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Présentation de la Sierra Leone

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Sierra Leone
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : Ernest Bai Koroma (Vice-Président Samuel Sam-Sumana)
Vice-Président : Victor Foh

Données géographiques

Superficie : 71 740 km²
Capitale : Freetown
Villes principales : Bo, Kenema, Makeni, Kambia, Port Loko
Langue (s) officielle (s) : Anglais
Langue (s) courante (s) : Krio, Mende, Temne
Monnaie : Leone
Fête nationale : 27 avril

Données démographiques

Population : 6,3 millions d’habitants
Densité : 76 hb/km²
Croissance démographique : 1,9%
Espérance de vie : 48 ans
Taux d’alphabétisation : 42%
Religion (s) : Islam (60 %), christianisme (10 %), religions traditionnelles (30%)
Indice de développement humain : 177 sur 187 pays (0,359)

Données économiques

PIB (2013) : 4,1 Md USD (BM)
PIB par habitant (2013) : 678 USD (BM)
Taux de croissance (2014) : 4,0 % (BM)
Taux d’inflation (2013) : 10,3 %
Balance commerciale (2012) : - 1100 M USD (OMC)

Principaux clients : Belgique, Roumanie, Pays-Bas
Principaux fournisseurs : Chine, Afrique du Sud, Etats-Unis, Royaume-Uni

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale) :

  • agriculture : 56,7 %
  • industrie : 8,3 %
  • services : 35 %

Exportations de la France vers la Sierra Leone (2013) : 30 M€ (DGT)
Importations françaises depuis la Sierra Leone (2013) : 17,1 M€ (DGT)

L’ambassade de France à Conakry est compétente pour la Sierra Leone.
Communauté française en Sierra Leone : 99 personnes (31 décembre 2013)

Histoire

La vie politique sierra-léonaise s’est, depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1961, caractérisée par une instabilité politique majeure. Ce n’est qu’à l’issue d’une guerre civile de onze années (1991-2002) que le pays a retrouvé la stabilité qui lui permet de se reconstruire et de s’inscrire durablement dans le développement.

Politique intérieure

Après plus de dix ans de guerre civile, les élections législatives et présidentielles de 2002 ont vu la victoire du Sierra Leone People’s Party (SLPP), formation de l’ex-Président Ahmad Tejan Kabbah. L’alternance politique a eu lieu en septembre 2007, avec l’élection comme Président de la République d’Ernest Bai Koroma, dirigeant de l’APC (All People Congress), réélu en 2012 après un premier mandat marqué par la stabilisation de la situation sécuritaire (apaisement des tensions entre les Mendés du Nord-Ouest acquis à l’APC et les Temnés du Sud-Est acquis au SLPP), des progrès significatifs en termes de gouvernance (réforme de la police, création d’une Commission anti-corruption et d’une Commission des droits de l’Homme) et une reprise de la croissance économique dopée par l’exploitation minière. La Sierra Leone devient un exemple de relèvement post-conflit et de consolidation de la paix mais reste un Etat fragile : absence de services publics, corruption, impunité, trafic de drogue, chômage des jeunes (43% de la population a moins de 14 ans et 65 % des jeunes sont désœuvrés).

En 2013, le Tribunal Spécial pour la Sierra Leone a confirmé en appel la peine prononcée contre l’ex-Président du Liberia, Charles Taylor, condamné en première instance, le 26 avril 2012, à 50 ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre perpétrés lors de la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002).

A l’approche de la fin de son second mandat, le président Koroma fait face à des critiques. En mars 2015, le vice-président Samuel Sam Sumana, en froid avec lui, a été évincé de l’APC et démis de ses fonctions sur décision présidentielle. M. Sumana a contesté cette éviction devant la Cour Suprême. Il a été remplacé par M. Victor Foh. Selon Amnesty International (mai 2015), la liberté d’expression et de réunion des opposants au régime sont restreintes dans le cadre de l’état d’urgence déclaré pour lutter contre Ebola.

Situation économique

Avec un PIB qui, en 2013, a atteint 4,1 milliards USD, 52,9 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Le budget sierra-léonais repose en partie sur l’aide des bailleurs internationaux.

