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La France et le Sénégal

Brève

La France et le Sénégal lancent le premier dispositif conjoint de soutien à la coopération décentralisée franco-sénégalaise (22 mai 2015)

Ce dispositif de soutien conjoint prend la forme d’un appel à projets qui sera ouvert du 25 mai au 31 Juillet 2015, visant à cofinancer des projets de coopération décentralisée présentés conjointement par les collectivités territoriales sénégalaises et françaises.

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Présentation

Relations politiques et visites bilatérales

Les relations entre le Sénégal et la France sont étroites et multiformes et les rencontres entre les responsables politiques des deux pays fréquentes :

  • Le 24 juillet 2015 se tiendra à Matignon la premièrerencontre franco-sénégalaise au niveau des Premiers ministres.
  • Le Président Macky Sall a participé le 10 mai 2015 à l’inauguration du mémorial ACTES en Guadeloupe.
  • Le Président Macky Sall et le Ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye ont participé au Forum franco-africain pour une croissance partagée le 6 février 2015.
  • Le Président Macky Sall et le Ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye ont participé le 11 janvier à la marche républicaine organisée suite aux attentats parisiens. - Le Président de la République, le Ministre des Affaires étrangères ainsi que les Secrétaires d’Etat au développement et à la Francophonie et aux Anciens Combattants ont participé au Sommet de la Francophonie les 29 et 30 novembre 2014.
  • La secrétaire d’état au développement et à la Francophonie, Mme Annick Girardin a rencontréles autorités sénégalaises au Sénégal du 10 au 13 septembre 2014.
  • Le Président Macky Sall a participé aux commémorations du débarquement de Provence le 15 août 2014.
  • Le Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a été reçu par le Président Macky Sall les 10 et 12 mai 2014.
  • Le Ministre des Affaires Etrangères Sénégalais, Mankeur Ndiaye, a rencontré la Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie le 18 avril 2014.
  • Le Président Macky Sall et plusieurs Ministres (Economie et Finances, Budget, Agriculture, Infrastructures, Eau et assainissement, Education, Santé, Solidarité) ont participé à la réunion du Groupe Consultatif des bailleurs du Sénégal les 24 et 25 février 2014 à Paris.
  • Le Président Macky Sall et le Ministre des Affaires Etrangères, M. Mankeur Ndiaye ont participé au sommet de l’Elysée les 6 et 7 décembre 2013.

Les relations économiques

La France demeure le premier partenaire économique du Sénégal, que ce soit sur le terrain commercial ou sur celui de l’investissement.

Les positions commerciales françaises

La France a, en 2013, nettement moins exporté vers le Sénégal – un de ces principaux partenaires en Afrique - : 706 MEUR contre 828 MEUR en 2012 soit une baisse de 15%. Ce repli est entièrement lié à une chute des exportations de carburants : 59 MEUR en 2013 – plus bas niveau depuis 2005 – contre 204 MEUR en 2012 soit une baisse de 71%. Hors produits pétroliers, nos exportations progressent de 3,8% en 2013 et s’établissent à 646 MEUR, confirmant la bonne implantation des marques françaises au Sénégal. Nos ventes à destination du Sénégal restent fortement concentrées sur quatre produits : les céréales (13,6% des exportations en 2013), les produits pharmaceutiques (9,7%), les carburants (8,4%) et le tabac (5,5%).

En raison d’une production domestique limitée au Sénégal, les importations françaises en provenance de ce pays demeurent modestes, comprises entre 70 MEUR et 100 MEUR depuis plus de dix ans (90 MEUR en 2013 en hausse de 29% par rapport à l’année dernière). Elles se composent très majoritairement de produits des filières agricoles et de la pêche. Au final, l’excédent commercial en faveur de la France s’établit à 616 MEUR en 2013. Malgré une contraction par rapport à 2012 (758 MEUR), il s’agit toujours de loin de notre plus fort excédent en Afrique de l’Ouest. Sur le premier semestre 2014, les exportations françaises à destination du Sénégal ont progressé de 7% (à 367 MEUR) et les importations françaises ont reculé de 7% (à 45 MEUR). L’excédent commercial en faveur de la France atteint donc 322 MEUR au cours du premier semestre 2014 contre 295 MEUR lors des six premiers mois 2013.

