Relations avec l’Union européenne

Présentation

La Serbie, comme les autres pays des Balkans occidentaux, s’est vue reconnaître une « perspective européenne » lors des Sommets de Zagreb en 2000 (pendant la présidence française de l’Union) et de Salonique en 2003. Elle a obtenu le statut de pays candidat en mars 2012 et elle a conclu un accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’UE en septembre 2013, conformément à la méthodologie de l’élargissement.

L’ouverture des négociations d’adhésion a été décidée lors du Conseil européen des 19-20 décembre 2013. Une conférence intergouvernementale (CIG) s’est tenue le 21 janvier 2014 sur la base d’un cadre de négociation intégrant les éléments caractéristiques de la « nouvelle approche » de l’élargissement (ouverture dès le début des négociations des chapitres relatifs à l’Etat de droit : chapitre 23 sur le domaine judiciaire et les droits fondamentaux et chapitre 24 sur la justice, liberté et sécurité) et des éléments spécifiques visant à promouvoir la normalisation des relations avec le Kosovo (traitée notamment dans le chapitre 35, « questions diverses »). A ce jour, dix chapitres sur 35 ont été ouverts avec la Serbie, parmi lesquels deux ont provisoirement été clos.

La Serbie bénéficie du régime de libéralisation des visas de court séjour depuis 2009, comme l’ensemble des pays des Balkans occidentaux hormis le Kosovo. L’UE est le principal fournisseur d’aide à la Serbie à travers l’instrument de pré-adhésion (IPA) destiné aux pays candidats et candidats potentiels. La Serbie s’est ainsi vue allouer 1,5 milliard € pour la période 2014-2020. Ces fonds sont destinés à financer des programmes dans les domaines de la démocratie, de la gouvernance et de l’Etat de droit, du développement économique régional, de l’agriculture et du développement rural ou encore de l’emploi et des politiques sociales.

Dans le dernier « paquet élargissement » de la Commission européenne (novembre 2016), le rapport relatif à la Serbie est globalement positif. La Commission européenne recommande l’ouverture de nouveaux chapitres, mais souligne toutefois que des efforts importants doivent continuer d’être déployés par le gouvernement en matière d’Etat de droit Par ailleurs, la Commission invite la Serbie à approfondir son dialogue avec le Kosovo. En matière économique, la Commission estime que la Serbie a accompli des progrès satisfaisants vers la mise en place d’une économie de marché « viable » depuis le dernier rapport.

Parallèlement, la Serbie continue d’aligner sa réglementation avec celle de l’acquis européen, la prochaine étape étant l’alignement progressif dans le domaine de la PESC. Enfin, le rapport rappelle les efforts importants déployés par les autorités serbes dans le cadre de la crise des réfugiés (la frontière serbo-hongroise demeurait en 2016 le principal point de passage vers l’UE depuis les Balkans).

Mise à jour : 18.07.17

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