Attaque chimique du 4 avril 2017 en Syrie : suivez les réactions françaises

Une nouvelle attaque chimique particulièrement grave a ciblé la province d’Idlib dans le nord-ouest de la Syrie le 4 avril 2017.

A la suite de ce massacre, une installation militaire du régime syrien utilisée pour des bombardements chimiques a été détruite dans la nuit du 7 avril par des frappes américaines.

Suite à ces frappes, le président de la République et la Chancelière allemande se sont entretenus au téléphone le 7 avril sur la situation en Syrie.

"A la suite du massacre chimique perpétré le 4 avril à Khan Cheikhoun dans le nord-ouest de la Syrie, une installation militaire du régime syrien utilisée pour des bombardements chimiques a été détruite cette nuit par des frappes américaines. Nous en avons été préalablement informés.

Assad porte l’entière responsabilité de ce développement. Son recours continu aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut en effet rester impuni. C’est ce que la France avait demandé à l’été 2013 au lendemain de l’attaque chimique de la Ghouta.

La France et l’Allemagne poursuivront donc leurs efforts avec leurs partenaires dans le cadre des Nations unies pour sanctionner de la manière la plus appropriée les actes criminels liés à l’utilisation des armes chimiques interdites par tous les traités.

Nous appelons la communauté internationale à se rassembler en faveur d’une transition politique en Syrie, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité et au communiqué de Genève."

Le président François Hollande a réuni dès vendredi 7 avril 2017 à 19h un Conseil de défense

Il visait à voir comment la France, avec ses partenaires, peut prolonger toutes les initiatives pour relancer le processus de transition politique en Syrie.

Jean-Marc Ayrault a également réagi vendredi 7 avril en marge d’un déplacement en Mauritanie.

Les frappes américaines en Syrie sont un "signal" qui doit conduire Russes et Iraniens à comprendre qu’ils ne peuvent plus soutenir le régime de Bachar al-Assad
Jean-Marc Ayrault, Agence Reuters, 7 avril 2017

Dès le 4 avril, le ministre Jean-Marc Ayrault avait condamné avec force cet acte ignoble.

L’utilisation d’armes chimiques constitue une violation inacceptable de la Convention sur l’Interdiction des Armes chimiques (CIAC) et un nouveau témoignage de la barbarie, dont le peuple syrien est victime depuis tant d’années.

Il avait également demandé en urgence une réunion du conseil de sécurité :

Face à des faits d’une telle gravité et qui portent atteinte à la sécurité internationale, j’en appelle à ce que chacun prenne ses responsabilités. Dans cet esprit, j’ai demandé la convocation d’une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité des Nations unies.

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