Malgré une progression de nos ventes au Sénégal en valeur absolue, la France voit sa part de marché régulièrement reculer depuis une dizaine d’années. L’analyse des parts de marché est rendu particulièrement complexe par la différence entre les données directes du pays et les données miroirs fondées sur les déclarations des pays partenaires. Selon les données directes, la France demeure le premier fournisseur du Sénégal malgré un effritement de sa part de marché - 28% en 2001 contre 18% en 2013 – devant le Nigéria (11,6% en 2013) et la Chine (8,1%). Selon les données miroirs, 2013 marque le point de croisement entre notre courbe de part de marché (12,9% en 2013) et celle de la Chine (13,6%) qui deviendrait pour la première fois le premier fournisseur du Sénégal.

L’investissement français au Sénégal

Malgré ses difficultés à renouer avec une dynamique de croissance soutenue ces dernières années, le Sénégal a su maintenir une certaine attractivité auprès des investisseurs étrangers. Selon la CNUCED, le stock d’IDE au Sénégal est passé de 242 MUSD en 2002 à 2 346 MUSD en 2012, soit une multiplication par dix en une décennie. La crise n’a pas rompu cette dynamique : les flux d’IDE entrants se sont élevés à 94 MUSD par an en moyenne sur la période 2002-2006 contre 326 MUSD sur la période 2007-2012 (338 MUSD en 2013). Signe de l’ouverture de l’économie sénégalaise, le ratio stock d’IDE sur PIB atteint près de 20% en 2012.

Avec un stock d’IDE de 727 MEUR en 2012, la France demeure le premier investisseur au Sénégal avec 40% des investissements étrangers. Nos entreprises - filiales d’entreprises françaises (environ une centaine) et entités de droit sénégalais détenues par des ressortissants français - représentent près du quart du PIB et des recettes fiscales au Sénégal et emploient près de 15 000 personnes dans le pays. Cette prédominance française devrait se stabiliser voire se renforcer dans les prochaines années avec l’entrée en production de la mine de zircon, détenue à 50% par le groupe Eramet. Outre Eramet, d’autres investissements sont également attendus : arrivée d’ATOS (informatique) développement de la compagnie fruitière (GDS).

On notera entre autres la présence d’Orange, actionnaire à 42 % de l’opérateur téléphonique et Internet Sonatel (première entreprise du Sénégal, 1ère capitalisation à la BRVM et premier contributeur fiscal), du cimentier Vicat, d’Eiffage (première concessions autoroutière du pays), du groupe Castel (boissons et raffinage d’huile végétale en partenariat avec Sofiproteol), de Total (40% des stations), de Casino, de Sanofi, des banques BICIS (groupe BNP Paribas) et SGBS (Société Générale), d’AXA et de la société de courtage Gras Savoye, de Canal+, d’Accor, d’Air France, Corsair, de Bolloré, de Necotrans et Delmas (CMA-CGM).

En 2015, le groupe Avril/COPEOL souhaite se positionner sur la filière arachide et le projet de train à grande vitesse devrait être confié à des entreprises françaises selon le souhait du président sall.

Le 26 juin dernier, une table ronde de 15 investisseurs français au service du Plan Sénégal émergent a été organisée à Dakar autour du Président Macky Sall.

La coopération

Contexte

La priorité accordée au pays pauvres prioritaires s’est traduite par l’augmentation des crédits de coopération sur le programme 209 (+14% en 2014) ainsi que la reconstitution depuis 2013 d’une enveloppe de projets FSP, conformément aux priorités définies par le CICID (juillet 2013). Les secteurs d’intervention sont l’appui à la société civile, le soutien à la modernisation de la justice, l’appui à la gouvernance financière et aux politiques de décentralisation ainsi que la lutte contre le terrorisme.

