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Présentation

Données générales

Nom officiel : République des Seychelles
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat et du Gouvernement : James Alix Michel (depuis 2004, élu en 2006, puis réélu en 2011 et 2015)

Données géographiques

Superficie : 455 km2, mais 1,3 million de km2 de zone économique exclusive (ZEE)
Capitale : Victoria
Villes principales : Victoria
Langue (s) officielle (s) : créole seychellois, anglais et français
Langue (s) courante (s) : créole seychellois, anglais, français
Monnaie : roupie seychelloise (1 € = 13,12 SCR et 1 US $ = 12,07 SCR le 23 décembre 2015)
Fête nationale : 29 juin

Données démographiques

Population : 91 530 (Banque mondiale, 2014)
Densité : 201,2 habitants/km2 (Banque mondiale, en 2014)
Croissance démographique : + 1,8 % en 2014 (Banque mondiale)
Espérance moyenne de vie : 73,2 ans, en 2014 (PNUD, 2014)
Taux d’alphabétisation des adultes (en % des adultes de plus de 15 ans) : 91,8 % (PNUD, 2014)
Religion (s) : catholiques (90 %), anglicans (8 %),
Indice de développement humain : 71ème (rapport PNUD, 2013)

Données économiques
PIB (2014) : 1,406 Md USD (Banque mondiale)
PIB par habitant (2015) : 14 466 $ (FMI)
Taux de croissance (2015) : 4,3 % (estimation FMI)
Taux de chômage (2015) : 2,7 % (FMI)
Taux d’inflation (2015) : 4,4 % (estimation FMI)
Solde budgétaire(2013) : + 5 % du PIB
Balance courante (2014) : - 22 % PIB (Banque mondiale).

Principaux clients (2014) : France, Royaume-Uni, Italie.
Principaux fournisseurs (2014) : Emirats arabes unis, France, Espagne, Afrique du Sud.

Répartition du PIB par secteurs :
Primaire : 2,6 % en 2014 (agriculture, forêt et pêche)
Secondaire : 12,5 % en 2014 (construction, industries, fourniture d’eau, traitement des déchets…)
Tertiaire : 70,4 % en 2014 (tourisme, immobilier, commerce et finance et assurances)

Exportations de la France vers les Seychelles (chiffres douanes françaises 2014) : 45 M€
Importations françaises depuis les Seychelles (chiffres douanes françaises 2014) : 104 M€

Section consulaire : Victoria, île de Mahé
Communauté française aux Seychelles : 638 Français enregistrés sur les listes consulaires
Communauté seychelloise en France : environ 300

Politique intérieure

Après 27 ans de régime de parti unique d’inspiration marxiste, James Michel, devenu président en 2004 à la suite de la démission, pour raison de santé, du président René, est parvenu à conforter la transition en douceur des Seychelles vers une démocratie pluraliste et une économie libérale. Son élection en juillet 2006, avec 53,7 % des voix au premier tour, a confirmé la bipolarisation de la vie politique autour de deux partis : le SPPF (Seychelles People Progressive Front, devenu Parti Lepep en juin 2009) et le SNP (Seychelles National Party) parti d’opposition de Wavel Ramkalawan.

En mai 2011, James Michel a été réélu, lors d’élections jugées conformes aux standards démocratiques par les observateurs, avec 55,46 % des voix dès le premier tour.

Le SNP a alors opté pour une tactique d’obstruction du travail parlementaire. Pour sortir de cette impasse des législatives anticipées ont été organisées fin septembre 2011, que le SNP a boycottées. Le parti Lepep a emporté la quasi-totalité des sièges (89 %), ce qui réduit le débat parlementaire.

En décembre 2015, le président Michel s’est présenté pour un troisième et dernier mandat, autorisé par la constitution. Ces élections présidentielles anticipées ont été marquées par une très forte participation (90 % de l’électorat).
Pour la première fois depuis l’indépendance en 1976, le candidat du parti au pouvoir (47,76 %) a été contraint à un second tour contre l’opposant Wavel Ramkalawan (33,93 %). Arrivé troisième, Patrick Pillay (parti Lalyans seselwa) a fait chuter le Président au premier tour en obtenant 14,19 % des votes. Né au début de l’année 2015 d’une scission du parti Lepep, ce nouveau parti a mobilisé en dénonçant les pratiques clientélistes du parti au pouvoir.
Le 19 décembre 2015, la commission électorale des Seychelles déclarait une victoire très courte du président sortant, M. James Michel, avec 50,15 % des suffrages exprimés. Contestant le résultat de l’élection (193 voix d’écart sur 70 973 électeurs), l’opposant Wavel Ramkalawan a décidé de saisir la Cour suprême.

