Accès rapide :

Syrie - Attaque contre l’ambassade de Russie (Damas, 28 novembre 2013)

La France condamne le tir d’un obus de mortier contre l’ambassade de Russie à Damas le 28 novembre, qui a tué une personne et en a blessé neuf autres.

Nous présentons nos condoléances à la famille de la victime et notre sympathie aux blessés.

La France rappelle que les personnels et emprises diplomatiques sont protégés par le droit international.

Q - Est-ce que le gouvernement syrien respecte ses engagements en matière de démantèlement des armes chimiques ? Où en est-on ?

R - Nous soutenons le travail fait par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Jusqu’à présent, les inspections et le démantèlement des stocks d’armes chimiques détenus par le régime se poursuivent conformément à ce qui a été décidé. Il appartient à l’OIAC de rendre compte de son travail.
Une feuille de route sur les principales étapes et les modalités de la destruction a été arrêtée par le conseil exécutif de l’OIAC le 15 novembre. Elle indique que la grande majorité des matières chimiques devront être sorties de Syrie pour destruction avec l’assistance de la communauté internationale. À ma connaissance, plusieurs points demandent encore à être précisés. Le directeur général de l’OIAC doit présenter avant le 17 décembre un plan pour la destruction hors de Syrie d’un certain nombre de stocks. Nous attendons ce rapport.

Q - Militairement, le régime gagne du terrain. Le déséquilibre des forces sur place peut-il nuire à la tenue de la conférence de Genève ?

R - La France, par la voix du président de la République comme du ministre des affaires étrangères, demande l’arrêt des violences et un accès humanitaire à la population syrienne. Nous souhaitons que la conférence de Genève II puisse se tenir le plus rapidement possible. Une date a été avancée par les Nations unies. Il faut engager une transition politique qui, seule, est de nature à arrêter le bain de sang.

Q - Y a-t-il un risque actuellement que le régime de Bachar Al-Assad gagne la guerre ?

R - Le conflit n’aura pas de solution militaire. Les armes ne feront qu’appeler les armes. C’est la raison pour laquelle les autorités françaises souhaitent l’engagement d’un processus politique le plus rapidement possible. On ne vaincra pas en Syrie, on convaincra. Cela passe par le transfert des pouvoirs à un organe de transition doté des pleins pouvoirs exécutifs. C’est ce que Laurent Fabius exprime au nom de la France à chaque fois qu’il participe à une réunion internationale consacrée à la crise syrienne, que ce soit aux Nations, unies, au sein de l’Union européenne ou dans le cadre des réunions régulières du groupe des Amis de la Syrie.

Q - Des Syriens ont porté plainte devant la cour de justice de la République contre Laurent Fabius. Qu’en pensez-vous ?

R - Compte tenu des premiers éléments communiqués par la presse, cette procédure n’a à l’évidence aucun fondement juridique sérieux et est dépourvue de toute crédibilité.


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014