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Présentation

Données générales

Nom officiel : Etat indépendant des Samoa
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle, le monarque est élu pour une durée de cinq ans.
Chef de l’Etat : Sa majesté Tuiatua Tupua Tamasese Efi.

Superficie : 2 831 km2.
Zone économique exclusive : 131 812 km2.
Capitale : Apia (île d’Upolu, 36 735 habitants en 2011).
Iles principales : Upolu et Savai’i.
Langue (s) officielle (s) : samoan, anglais.
Langue (s) courante (s) : anglais.
Monnaie : Tala (1 tala = 0,349 euros au 23 mars 2016).
Fête nationale : 1er juin (Fête de l’indépendance).

Données démographiques

Population : 191 800 (2014, Banque mondiale).
Densité : 68 habitants/km².
Croissance démographique : 1 % (2014).
Espérance de vie : hommes (70 ans) et femmes (76,4 ans).
Taux d’alphabétisation : 99,5 %.
Religion (s) : églises protestantes 70 %, catholique 20 %, autres confessions 10 %.

Données économiques

Monnaie : Tala.
PIB : 800 M USD (2014).
PIB/hab : 4308 USD (2014).
Taux de croissance : 1,6% (2015).
Balance courante : -48,8 M USD (2015).
Taux d’inflation : 2,1% (2015).
Principaux clients : Australie, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis (Samoa américaines).
Principaux fournisseurs : Nouvelle-Zélande, Australie, Etats-Unis (Samoa américaines).

Politique intérieure

Les Samoa disposent d’une stabilité politique rare dans le Pacifique. L’Etat indépendant de Samoa est une monarchie constitutionnelle élective. Le monarque Tuiatua Tupua Tamasese Efi a été réélu par le Parlement samoan en juillet 2012 pour un mandat de 5 ans.

Le système législatif est composé d’une chambre unique, le Fono, qui comprend 49 membres (+1 en 2016) élus pour cinq ans. Quarante-sept membres du Fono sont élus par l’ensemble de la population et deux de ces députés sont élus par les minorités non-samoanes vivant à Samoa. Seuls les chefs (matai) peuvent se présenter aux élections, soit environ 25 000 personnes. Les dernières élections législatives ont eu lieu le 4 mars 2016. Les prochaines auront lieu en mars 2021.

Les partis les plus importants des Samoa sont : le Parti pour la protection des droits de l’homme (HRPP), le Parti samoan démocratique uni (SDUP), le Parti samoan chrétien (TCP) et le Parti politique progressif samoan (SPPP).

Le gouvernement est dirigé par Tuila’epa Sa’ilele Malielegaoi, Premier ministre issu des rangs du parti majoritaire, le « Parti pour la Protection des Droits de l’Homme » (Human Rights Protection Party - HRPP), réélu en mars dernier. A cette occasion, il a annoncé qu’il se fixait deux priorités : la poursuite du développement économique de Samoa et la mise en œuvre de projets permettant à Samoa de s’adapter au changement climatique.

Le Premier ministre, en exercice depuis 1998, est assisté d’un Cabinet composé de treize ministres issus des rangs de la majorité parlementaire et nommés par le chef de l’Etat sur proposition du Premier ministre. Le Premier ministre est également nommé par le monarque. Celui-ci choisit systématiquement le leader du parti ayant remporté les élections législatives. Les décisions du cabinet peuvent être modifiées par le Conseil exécutif qui rassemble les membres du cabinet et le chef de l’Etat.

Le 16e Parlement compte, pour la première fois, 10% de femmes (soit 5 parlementaires), comme l’exige désormais la constitution. Parmi elles figure la Vice-Premier ministre, également ministre des ressources naturelles et de l’environnement, Mme Fiame Naomi Mataafa. Le parlement compte en 2016 cinquante membres afin de respecter cette exigence.

Situation économique

L’économie samoane repose sur deux piliers : l’agriculture (34% du PIB, 2/3 de l’emploi) dont la production (poisson, coprah, huile de coco, taro, jus de noni, banane, café, cacao) contribue pour 90% aux exportations nationales, et le tourisme (25% du PIB). Les principaux clients des Samoa sont la Nouvelle-Zélande, les Samoa américaines et l’Australie.

Samoa dépend également de l’aide étrangère (128 MUSD en 2014, dont 93 MUSD au titre de l’aide publique au développement, soit Australie 40%, Nouvelle-Zélande 25% et Etats-Unis 25%) et des revenus de transfert des expatriés (montant égal à 20% du PIB) installés en Nouvelle-Zélande, en Australie et aux Etats-Unis.

