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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Sénégal
Nature du régime : République
Chef de l’Etat : Macky Sall, Président de la République (02/04/2012)

Données géographiques

Superficie : 196 722 km²
Capitale : Dakar
Villes principales : Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis, Touba
Langue(s) officielle(s) : Français
Langue(s) courante(s) : Wolof, Diola, Malinké, Pular, Sérère et Soninké
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 4 avril (indépendance)

Données démographiques

Population : 14,672 millions d’habitants (2014 Banque Mondiale)
Densité : 69,24 hab/km²
Croissance démographique : 2,3 en 2014 (PNUD)
Espérance de vie : 66,8 ans en 2015 (Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 52% en 2013
Religion(s) : Islam (94%), christianisme (4%), animisme (2%)
Indice de développement humain : 170ème sur 188 pays (PNUD, 2015)

Données économiques

PIB (2014) : 16 Mds $
PIB par habitant (2015) : 2425 $
Taux de croissance : 3,7% en 2012, 3,5% en 2013, 4,5% en 2014, 5,1% en 2015
Taux d’inflation : 0,1% en 2015 (Banque Mondiale)
Principaux clients (2014) : Mali (16%), UE (16%), Suisse (9%)(OMC)
Principaux fournisseurs (2015) : France (17,7), Nigéria (11,6%), Chine (8,2%) (DGT)

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB :

  • Primaire : 15%
  • Secondaire : 21%
  • Tertiaire : 64%

Exportations de la France vers le Sénégal : 767 M€ en 2015 (DGT)
Importations françaises depuis le Sénégal : 86 M€ en 2015 (DGT)

Indice de perception de la corruption : 10e sur 47 pays d’Afrique subsaharienne, 61e sur 168 pays en 2015 (Transparency International)
Classement « Doing Business 2015 » : 161e sur 189 pays.

Consulat général de France : Dakar

Agences consulaires : Kanel, Kaolack, Saint-Louis, Saly, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor
Communauté française au Sénégal : 20 252 inscrits en 2015 au Registre des Français à l’étranger
Communauté sénégalaise en France : 65875 422 (décembre 2015)

Politique intérieure

Le scrutin présidentiel de mars 2000 a permis au pays de connaître sa première alternance politique depuis l’indépendance (victoire d’Abdoulaye Wade face à Abdou Diouf, qui était en fonction depuis 1981). Le Sénégal est depuis resté un modèle de stabilité et de démocratie.

L’année 2012 a été marquée par les élections présidentielles et législatives qui se sont déroulées dans le calme et la transparence. Macky Sall a obtenu au second tour 65,80 % des suffrages exprimés contre 34,20% pour Abdoulaye Wade. Il est ainsi devenu le quatrième Président de la République du Sénégal. Le ralliement à Macky Sall des douze candidats de l’opposition en lice au premier tour sous la nouvelle coalition « Benno Bokk Yaakaar » a garanti à l’ancien Premier ministre de Wade une victoire sans appel. Cette élection a ainsi consacré le renforcement de la démocratie sénégalaise.

Quatre remaniements ministériels ont eu lieu depuis l’élection présidentielle et les élections municipales et départementales de juin 2014 ont été un désaveu pour le pouvoir ; les membres du gouvernement qui briguaient le suffrage ont été, dans leur grande majorité, battus.

Le président Macky Sall a réactivé la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), créée en 1981 et en sommeil depuis des années. Karim Wade, fils de l’ex président et ancien ministre, a été inculpé d’« enrichissement illicite » et condamné le 23 mars 2015 à six ans de prison ferme. Sa libération par décret de grâce présidentielle est intervenue le 24 juin 2016.

Classé dans la catégorie des pays les moins avancés (PMA) depuis 2001, le pays conserve une économie formelle fragile fondée en grande partie sur le tourisme, que la crise « Ebola » a mis à mal en 2015. Le pays est régulièrement confronté à des difficultés liées à la fluctuation des cours mondiaux et à des problèmes récurrents de fourniture d’électricité.

Sur le front de la paix et de la sécurité intérieure, le Président Sall s’est engagé à rompre avec les méthodes de son prédécesseur et s’est montré résolu à la recherche d’une solution définitive au conflit en Casamance. L’acte III de la décentralisation qui transforme les communautés rurales en communes et rationalise le découpage des collectivités locales crée une entité « Casamance » qui obtiendra plus de pouvoir et pourra élire un exécutif local. La crise en Casamance est la cause de tensions périodiques avec la Guinée-Bissao et la Gambie.

