Syrie - Q&R - Extrait du point de presse du 16 mai 2017

Q - Le Département d’État a accusé le régime syrien d’avoir recours à un crématorium à Sednaya, dans le but de détruire les corps de milliers de prisonniers assassinés ces dernières années.

Quelle est la réaction de la France à ces accusations ?

R - La France prend connaissance avec inquiétude et horreur des informations américaines selon lesquelles le régime syrien aurait installé des crématoriums à Sednaya afin de faire disparaître les corps des prisonniers. Cette accusation est d’une extrême gravité. Le régime syrien a un lourd passif de terreur derrière lui. Les crimes qu’il a commis de façon systématique et à grande échelle sont documentés depuis le début du conflit par la commission d’enquête internationale, le dossier « César » et les organisations de la société civile, notamment par Amnesty International qui a consacré un rapport à ce sujet. La France note que c’est de cette même prison de Sednaya que le régime a sciemment libéré en 2011 ceux qui sont venus alimenter les groupes terroristes.

La France demande qu’une enquête internationale soit diligentée dans les meilleurs délais sur Sednaya. Elle appelle les soutiens du régime, en particulier la Russie, à utiliser ses leviers sur Damas pour que soit enfin autorisé l’accès de la Commission d’enquête internationale et que soit permis au comité international de la Croix-Rouge d’exercer son mandat de visiter les prisonniers de guerre et les internés civils en lui donnant accès aux prisons dans les plus brefs délais.

La France continuera de se mobiliser pour que justice soit faite et pour que les responsables de ces crimes ne restent pas impunis.

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