. Sur le plan économique, nous avons décidé de maintenir notre aide à la population égyptienne, car la population égyptienne souffre déjà énormément, donc ce serait désastreux de retirer notre aide, même si on a un réexamen des relations. Et sur le plan militaire il a été décidé, c’est la position de la France, de suspendre toutes les livraisons d’armements qui pourraient avoir une utilisation interne et de réexaminer la coopération.

Mais ce qui paraît essentiel c’est à la fois la position européenne unanime qui a été prise, l’affirmation de nos principes et en même temps la volonté de garder le dialogue avec la population égyptienne et ses représentants, puisqu’il il faut que nous arrivions à faire bouger les choses, dans le respect bien sûr de la souveraineté égyptienne. Et nous sommes, en particulier nous Français, des amis de l’Égypte depuis extrêmement longtemps, nous souffrons de ce qui se passe là-bas et nous voulons essayer de faire le maximum pour que les choses aillent dans un sens positif, mais il y a encore beaucoup beaucoup de travail à faire.

Q - S’il est confirmé que des armes chimiques ont été utilisées, quelle sera la réaction de la France et de l’Europe ?

R - Ce ne sont pas simplement les réactions de la France j’espère mais de l’ensemble de l’Europe et de la communauté internationale. Vous savez que ces armes chimiques sont condamnées, il y a quelques pays dans le monde qui n’ont pas signé cette condamnation, parmi lesquels M. Bachar Al-Assad et la Corée du Nord, cela vous donne une idée, … mais elles sont d’une gravité extrême. Nous savons que le régime possède des armes chimiques et donc il faut d’abord que leur utilisation soit établie, d’où la nécessité d’une enquête de l’ONU très rapide, puisqu’ils sont sur le terrain, et ensuite évidemment si c’est avéré, il y aura non seulement une condamnation internationale très forte et certainement des réactions précises. Ce sont des choses que nous suivons, pas seuls, avec les Britanniques, avec les Américains, avec les Russes, avec d’autres, depuis longtemps. On ne peut pas accepter qu’il y ait des massacres et, en plus, avec ces armes d’une dangerosité extrême, je rappelle qu’il s’agit d’ypérite, de gaz sarin, des choses qui nous rappellent des horreurs au moment de la guerre. La dernière fois que du gaz de ce type avait été utilisé massivement c’était dans le conflit irakien, par M. Saddam Hussein.

Merci.

Entretien entre Laurent Fabius et le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmed Al-Jarba - Déclaration de Laurent Fabius (21.08.13)

Je me suis entretenu ce soir avec le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmed Al-Jarba. Il m’a fait part de l’horreur du massacre perpétré aujourd’hui par le régime syrien dans le pourtour de Damas qui a fait, selon les informations communiquées par M. Al-Jarba, plus de 1 200 victimes identifiées. Les éléments recueillis par la Coalition tendent à corroborer les présomptions d’emploi d’armes chimiques. S’ils sont avérés, ils sont d’une extrême gravité.

Je lui ai indiqué que nous avions saisi le Conseil de sécurité pour qu’il exige que la mission du Dr Ake Sellström, actuellement présente à Damas, se voie accorder un accès immédiat pour établir les faits. Les organisations humanitaires doivent par ailleurs pouvoir apporter sans délais leur assistance aux victimes sur le terrain.

J’ai exprimé au président Al-Jarba mes plus sincères condoléances et la profonde solidarité de la France avec le peuple syrien face à ses souffrances inouïes.


Vidéo - Conférence de presse de Laurent Fabius et William Hague (21.08.13)

Pour en savoir plus :

- Entretien avec du Président avec Ban Ki-moon, Secrétaire Général des Nations Unies

- Syrie - Égypte - Iran - Moyen-Orient - Français de l’étranger - Tunisie - Entretien du ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, avec « BFM TV - RMC » - extraits (Paris, 22/08/2013)

- Syrie - Remarques à la presse de la présidente du Conseil de sécurité des Nations unies (New York, 21/08/2013)


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