Par ailleurs, l’instabilité de la zone Sahel renforce la menace terroriste pour le Sénégal qui, conscient de ce risque, organise depuis 2014 un Forum international annuel sur la Paix et la Sécurité en Afrique..

Fin 2015, une trentaine d’imams et prêcheurs radicaux ont été arrêtés à travers tout le pays. L’ampleur de ce coup de filet dans les milieux islamistes est sans précédent dans ce pays à majorité musulmane, qui pratique un islam dit « confrérique », généralement modéré et tolérant.

Situation économique

Avec une population de 14,12 millions d’habitants et un PIB de 14,4 Mds $ en 2013, le Sénégal est la deuxième économie en Afrique de l’Ouest francophone derrière la Côte d’Ivoire. Toutefois, le pays enregistre de faibles performances en matière d’indicateurs de développement humain : il est 154ème sur 187 pays au classement PNUD et plus de la moitié de la population vit avec moins de 2 $ par jour. Les problèmes d’emploi, de coût de la vie, de qualité des services publics, de fourniture et de coût de l’électricité et plus récemment d’approvisionnement en eau restent les préoccupations premières des Sénégalais.

- Le secteur primaire (15% du PIB, 50% de la population active) demeure particulièrement exposé aux aléas climatiques et à la volatilité des cours mondiaux des matières premières. Les autorités souhaitent développer l’activité agricole le long du fleuve Sénégal qui abrite déjà la culture de la canne à sucre, en vue d’accroître la production de riz et d’intensifier les cultures maraichères destinées à la consommation nationale ou à l’exportation.

- Le secteur secondaire (21% du PIB) repose essentiellement sur les mines d’or, les phosphates, le ciment, l’agroalimentaire et le BTP.

- Les activités tertiaires (64% du PIB, service public inclus pour 20%), au sein desquelles les télécommunications occupent une place prépondérante, restent fortement dominées par le secteur informel. Le tourisme connaît un ralentissement récent mais pour y répondre les visas viennent d’être levés en avril 2015 . Par ailleurs, taxes élevées sur le transport aérien pour financer le nouvel aéroport international en construction, dégradation des infrastructures hôtelières, main d’œuvre insuffisamment formée, et récemment méfiance due à Ebola.

Le Sénégal souffre d’un climat des affaires parfois difficile. Le Sénégal se place à la 153ème sur 189 pays au classement Doing Business 2016 alors que la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne s’établit au 142ème rang. Les difficultés structurelles du secteur électrique et la longueur des procédures administratives nuisent à la croissance. Néanmoins, le classement 2015 du World Economic Forum estime que le Sénégal est le pays le plus compétitif en Afrique de l’Ouest (110ème sur 148 pays au niveau mondial).

Finances et endettement

La situation des comptes publics s’améliore. En 2015, la cible de déficit public de 4,8% a été tenue sans difficulté majeure. En 2016, la LFI prévoit un budget en hausse de 3,5% par rapport à la dernière LFI à près de 3000 Md FCFA, une hausse de 6,1% des recettes fiscales à 1700 Mds FCFA après +7,4% en 2015 et un déficit ramené à 4,2% du PIB. En ce qui concerne les dépenses, les projets du PSE absorberont 97% du budget d’investissement de 1 045 Mds FCFA.

L’endettement croit cependant rapidement et le Sénégal a recours de manière croissante à l’endettement non concessionnel.

Toutefois, le Sénégal reste classé par le FMI parmi les pays à risque peu élevé (vert).

Politique extérieure

Se positionner entre l’Afrique et l’Occident

Fort de ses engagements en matière de bonne gouvernance, le nouveau président a retrouvé la confiance des principaux partenaires et des bailleurs de fonds du Sénégal. Le Président Macky Sall a ainsi été reçu plusieurs fois à Paris et a accueilli à Dakar de nombreux chefs d’Etat, dont les Présidents français et américain.

