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L’Union européenne et la Slovénie

Contribution au budget de l’UE 2010 : 386,6 millions €
Fonds européens perçus en 2010 : 755,7 millions €

Bénéficiaire net en 2010 : 424 millions €, soit 1.19 % du RNB (10ème bénéficiaire net en % du RNB), la Slovénie reçoit par ailleurs :

  • 475,8 millions € au titre de la politique de cohésion
  • 207 millions € au titre de la PAC

Nombre de députés au Parlement européen : 7 / 732 (+ 1 en 2014)
Nombre de voix au Conseil de l’UE (pondération, Traité de Nice) : 4 / 345 soit 1,16%
Nombre de voix au Conseil de l’UE (critère démographique, Traité de Lisbonne) : 0,41% (-0,75%)
Commissaire européen : Violeta Bulc, en charge des Transports.

Depuis son accession à l’UE en 2007, la Slovénie s’est attachée à renforcer son ancrage européen et soigner son image de « bon élève » de l’intégration européenne. Elle a assuré une présidence efficace du Conseil de l’UE au premier semestre 2008, centrée notamment autour de la ratification du traité de Lisbonne, le soutien à la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, la lutte contre les dérèglements climatiques, la promotion du dialogue interculturel et le rapprochement européen des Balkans occidentaux.

La Slovénie est favorable au renforcement de la gouvernance économique européenne. Elle a rappelé l’importance de la stabilité financière et fiscale dans l’Union et plaidé en faveur d’une plus grande convergence des politiques économiques et monétaires. A cet égard, la Slovénie a été l’un des premiers Etats à ratifier le pacte budgétaire européen (30 avril 2012). Elle figure également parmi les onze Etats-membres de l’UE favorables à l’introduction de la taxe européenne sur les transactions financières, à compter du 1er janvier 2016.

Les autorités slovènes se sont montrées sensibles aux positions françaises en faveur d’un soutien accru de l’Europe en faveur de la croissance et de l’emploi. Attachés à la mise en œuvre de la stratégie UE 2020, les Slovènes ont soutenu le Pacte pour la croissance.

Perspectives financières (2014-2020)

La Slovénie est plutôt satisfaite de l’issue des négociations sur les perspectives financières 2014-2020, au cours desquelles elle est parvenue à maintenir son statut de bénéficiaire net du budget européen (à hauteur de 370 millions € par an). La position de la Slovénie s’est même légèrement améliorée par rapport au cadre financier précédent. Ljubljana devrait ainsi recevoir 5,3 milliards d’€ de fonds européens pour 2014-2020, dont 3 milliards au titre de la cohésion et 1,6 milliard au titre de la PAC.

- Fonds de cohésion
La Slovénie considérait comme vital le maintien des financements de la cohésion à leur niveau de 2007-2013. Elle a obtenu 500 millions d’euros supplémentaires, en particulier a destination de la Slovénie orientale.

- Politique agricole commune/paiements directs/développement rural
Les positions slovènes sont traditionnellement proches des nôtres sur la PAC. La Slovénie souhaite par ailleurs que soient préservés les moyens financiers consacrés à la politique agricole commune.

Elargissement / Balkans occidentaux

Premier État de l’ex-Yougoslavie à rejoindre l’Union européenne, la Slovénie a prétendu très tôt endosser le rôle de porte-voix des intérêts des pays des Balkans occidentaux au sein de l’Union européenne. Cet engagement en faveur du rapprochement vers l’UE s’est notamment illustré à travers la relance en 2010 par Ljubljana, du processus d’intégration régionale de Brdo, lancé en 2001, afin d’en faire une enceinte de dialogue de haut niveau sur trois thèmes : résoudre les différends régionaux, saisir les opportunités de développement régional, soutenir la poursuite de l’élargissement de l’UE. Cette relance a pris la forme d’un premier sommet informel des chefs d’Etat des 8 pays concernés, dont la première édition s’est tenue à Brdo, le 25 juillet 2013, en présence du Président de la République.

JAI/Schengen

La Slovénie compte plus de 500 km de frontières extérieures avec des Etats non-membres de l’UE. Elle accorde une attention particulière aux questions liées à Schengen. Ljubljana est favorable à l’approfondissement de la gouvernance de l’espace, sur la base du renforcement des instruments existants. Située à la porte des Balkans, la Slovénie est confrontée à la problématique de l’accroissement des flux migratoires irréguliers. Elle a fait part de sa préoccupation face à la hausse du nombre de demandes d’asile déposées dans l’UE, intervenue notamment à la suite de la libéralisation du régime des visas dans les Balkans occidentaux.

La Slovénie soutient l’élargissement de l’espace Schengen dès lors que les candidats remplissent les conditions requises. Elle est opposée à l’introduction de conditionnalités supplémentaires et favorable à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans la zone Schengen.

Mise à jour : 27.10.14

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