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L’Union européenne et la Slovénie

Nombre de députés au Parlement européen : 7 / 732 (+ 1 en 2014)
Nombre de voix au Conseil de l’UE (pondération, Traité de Nice) : 4 / 345 soit 1,16%
Nombre de voix au Conseil de l’UE (critère démographique, Traité de Lisbonne) : 0,41% (-0,75%)
Commissaire européen : Violeta Bulc, en charge des Transports.

Depuis son accession à l’UE en 2004, la Slovénie s’est attachée à renforcer son ancrage européen et à soigner son image de « bon élève » de l’intégration européenne. Elle a assuré une présidence efficace du Conseil de l’UE au premier semestre 2008, centrée notamment autour de la ratification du traité de Lisbonne, le soutien à la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, la lutte contre les dérèglements climatiques, la promotion du dialogue interculturel et le rapprochement européen des Balkans occidentaux.

La Slovénie est favorable au renforcement de la gouvernance économique européenne. Elle a rappelé l’importance de la stabilité financière et fiscale dans l’Union et plaidé en faveur d’une plus grande convergence des politiques économiques et monétaires. A cet égard, la Slovénie a été l’un des premiers Etats à ratifier le pacte budgétaire européen (30 avril 2012). Elle figure également parmi les onze Etats-membres de l’UE favorables à l’introduction de la taxe européenne sur les transactions financières, à compter du 1er janvier 2016.

En raison notamment de l’importance de son territoire alpin, la Slovénie est fortement impliquée dans la stratégie macro-régionale alpine de l’Union européenne. Elle a accueilli la conférence de lancement de cette stratégie le 25 janvier 2016.

Cadre financier (2014-2020)

La Slovénie est bénéficiaire net du budget européen (à hauteur de 370 millions € par an). La position de la Slovénie s’est même légèrement améliorée par rapport au cadre financier précédent. Ljubljana devrait ainsi recevoir 5,3 milliards d’€ de fonds européens pour 2014-2020, dont 3 milliards au titre de la cohésion et 1,6 milliard au titre de la PAC. Les positions slovènes sont traditionnellement proches de la France dans ce domaine.

Elargissement / Balkans occidentaux

Premier État de l’ex-Yougoslavie à rejoindre l’Union européenne, la Slovénie a souhaité très tôt endosser le rôle de porte-voix des intérêts des pays des Balkans occidentaux au sein de l’Union européenne. Cet engagement en faveur du rapprochement vers l’UE s’est notamment illustré à travers la relance en 2010 par Ljubljana, du processus d’intégration régionale de Brdo, lancé en 2001, afin d’en faire une enceinte de dialogue de haut niveau sur trois thèmes : la résolution des différends régionaux, les opportunités de développement régional, le soutien à la poursuite de l’élargissement de l’UE. Cette relance a pris la forme d’un premier sommet informel des chefs d’Etat des 8 pays concernés, dont la première édition s’est tenue à Brdo, le 25 juillet 2013, en présence du président de la République.

JAI/Schengen

La Slovénie compte plus de 500 km de frontière Schengen (frontière terrestre avec la Croatie). Elle accorde une attention particulière aux questions liées à Schengen, et notamment l’approfondissement de sa gouvernance, grâce au renforcement des instruments existants. Sa situation géographique expose la Slovénie à l’accroissement des flux migratoires irréguliers. A la suite de la fermeture de la frontière serbo-hongroise, en octobre 2015, la Slovénie est devenue l’un des principaux pays de transit des migrants et réfugiés au sein de l’UE. Près de 600 000 personnes ont traversé le pays entre la mi-octobre 2015 et le printemps 2016. La Slovénie est à l’origine de la fermeture de la « route des Balkans », intervenue à l’issue du Sommet UE/Turquie du 7 mars 2016. Le Premier ministre Miro Cerar avait alors annoncé, à compter du 8 mars 2016, le retour à la stricte application du code frontière Schengen. Depuis cette date, la Slovénie n’autorise l’accès qu’aux personnes munies des documents et visas nécessaires, celles qui souhaitent demander l’asile dans le pays et celles qui ont un besoin urgent d’aide humanitaire. Par « effet domino », les restrictions mises en œuvre par la Slovénie ont été très rapidement répercutées par les pays situés en amont sur la route des Balkans.

La Slovénie soutient l’élargissement de l’espace Schengen dès lors que les candidats remplissent les conditions requises mais sans conditionnalités supplémentaires. Elle est favorable à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen.

Mise à jour : 26.09.16

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