Le Président du Sénégal était le Président de la Commission économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) jusqu’à fin mai 2016 et il est actuellement président du Comité d’orientation des chefs d’Etat et de Gouvernement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ce qui lui donne accès aux enceintes internationales de type G8 et G20, mais aussi auprès des « Brics ».

Le Sénégal a organisé, en novembre 2014, le XVe sommet de la Francophonie, qui marquait la fin du troisième et dernier mandat de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf en tant que secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Membre de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), le Sénégal a accueilli en 2008 son 11e sommet.

sécurité et de défense en Afrique. Une troisième édition est prévue en décembre 2016.

Le Sénégal, qui avait déjà été membre non-permanent du Conseil de Sécurité en 1968-1969 et en 1988-1989, l’est de nouveau de 2015 à 2017.

Pays pionnier en matière de justice internationale (premier Etat signataire du Statut de Rome instaurant la Cour pénale internationale en 1999), le Sénégal a accueilli le procès de l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré, condamné en mai 2016 à la prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité.

Le Sénégal a aussi été élu début novembre au Conseil exécutif de l’organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) pour un mandat de quatre ans (2015-2019).

Une politique régionale très active

Ardent défenseur de l’intégration africaine, le Sénégal voit la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine comme des leviers d’action importants sur son environnement et contribue activement aux différentes forces de maintien de la paix déployées par l’organisation régionale ou par les Nations unies (MONUSCO en République démocratique du Congo, ONUCI en Côte d’Ivoire, MINUSMA au Mali, ECOMIB en Guinée Bissao).

Lors de la crise au Burkina Faso, le président Macky Sall a été nommé chef du groupe de contact, représentant de la CEDEAO sur ce dossier, et s’est rendu à Ouagadougou en novembre 2014 et une deuxième fois en septembre 2015 à la suite de la tentative de coup d’Etat menée par le Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP).

Sur la crise au Mali, le Sénégal partage avec les autres Etats limitrophes la crainte d’une hausse de la menace terroriste. Depuis son arrivée au pouvoir, le Président Sall a soutenu la politique d’intervention multilatérale au Mali, et le Sénégal déploie, en 2016, 950 hommes au sein de la MINUSMA.
Les relations avec la Mauritanie, historiquement délicates, se sont améliorées depuis l’arrivée au pouvoir du Président Sall. La volonté de développer un partenariat économique épousant l’axe Rabat-Nouakchott-Dakar est encore en gestation. Le Président sénégalais, Macky Sall, et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, partagent l’idée de faire construire un pont à Rosso, à la frontière entre les deux pays, afin de faciliter le transit entre ces deux pays. L’interconnexion électrique, appuyée notamment par la France, sera un autre facteur de rapprochement.

Avec la Gambie, les relations sont tendues depuis l’éclatement de la rébellion en Casamance, et en particulier depuis l’exécution, en juillet 2012, de deux ressortissants sénégalais.

Enfin, le Sénégal se préoccupe de la crise politique qui perdure en Guinée Bissao, dont Dakar craint l’influence négative sur la sécurité régionale. Le Sénégal déploie 200 soldats (une compagnie de génie et un hôpital de campagne) dans le cadre de la force de stabilisation régionale, l’ECOMIB.

Phénomènes migratoires

Le Sénégal est un pays source d’émigration à destination de l’Europe, mais aussi un pays de transit. Le Sénégal qui enregistrait de nombreux départs clandestins par voie maritime, de ses côtes vers l’Europe, via les Canaries, est depuis 2006 engagé dans l’opération Frontex menée par l’UE. La 5è session du Comité mixte paritaire sur la gestion des flux migratoire entre le Sénégal et la France s’est tenue à Dakar les 6 et 7 avril 2016.

Suite au sommet de La Valette des 11 et 12 novembre 2015, et dans le cadre de la réflexion menée au Conseil européen sur les « paquets sur mesure », l’utilisation de leviers incitatifs, dans un cadre européen est apparu utile pour faciliter cette coopération, dans un contexte où les autorités sénégalaises ont marqué leur volonté d’assumer leurs responsabilités dans la gestion des migrations, y compris s’agissant des retours et des réadmissions.

Le Sénégal est éligible au fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, créé lors de ce sommet. Ce fonds est doté de 1,8 milliard d’euros de financement européens, dont un milliard consacré au Sahel et au lac Tchad.

Mise à jour : 04.07.16


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