Syrie - Extrait du point de presse (22 juin 2017)

Q - Considérez vous que les pourparlers inter syriens a Genève restent le meilleur cadre pour trouver une solution politique ?

R - Dans l’entretien accordé ce matin à plusieurs quotidiens européens, le président de la République a affirmé sa conviction "qu’il faut une feuille de route diplomatique et politique" et qu’"on ne réglera pas la question uniquement avec un dispositif militaire".

Dans ce contexte, la France est convaincue que la mise en place d’une transition démocratique négociée est indispensable pour mettre un terme au conflit syrien, vaincre le terrorisme et assurer le retour volontaire et durable des réfugiés et des déplacés internes.

Les négociations inter-syriennes à Genève constituent le cadre pour aboutir à une solution politique conforme à la résolution 2254 du conseil de sécurité des Nations unies et au communiqué de Genève. Nous réitérons notre plein soutien à la médiation menée par l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, M. Staffan de Mistura.

Q - Le président et le ministre ont évoque une ligne rouge sur l’humanitaire en Syrie. Concrètement, qu’est-ce que ca veut dire ? que va-t-on faire pour faire respecter cette ligne rouge ? a-t-on posé des exigences et un calendrier aux Russes ?

R - Comme l’a rappelé M. Jean-Yves Le Drian à Moscou le 20 juin, nous souhaitons que la Russie "puisse concourir à un accès sûr et sans entrave de l’aide humanitaire partout où elle est nécessaire".

Pour la France, l’acheminement sans entrave et en toute sécurité de l’aide humanitaire à toutes les populations dans le besoin et sur l’ensemble du territoire syrien est une priorité. Dans ses discussions avec ses partenaires et au sein des instances des Nations unies, y compris au Conseil de sécurité, la France œuvre de manière constante pour parvenir à cet objectif.

Q - Le conseil civil de Raqqa se plaint que la préparation pour l’après état-islamique est insuffisante et que cela risque d’exacerber les tensions entre communauté. Il se plaint aussi que la coalition n’a en rien contribue financièrement pour préparer la reconstruction de la ville/region et pour aider les habitants déplacés. Vu votre rôle sur le terrain êtes-vous satisfait de ce qui se passe sur le volet non militaire a Raqqa ?

R - Comme la protection des populations civiles, l’assistance humanitaire est une nécessité prise en compte par les membres de la coalition internationale contre Daech.

La gouvernance des zones libérées de Daech est une priorité.

En concertation avec ses partenaires de la coalition internationale contre Daech, la France est engagée dans la libération des territoires tenus par l’organisation terroriste, notamment la ville de Raqqa. Elle travaille avec eux à préparer la phase de stabilisation qui suivra la libération de ces territoires, dans le respect des aspirations des populations locales et en lien avec elles, et en veillant à prendre en compte l’ensemble de leurs besoins.

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