Syrie - Q&R - Extrait du point de presse du 3 juillet 2017

Q - Comment espérez-vous que les membres de l’OIAC prennent leurs responsabilités et condamnent la violation d’utilisation des armes chimiques quand la Russie n’est en accord ni avec l’analyse de l ’OIAC ni avec celle de la France ?

R - La position de la France au sein de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) est très claire : l’emploi d’armes chimiques en Syrie par qui que ce soit est inacceptable. Les conclusions du rapport de l’OIAC sur l’attaque du 4 avril sont incontestables : c’est bien du sarin qui a été employé et qui a tué plus de 80 personnes.

Les conclusions de ce rapport sont fondées sur de nombreux échantillons biologiques et environnementaux, analysés par des laboratoires certifiés par l’OIAC. La rigueur des méthodes, l’indépendance de l’analyse et l’impartialité des membres de la mission d’établissement des faits ne peuvent souffrir aucune contestation.

192 Etats siègent à l’OIAC et 41 à son conseil exécutif. Avec nos partenaires, nous poussons les initiatives nécessaires pour que cette organisation condamne de la manière la plus ferme cette violation démontrée du régime de non-prolifération chimique.

La France avait elle-même présenté une évaluation nationale le 26 avril dans laquelle nous avions conclu, sans aucun doute possible, d’une part, à l’utilisation du sarin – cela vient d’être confirmé par la mission d’établissement des faits – et, d’autre part, à la responsabilité du régime. Ce dernier point relève désormais du travail du mécanisme d’enquête conjoint (JIM) et nous sommes confiants dans sa capacité à établir les responsabilités.

Comme l’a rappelé à plusieurs reprises M. Jean-Yves Le Drian, un des grands principes sur lesquels est fondée notre approche du dossier syrien est le caractère inacceptable de l’emploi d’armes chimiques.

Q - Ni la Résolution 2254 ni le communiqué de Genève ne définissent clairement le rôle du PYD/YPG vu qu’ils ne sont catégorisés ni comme partie du régime ni comme opposition. Est-ce que selon vous il faudrait élargir tout de suite le processus de négociations intra-syrien, surtout avant la reprise de Raqqa et dans le contexte d’affrontement potentiel entre Turcs et Kurdes ?

R - La résolution 2254 du conseil de sécurité des Nations unies et le communiqué de Genève définissent clairement les parties prenant part à la négociation : les représentants de l’opposition et le régime.

Le 30 juin, M. Jean-Yves Le Drian a rappelé au Monde « qu’une solution politique incluant toutes les composantes syriennes » fait partie des principes que la France promeut afin de relancer l’action politique et diplomatique en Syrie.

Nous réitérons notre plein soutien à la médiation conduite au nom des Nations Unies par M. Staffan de Mistura, laquelle doit permettre d’aboutir à cette solution.

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