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Présentation du Sri Lanka

Présentation

Données générales

Nom officiel : République démocratique socialiste de Sri Lanka
Nature du régime : République présidentielle
Chef de l’Etat : Maithripala Sirisena (élu le 8 janvier 2015)

Données géographiques

Superficie : 65 607 km2
Capitale : Sri Jayewardenepura (Kotte), la capitale administrative, est située dans la banlieue de Colombo, la principale ville du pays et sa capitale économique
Villes principales : Colombo, Jaffna, Kandy, Anuradhapura, Trincomalee, Batticaloa, Matara.
Langue(s) officielle(s) : Cingalais et Tamoul (l’anglais est utilisé comme langue de communication)
Langue(s) courante(s) : idem
Monnaie : roupie sri lankaise (LKR) (1€ = 159,49 LKR en octobre 2015)
Fête nationale : 4 février (Fête de l’Indépendance, obtenue en 1948)

Données démographiques

Population : 21,44 millions d’habitants
Densité : 326 h/km²
Croissance démographique (2014) : 0,7%
Espérance de vie : 74 ans
Taux d’alphabétisation : 92,6% de la population
Religion(s) : bouddhisme (petit véhicule, 70,2%), hindouisme (12,6%), islam (9,7%), christianisme (7,4%)
Indice de développement humain (2015) : 0,750 ; 73ème sur 187

Données économiques

PIB (2014) : 78 Mds USD
PIB par habitant (2014) : 3460 USD
Taux de croissance (2015) : 4,8%
Taux de chômage (2015) : 4,7%
Taux d’inflation (2015) : 2%
Solde budgétaire (2015) : - 6,3% du PIB
Balance commerciale (2015) : - 1,7% du PIB
Principaux clients (2014) : Union européenne (31,4%), Etats-Unis (24,5%), Inde (5,6%)
Principaux fournisseurs (2014) : Inde (20,7%), Chine (18%), Emirats arabes Unis (9,5%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2014) :

  • agriculture : 9,9%
  • industrie : 33,8%
  • services : 56,8%

Exportations de la France vers Sri Lanka (2015) : 877 MEUR
Importations françaises depuis Sri Lanka (2015) : 297 MEUR

Sources : Banque mondiale, FMI, OMC, PNUD
Plus d’information sur : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/sri-lanka

Politique intérieure

D’après la Constitution de 1978, Sri Lanka est une démocratie dotée d’un parlement unicaméral de 225 membres élus à travers un scrutin proportionnel plurinominal tous les six ans. Les dernières élections présidentielles organisées le 8 janvier 2015 ont été remportées par Maithripala Sirisena.

Les tensions entre Cingalais et Tamouls, croissantes depuis les années 1960, ont dégénéré au début des années 1980 en un conflit armé opposant le gouvernement sri lankais aux Tigres de Libération de l’Eelam Tamoul (LTTE). Ce mouvement sécessionniste revendiquait les régions à majorité tamoule du Nord et de l’Est de l’île.

Le 18 mai 2009, l’armée annonçait sa victoire contre le mouvement terroriste des Tigres tamouls et la mort de son fondateur, Velupillai Prabhakaran, ainsi que des principaux cadres du mouvement. Les dernières semaines de guerre ont été marquées par une situation humanitaire très difficile.

Les conclusions du rapport du Haut-commissaire aux droits de l’Homme publié le 14 septembre 2015, font état d’exactions commises entre 2002 et 2011, qui pourraient constituer des « crimes contre l’humanité ». La résolution adoptée au Conseil des droits de l’Homme le 30 septembre, coparrainée par la France, recommande l’établissement rapide d’un mécanisme de justice transitionnelle crédible et indépendant, auquel serait associée la communauté internationale. Le gouvernement a commencé la mise en place de ce dispositif

Situation économique

Sri Lanka présente le plus haut niveau de développement humain d’Asie méridionale (0,750), le plaçant à la 73e place mondiale. La fin de la guerre civile a favorisé une croissance économique forte. Cinq années après la fin de la guerre civile, l’économie sri-lankaise est désormais marquée par un dynamisme de la croissance se rapprochant de son potentiel. Une révision des taux de croissance de ces quatre dernières années a été décidée à l’été 2015 suite à la modification, approuvée par le Cabinet des ministres, de l’année de référence pour le calcul de la croissance. Ainsi, en prenant 2010 et non plus 2002 comme année de base, la croissance de 2013 est passée de 7,2% à 3,4% et celle de 2014 a été abaissée de 7,4% à 4,5%. La croissance en 2015 a été de 4,8%. Une dégradation des comptes publics et des pressions croissantes sur la balance des paiements ont obligé les autorités à recourir à l’assistance financière des pays partenaires ainsi que du FMI en 2016.

La consommation privée est nourrie par des salaires en hausse et les envois de fonds des immigrés. L’investissement est soutenu par la création d’infrastructures, longtemps négligées durant la guerre civile, l’investissement des entreprises, la reconstruction des provinces du Nord et de l’Est, un secteur immobilier en développement. Avec près de 2 millions de visiteurs en 2015, le tourisme confirme son rôle d’activité moteur des services.

Les donateurs bilatéraux traditionnels du pays sont le Japon, la Banque Mondiale et la Banque Asiatique de Développement. De nouveaux bailleurs prennent depuis quelques années de l’importance, à l’instar de la Chine, de l’Inde, des Etats-Unis, de l’Australie et de la Corée du Sud. Très présents depuis la fin du conflit, les bailleurs réduisent cependant leur assistance.

Politique extérieure

La politique étrangère de Sri Lanka est fortement liée à l’évolution de sa situation politique intérieure, ainsi qu’à sa volonté de favoriser son développement économique.

L’Inde, principal partenaire économique de Sri Lanka, suit attentivement la situation des populations tamoules, comme l’y encourage la Chief-Minister du Tamil Nadu. Delhi soutient une décentralisation renforcée en faveur des provinces du Nord et de l’Est, comme le prévoyait l’accord signé en 1987 entre l’Inde et Sri Lanka. Les LTTE, responsables de l’assassinat de Rajiv Gandhi en mai 1991, figurent sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, des Etats-Unis, du Canada et de l’Inde.

La Chine, qui a soutenu l’armée sri lankaise pendant la guerre civile, est l’un des principaux bailleurs de Sri Lanka. Engagée dans le secteur des infrastructures, elle contribue au développement de plusieurs projets d’envergure à l’instar du port de Colombo.

Actif au sein des organisations régionales, Colombo est membre de l’Association des pays de l’Asie du Sud pour la Coopération Régionale (South Asia Association for Regional Cooperation, SAARC). Colombo appartient également au BIMST-EC, organisation fondée en 1997 avec l’Inde, le Bangladesh, la Birmanie et la Thaïlande, à laquelle le Népal et le Bhoutan ont adhéré en 2003.

Mise à jour : 17.05.16

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