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La France et la Syrie

Guerre en Syrie : comprendre la position de la France

Depuis 2011, la France se mobilise pour trouver une solution au conflit syrien. Notre position n’a pas varié et nos priorités demeurent les suivantes :

1 - Permettre une amélioration de la situation humanitaire
2 - Reprendre les négociations afin d’assurer une transition politique crédible
3 - Poursuivre la lutte contre le terrorisme

« La France est engagée pour obtenir le respect du droit humanitaire et protéger les populations »

Le 19 décembre, le conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2328 sur la situation humanitaire à Alep. Cette résolution, portée par la France, apporte une première réponse à l’urgence humanitaire que connaît la ville. Elle doit permettre de mettre en œuvre l’évacuation des civils sous la surveillance des Nations unies, de garantir un accès immédiat et sans condition de l’aide humanitaire aux populations, et d’assurer la protection de l’ensemble des personnels et installations de santé dans tout le pays.

L’adoption de la résolution 2328 prolonge l’action de la France au sein des Nations Unies. Elle s’est engagée de façon continue pour obtenir le respect du droit international humanitaire en Syrie - réaffirmé notamment par les résolutions 2254 (prévoyant une feuille de route pour une transition politique ) et 2258 du Conseil de sécurité (visant à faciliter l’accès des agences humanitaires au travers des frontières et lignes de fronts à l’intérieur de la Syrie).

En outre, pour ne pas se résigner à la paralysie du Conseil de sécurité lorsque des atrocités de masse sont commises, la France propose depuis 2013 un encadrement du recours au veto. La conviction de la France est que le veto ne doit pas et ne peut pas être un privilège : il implique des devoirs et une responsabilité particulière conférée par la Charte des Nations unies. Il a été confié aux cinq membres permanents pour favoriser la coopération entre eux afin que les Nations unies puissent prévenir et résoudre les conflits internationaux, faire efficacement respecter le droit international et protéger les populations civiles.

- En savoir plus sur la proposition française d’encadrement du recours au veto

« La position de la France est constante : seule une issue politique avec une reprise des négociations est la solution au conflit »

Comme la France l’a constamment affirmé, il ne saurait y avoir de retour à la stabilité sans processus politique, ce qui implique de véritables négociations et une transition politique crédible. L’absence de transition prenant en compte les aspirations de tous les Syriens, c’est en effet la perspective d’une Syrie divisée au sein de laquelle subsisteront des enclaves terroristes et la poursuite du flux de réfugiés vers l’Europe. C’est également la perspective de combats sans fin.

Les négociations devront se dérouler entre toutes les parties - comme le prévoient le communiqué de Genève et la résolution 2254 - avec un accompagnement de la communauté internationale. Elles devront inclure des représentants du régime et de l’opposition.

Pour y parvenir, la France poursuit son effort diplomatique. Le 10 décembre, à Paris, elle a notamment pris l’initiative d’une réunion ministérielle des pays affinitaires qui ont réaffirmé à cette occasion leur soutien en faveur d’une reprise des négociations entre l’opposition et le régime. Les pays dits "affinitaires" sont les pays qui agissent en faveur d’une transition démocratique en Syrie et partagent la conviction que seule une solution politique permettra de sortir de la crise.

- En savoir plus sur la réunion des pays affinitaires

« La priorité de la France est la lutte contre le terrorisme »

Sur le plan politique, la France demeure constamment engagée en faveur d’une transition pour parvenir à une solution négociée. C’est également une question d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme, car le maintien du régime Assad favorise la poursuite du conflit et la radicalisation de l’opposition, entretient les flux de réfugiés, déstabilise la région et empêche les Syriens d’unir leurs efforts contre le terrorisme. La France apporte donc son soutien à l’opposition modérée, réunie au sein du Haut comité de négociations (HCN) qui a exprimé son attachement à une solution politique et à une Syrie libre.

Sur le plan militaire, la France conduit l’opération Chammal (dans le cadre de la coalition internationale contre Daech) en Irak, depuis septembre 2014, et en Syrie depuis septembre 2015. Elle y mène des opérations aériennes, ainsi que des actions de conseil et de formation au bénéfice des forces de sécurité irakiennes et notamment kurdes. La France apporte également son soutien aux groupes modérés qui se battent contre Daech en Syrie.

Mise à jour : décembre 2016

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