Dans le cadre de l’adaptation de notre réseau, un travail de redéfinition du format en ressources humaines est en cours. L’assistance technique, particulièrement importante au Sénégal avec 47 experts techniques internationaux bilatéraux et multilatéraux, est concernée en priorité. Préalablement à ce chantier débuté en 2014, le département soutient depuis 2013 un plan de retrait de notre assistance technique dite de « substitution » (professeurs dans les écoles franco-sénégalaises), avec l’appui de crédits de restructuration.

L’Institut français de Sénégal, redevenu un établissement à autonomie financière en 2014 suite au non rattachement du réseau à l’EPIC Institut français, est le premier établissement de la zone Afrique et océan indien en terme de budget et de nombre de recrutés locaux. Pour le poste, il représente un instrument d’influence remarquable qui permet de mobiliser des ressources (autofinancement de 60%) et d’assurer les missions confiées en matière de coopération culturelle et de promotion du français.

Cadre de la coopération

Le Sénégal est l’un des seize pays pauvre prioritaire (PPP) pour l’attribution de l’aide publique au développement française (CICID de juillet 2013). Le dernier document cadre de partenariat, signé pour la période 2013-2017, fixe les priorités de notre coopération civile bilatérale. Il s’inscrit, en terme sectoriels et géographiques, dans le cadre de la Stratégie de développement économique et sociale du Sénégal (SNDES) qui couvre la même période.

Ce DCP identifie trois secteurs prioritaires d’intervention :

  • le développement durable (agriculture, environnement, eau et assainissement) ;
  • la gouvernance démocratique (Etat de droit, décentralisation, défense, lutte contre les trafics, société civile) ;
  • le développement humain (éducation et santé).

L’enveloppe financière totale est comprise entre 396 et 479 M€ sur 4 ans. A partir de 2017, il est prévu que la stratégie française soit mise en œuvre dans le cadre d’une programmation conjointe européenne entre la Commission et les Etats-membres.

Le dispositif

Le réseau français au Sénégal se compose :

  • du service de coopération de l’Ambassade (huit expatriés dont trois VI) ;
  • de l’Institut français du Sénégal qui comprend le site de Dakar et une antenne à Saint-Louis (12 expatriés dont deux VI) ;
  • des deux Alliances françaises à Ziguinchor et Kaolack (deux expatriés) ;
  • d’un réseau de 12 établissements scolaires à programmes français (6500 élèves inscrits en 2013).

Dakar est l’un des postes qui a expérimenté de 2011 à 2014 le rattachement de l’Institut Français du Sénégal (IFS) à l’EPIC Institut français. Suite à la décision de non rattachement, l’Institut français a retrouvé son statut d’établissement à autonomie financière le 1er janvier 2014 ce qui permet de dresser quelques constats après les premiers mois d’exercice. L’établissement intervient principalement dans les secteurs de l’appui à la francophonie, de la promotion culturelle, de l’appui aux secteurs universitaire et scientifique. Avec l’apport d’une dotation d’un montant total de 711 979 €, il dispose d’un budget prévisionnel de 3,2 M€ en 2014. Le taux d’autofinancement attendu (60%) illustre une ambitieuse politique de développement de recettes propres, essentiellement portée par les cours de langues ainsi que les recettes liées à la procédure CEF des espaces campus France. Par ailleurs, le poste s’appuie sur 47 experts techniques internationaux (45 expatriés et deux VIA) dont 14 sont détachés auprès d’institutions multilatérales.

La programmation 2014

La programmation 2014 a été dominée par les manifestations qui ont eu lieu pour les commémorations du centenaire de la Première guerre mondiale mais surtout par l’organisation du Sommet de la Francophonie les 29 et 30 novembre 2014. L’enveloppe de coopération bilatérale gérée par le SCAC-EAF fusionné s’est élevée à 2 167 874 € en 2014 répartie entre un montant de 1 791 033€ sur le programme 185 et de 376 841 € sur le programme 209. A travers ces programmes, le poste a appuyé :

  • l’ensemble des secteurs culture, éducation, universitaire et francophonie au regard des enjeux de bonne gouvernance et de formation (sur le P 185) ;
  • la gouvernance territoriale, la société civile, la justice et les finances publiques (sur le P 209).

Sur l’ensemble des programmes, le poste consacre environ 30 % de son enveloppe aux bourses, répondant ainsi à la priorité portée sur l’attractivité.