Situation économique

Les Seychelles figurent parmi les pays les plus prospères (plus de 15 000 $/hab). En 2015, la Banque mondiale a classé les Seychelles parmi les 83 « pays à revenus élevés ». Les Seychelles sont le deuxième pays d’Afrique subsaharienne à rejoindre ce groupe, après la Guinée équatoriale en 2007.

L’économie est tirée par une activité touristique en forte croissance (232 667 touristes en 2014, dont 15 % d’Allemands et 14 % de Français malgré le contexte international déprimé) et par la pêche (nouveau protocole de pêche avec l’Union européenne en mai 2013) et la transformation du thon. Le potentiel de l’économie bleue, sur l’immense zone maritime seychelloise invite à l’optimisme.
Les Seychelles poursuivent le programme de stabilisation financière lancé en 2008 (le FMI a octroyé en juin 2014 un nouveau prêt de 17,6 M$ sur 3 ans), avec des résultats satisfaisants : croissance de 3,5 % en 2015, inflation contenue, budget excédentaire, balance des paiements positive, réserves en devises reconstituées.

Dans le cadre de la normalisation des relations économiques extérieures conduite par James Michel, les Seychelles ont bénéficié, en 2009, d’une annulation, par le club de Paris, de 45% de sa dette extérieure, qui n’était plus soutenable (175 % du PIB avant traitement), entraînant notamment l’annulation, par la France, de 22 M€ de dette bilatérale. Le poids de la dette publique diminue sous l’effet des programmes de stabilisation et a été ramené à 64,5 % en 2015. L’objectif est de le ramener à 50% du PIB en 2018.

En avril 2015, les Seychelles sont devenues le 161ème membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Politique extérieure

L’irruption de la piraterie maritime d’origine somalienne dans la zone économique exclusive (ZEE) seychelloise en 2009, a menacé les deux principaux secteurs d’activité de l’archipel, le tourisme et la pêche, ainsi que plus généralement les approvisionnements de l’archipel (à 90% par voie maritime). Le soutien apporté par l’opération européenne « Atalante » (extension de son mandat) a été apprécié, et a renforcé les relations entre les Seychelles et Bruxelles. Victoria prend aujourd’hui toute sa part dans l’opération internationale en cours, non seulement en matière militaire, mais aussi judiciaire et carcérale, par un renforcement significatif de ses capacités : création d’une unité de garde-côtes, opérations de reprise de bateaux et de capture de pirates ; jugement de 63 pirates détenus ; hébergement de l’Unité anti-piraterie de la COI.

Avec la réduction de la menace liée à la piraterie, le développement durable, la promotion de l’économie bleue et la lutte contre le changement climatique sont revenus au premier rang des principales préoccupations des Seychelles, notamment dans l’océan Indien (cyclones, disparition des plages, mort du corail, diminution des ressources en eau, etc.).

Les Seychelles sont très actives au sein des groupements de pays insulaires (faibles émetteurs de gaz à effet de serre et particulièrement vulnérables au changement climatique) : l’alliance des petits États insulaires (AOSIS, dont elles prendront la présidence en 2017-2019) et le groupe des petits États insulaires en développement (PEID).

Les Seychelles mènent en outre une campagne active de promotion de leur candidature au poste de membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2017-2018.

Si les Seychelles maintiennent de bonnes relations avec leurs anciens partenaires socialistes, comme la Tanzanie, Cuba ou la Chine, l’Union européenne est aujourd’hui leur principal partenaire commercial et premier bailleur : 4,7 M€ au titre du 9ème FED (2000-2007), puis 16,5 M€ pour le 10ème FED (2008-2013), versés sous forme d’une aide budgétaire globale. La programmation du 11ème FED (2014-2020) prévoit 2,2 M€ pour la formation (capacity building) et près de 30 M€ (entre 5 et 6 M€/an) pour le programme d’assistance technique au secteur des pêches dans le cadre de l’accord de pêche entre l’UE et les Seychelles.

L’objectif du rétablissement des relations avec les institutions financières internationales a été atteint et les Seychelles travaillent maintenant à un rapprochement avec les puissances émergentes et/ou les puissances pétrolières. Les Emirats arabes unis ont offert 40M$ de subventions pour le domaine de l’énergie. L’Inde a réduit la dette bilatérale de 45 % et coopère dans divers domaines, dont la défense. L’aide de la Chine est importante et visible dans le domaine des infrastructures et des transports.

Les Seychelles sont un membre actif de la Commission de l’océan Indien (COI), du Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA) et de la Southern African Development Community (SADC, réintégrée en 2008) et de l’Indian Ocean Rim Association (IORA). Elles sont aussi membre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et du Commonwealth.

Les Seychelles sont membre de la Cour pénal internationale : le pays a procédé à la signature du Statut de Rome le 28 décembre 2000 et a déposé son instrument de ratification le 10 août 2010.

Mise à jour : 23.12.15


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