Reprise des négociations entre l’opposition et le régime syrien à Genève (10 juillet 2017)

La France salue la reprise des négociations entre l’opposition et le régime syrien, menées sous l’égide des Nations unies à Genève.

Nous réitérons notre plein soutien à la médiation de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, Staffan de Mistura.

La France appelle les parties syriennes, à commencer par le régime, à s’engager de bonne foi dans les discussions afin que cette nouvelle session permette des avancées dans la voie d’une transition politique négociée dans le cadre du communiqué de Genève et de la résolution 2254 du conseil de sécurité. Seule une solution politique permettra de défaire durablement le terrorisme en Syrie, d’y ramener la paix et de faciliter le retour des réfugiés. Les quatre principaux sujets identifiés lors des précédentes sessions doivent être abordés dans le cadre d’un ordre du jour clairement établi : gouvernance, constitution, élections et lutte contre le terrorisme.

La France continuera d’apporter son appui à la délégation du Haut comité des négociations dans le cadre des négociations, comme l’a rappelé le président de la République à l’occasion de son entretien téléphonique avec son chef, M. Riyad Hijab, le 6 juillet.

Les négociations doivent aussi être l’occasion pour toutes les parties de s’engager concrètement à assurer la protection des civils et permettre l’acheminement sûr, complet, immédiat et sans entrave de l’aide humanitaire à toutes les populations dans le besoin sur l’ensemble du territoire syrien. La cessation des hostilités, ainsi que l’arrêt définitif de l’emploi d’armes chimiques et le démantèlement complet des stocks, sont également des priorités impératives pour faire cesser les souffrances des populations et permettre au dialogue d’avancer à Genève. L’accord de désescalade obtenu dans les régions de Deraa, Qouneitra et Soueida constitue à cet égard une avancée positive qui doit permettre une véritable cessation des violences et l’arrivée de l’aide humanitaire. Cette démarche doit s’étendre à l’ensemble du territoire syrien, notamment dans le cadre des réunions d’Astana.

La France est engagée en faveur de la résolution du conflit et de l’aide à la population syrienne. Face au défi humanitaire, nous avons mobilisé 243 millions d’euros sur la période 2011-2016, notamment en soutien aux pays voisins de la Syrie. Pour l’année 2017, près de 75 millions d’euros, dont 60 millions pour les seuls pays voisins, seront engagés conformément à nos engagements pris lors des conférences de Londres sur la réponse internationale aux conséquences de la crise syrienne (4 février 2016) et de Bruxelles pour l’avenir de la Syrie et de la région (5 avril 2017).

Q - La France attend-elle quelque chose des négociations intersyriennes qui reprennent aujourd’hui à Genève ou pense-t-elle qu’un nouveau format de discussions est nécessaire ?

R - Nous vous renvoyons à la déclaration que nous venons de faire.

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