La Sierra Léone dispose d’un fort potentiel agricole. L’agriculture reste le principal moyen de subsistance des habitants. Ce secteur représente 60% du PIB et 2/3 des emplois du pays. La production agricole est concentrée sur quelques produits de base : riz, cacao ou café. La pêche est d’un apport limité malgré des ressources halieutiques abondantes.

Le secteur industriel est limité aux seules industries de biens de consommation. L’accès à l’électricité est une problématique cruciale. En dépit de nouvelles capacités de génération, le réseau ne permet de couvrir que 50% de la demande de Freetown, estimée à 80MW. Le réseau routier est en cours de réhabilitation sur financement international (principalement UE). Il n’existe plus de chemin de fer, les deux lignes existantes ayant été démantelées dans les années 70. Dans le secteur tertiaire, la Sierra Leone connaît une expansion très rapide du marché de la téléphonie mobile. Le tourisme, florissant dans les années 1990, a été annihilé par la guerre. Le secteur bancaire se restaure après avoir été, lui aussi, anéanti.

La Sierra Leone dispose d’un important potentiel minier (diamant, rutile, or, bauxite, fer) dont l’exploitation soutient la hausse du PIB. Des concessions de minerai de fer et d’importants investissements réalisés par les groupes African Minerals ou London Mining expliquent cette croissance. Dans le domaine pétrolier, le Russe Lukoil, qui avait acquis un champ en eaux profondes en novembre 2012, a lancé les premiers forages en juin 2013. En octobre 2012, l’Américain Chevron et plusieurs « juniors » africaines ont également obtenu des licences d’exploration. Le pays s’efforce de s’acquitter de ses obligations en matière de transparence minière, avec la publication de rapports ITIE (initiative pour la transparence des industries extractives). Selon un rapport de 2012, le gouvernement sierra-léonais n’a perçu, sur la période 2008-2010, que 18,5 M$ de revenus des dix-neuf compagnies qui opèrent sur son territoire (contre 7,7 M$ en 2006 et 10,6 M$ en 2007). Avec une population de plus de 6 millions d’habitants, ces revenus équivalaient à 1$ par habitant et par an.

Une épidémie de fièvre hémorragique virale Ebola sévit dans le pays depuis le printemps 2014 (elle a affecté également la Guinée et le Libéria voisins). Au-delà de ses conséquences humaines et sanitaires (près de 4000 morts), cette crise a aussi d’importantes répercussions économiques et sociales. La Banque mondiale évalue la croissance à -2% en 2015. Le ralentissement de l’activité lié à l’épidémie a entraîné une chute brutale des revenus des ménages (-30%). Le déficit public s’est creusé de 128 millions de dollars (3% du PIB), alors que le budget est encore dépendant pour moitié de l’aide et de la coopération internationales.

Politique extérieure

La Sierra Leone est membre du Commonwealth. En mai 2000, suite à la prise en otage de centaines de casques bleus par le Revolutionary United Front (RUF), Londres a dépêché plusieurs centaines de membres des forces spéciales en Sierra Leone. Après cette intervention militaire, le Royaume-Uni est demeuré engagé auprès des troupes régulières sierra-léonaises. Un accord bilatéral assurait jusqu’en 2010 la professionnalisation des forces armées sierra-léonaises par un contingent de 100 militaires (la plus importante coopération militaire britannique dans le monde) au sein de l’International Military and Advisory Training Team (IMATT). Cette dernière a été transformée en International Security Advisory and Traing Team (ISATT) en mars 2013 afin de soutenir la formation de la police et des forces civiles de sécurité. Le Royaume-Uni, qui est le premier partenaire bilatéral du pays, axe désormais son soutien sur le volet civil et plus particulièrement sur ses aspects jeunesse, éducation et soutien au secteur de la justice grâce à un budget de 28 M£ pour les années à venir. Pour faire face à l’épidémie d’Ebola, le Royaume-Uni a annoncé près de 300 millions d’euros d’aide à la Sierra Leone et envoyé 750 militaires sur place en 2014.

La Sierra Leone est également membre, aux côtés du Libéria, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire, de l’Union du fleuve Mano (Mano river union, MRU) créée en 1973 pour promouvoir l’intégration économique. L’élection d’Alpha Condé à la présidence guinéenne a contribué à resserrer les liens entre ces deux pays, malgré un différend territorial au sujet de la colline du Yenga.

Mise à jour : 28.05.15

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