Syrie - Q&R - Extrait du point de presse du 19 juillet 2017

Q - M. Le Drian a expliqué que le groupe de contact sur la Syrie proposé par la France aurait pour objectif de proposer des solutions aux belligérants syriens et de faire pression sur eux. Les représentants du P5 et les pays régionaux étaient censés effectuer ces pressions à Genève, en quoi cela marchera-t-il mieux aujourd’hui ?

Est-ce que ce groupe sera encore sous l’égide des Nations unies ? Quel sera le rôle de l’émissaire Staffan de Mistura ?

R - M. Jean-Yves Le Drian a rappelé qu’une solution politique en Syrie devait associer, « avec le soutien des Nations unies, les membres permanents du Conseil de sécurité et les pays de la région ».

Ces efforts s’inscrivent dans le cadre de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies, et nos propositions sont conçues en étroite coordination avec l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies et en appui de son action.

Q - La Russie estime que toutes les armes chimiques du gouvernement syrien ont été démantelées et sorties du pays suite à l’accord de 2013, et dément que le régime aurait utilisé des armes chimiques depuis. Cette position vous permet-elle d’avoir une coopération efficace avec Moscou ?

R - L’emploi d’armes chimiques constitue pour la France une ligne rouge. Le président de la République l’a exprimé clairement.

La Russie reconnait que de telles armes ont été employées en Syrie, notamment du gaz sarin lors de l’attaque du 4 avril 2017 à Khan Cheïkhoun. Nos désaccords portent sur la responsabilité de ces actes.

Nous souhaitons travailler avec la Russie sur ces questions dans le cadre des enceintes internationales appropriées, et en particulier à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Nous avons, la Russie, comme la France, le même intérêt à protéger le régime de non-prolifération chimique.

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