Par ailleurs, quatre FSP pays sont mis en œuvre par le poste pour un montant total de 3 100 000€. En 2014, le FSP « appui à la gouvernance démocratique des institutions publiques nationales et locales du Sénégal » a été adopté, renforçant l’appui de la France au secteur de la gouvernance, conformément aux demandes des autorités sénégalaises.

Depuis le second semestre 2013, le projet FSP « Modernisation de la justice du Sénégal porte sur 3 axes prioritaires : l’extension du dispositif des Maisons de justice (ouest et nord du pays) destiné à favoriser l’accès à la justice , la réforme pénitentiaire et la formation des magistrats , dans le cadre de l’Ecole de Formation Judiciaire et, notamment, la formation spécialisée de magistrats sur la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, en lien avec les services de sécurité intérieure. Ces projets répondent à des priorités politiques, et font notamment écho à l’inclusion du Sénégal dans la Stratégie Sahel française. Le Sénégal a également été bénéficiaire du FSP Mobilisateur « Appui à la lutte contre les trafics de cocaïne en Afrique de l’ouest - ALCAO » (1,6 million d’euros - début : octobre 2012 - fin : décembre 2014 - 7 pays associés : Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Mauritanie, Sénégal, Togo).

Enfin, s’agissant de la dimension patrimoniale et financière des trafics et, dans la continuité du séminaire sur « la saisie, l’identification et la gestion des avoirs criminels », organisé par le Magistrat de liaison à Dakar en novembre 2012, GOUV et la DCSD ont organisé à Dakar, en septembre 2013, un séminaire régional incluant les pays bénéficiaires du FSP « Justice et sécurité en zone sahélo saharienne- JUSSEC (Mali, Niger et Mauritanie) et le FSP ALCAO. Ce séminaire a favorisé, au plan national et régional, l’adoption de « bonnes pratiques opérationnelles » par les magistrats, les policiers, les gendarmes ainsi que les douaniers afin d’impulser une coopération entre les acteurs de terrain en matière de saisie, de gestion et de confiscation des biens ou avoirs criminels.

Le poste est également destinataire d’un montant de 1 642 443€ de crédits centraux en provenance des directions sectorielles de la DGM. Ces crédits servent notamment à appuyer la restructuration de notre expertise technique dans le secteur de l’éducation, soutenir la CONFEJES et financer le programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (PAISD). Outre ces moyens directement gérés par l’Ambassade, la France s’appuie sur son opérateur en matière de développement, l’AFD (78,5 M€ décaissés en 2013 dont 11,5 M€ sous forme de dons), et travaille en coordination avec les bailleurs internationaux, notamment européens par lesquels transitent l’essentiel de l’aide multilatérale française (347 M€ pour le 11ème FED entre 2014 et 2020).

La Coopération française en chiffres

  • Près de 100 partenariats actifs entre collectivités locales françaises et sénégalaises ;
  • Depuis 1996, quatre enveloppes budgétaires du Fonds Social Développement (FSD) ont été mises en place au Sénégal, pour un montant total de 5,5 M€ (3,6 milliards de FCFA). Elles ont permis le financement de 135 projets pour un montant moyen de 40 218 €, et l’appui de 112 acteurs (Associations, ONG et Collectivités locales) ;
  • Le Programme d’Appui aux Initiatives de Solidarité pour le Développement a été lancé en juillet 2009 pour un montant de 9 millions d’euros (6 milliards de FCFA) pour la période 2009-2012. Environ 25 000 ressortissants sénégalais établis en France, à titre individuel ou constitués en association ont été impliqués dans le projet. 131 infrastructures ont été réalisées avec une participation financière des ressortissants à hauteur de 30 %.
  • Au 1er janvier 2015, 29 experts techniques bilatéraux travaillent au Sénégal, dont 2 volontaires internationaux (en récent audit de l’IG préconise cependant de revoir ces effectifs à la baisse).
  • 150 bourses (étudiants et doctorants sénégalais) en moyenne sont accordées par an sur une enveloppe de 700 000 € (460 millions de FCFA).

Mise à jour : 05.07.15

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