L’économie a été frappée par deux catastrophes naturelles majeures : un tsunami en septembre 2009 qui a causé des dégâts importants dans le sud de l’île d’Upolu et le cyclone Evan de 2012, qui a frappé la capitale Apia. Les destructions, qui ont touché les plans clé de l’économie samoane, ont induit une moindre croissance du PIB. Les coûts de reconstruction du pays, estimés à 40% du PIB, ont été partiellement couverts par l’aide internationale (sous la forme de dons et de prêts), en particulier de la Nouvelle-Zélande et du FMI.

L’économie de Samoa est en bonne voie de redressement, soutenue par l’effort de reconstruction dans un contexte de baisse des prix du pétrole. La croissance du PIB réel (+2,9% en 2014/2015) a permis d’engager un processus de consolidation budgétaire qui doit permettre de réduire le déficit budgétaire (-5,7% en 2013/2014). Dopées par le tourisme, les perspectives de croissance à moyen terme sont bonnes (+2%). Le gouvernement prévoit de ramener le déficit à 0,5% en 2018 et la dette à 50% du PIB en 2020.

Politique extérieure

La Nouvelle-Zélande, ancienne puissance coloniale, joue un rôle prépondérant dans les relations extérieures des Samoa. Le Premier ministre néo-zélandais s’est rendu à Samoa en juillet 2015, avec une délégation nombreuse (ministres des Sports, de l’Immigration, du Pacifique, des Affaires intérieures), dans le cadre d’un match entre les All Blacks et les Manu Samoa, l’équipe nationale de rugby de Samoa. Une convention fiscale entre les deux pays a été signée à cette occasion. Par ailleurs, la Nouvelle-Zélande a apporté un financement substantiel à l’aménagement du front de mer d’Apia, décidé en 2014 à l’occasion du centenaire des relations entre les deux îles. Elle apporte également un financement important au système éducatif samoan. 4. Les Samoans peuvent également se rendre en Nouvelle-Zélande dans le cadre des accords de travail saisonnier. Un programme similaire existe avec l’Australie. Quelques 140 000 Samoans résident en Nouvelle-Zélande alors que le pays compte un peu moins de 190 000 habitants.

Samoa ne dispose pas de forces armées. Via des accords de défense, la sécurité dans la zone est assurée par la Nouvelle-Zélande et l’Australie. La police samoane, qui compte 500 agents, dispose néanmoins d’un bâtiment de patrouille maritime pour assurer la surveillance des pêches et lutter contre les trafics.

Les Samoans américains et les Samoans de l’Etat indépendant des Samoa entretiennent une relation privilégiée. Des liens historiques et culturels forts lient en effet les deux communautés. Les transferts de fonds des Samoans américains jouent un rôle important au sein de l’économie samoane et de nombreux Samoans travaillent pour l’industrie de la conserverie aux Samoa américaines.

Samoa est membre de la plupart des grandes organisations internationales. Le pays est également un membre actif du Forum des Iles du Pacifique (FIP), de la Communauté du Pacifique (CPS) et du Programme régional océanien de l’environnement (PROE) dont le siège est à Apia. Des bureaux régionaux de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) y sont également présents. Les Samoa sont membres du Commonwealth et, depuis 2012, de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Samoa est en libre échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande dans le cadre de l’Accord de coopération économique et commerciale régional du Pacifique Sud (« South Pacific Regional Trade and Economic Coopération Agreement » - SPARTECA) et avec ses voisins membres du Forum des Iles du Pacifique (« Pacific Island Countries Trade Agreement » - PICTA). Samoa a également rejoint les négociations de l’accord PACER + (Accord du Pacifique pour des relations économiques rapprochées) : Apia a accueilli une session de négociation en juillet 2015 ; l’accord, dont les négociations ont commencé en 2009, pourrait être signé en 2016.

Membre actif du groupe des AOSIS (Alliance des petits Etats insulaires), , Samoa a, notamment, organisé à Apia en 2011, en lien avec le PROE, un sommet sur le développement durable et l’économie verte afin de fédérer les positions des petits Etats insulaires du Pacifique sud en amont de la conférence Rio + 20. Apia a également accueilli la troisième Conférence internationale des Nations Unies sur les Petits Etats insulaires en développement (PEID) du 1er au 4 septembre 2014. L’AOSIS a joué un rôle majeur dans la préparation de l’Accord de Paris issu de la COP21, soutenant notamment la limitation de la hausse des températures à 1,5°C.

L’archipel, organisateur en 2007 des Jeux du Pacifique, a impulsé la création du Groupe des leaders polynésiens (GLP) composé de Niué, de Tonga, des îles Cook, de Tuvalu, de Tokelau, des Samoa américaines et de la Polynésie française. Lancé en novembre 2011 à Apia, le GLP se veut comme le pendant polynésien du Groupe Fer de Lance Mélanésien (GFLM). Ce groupe a joué un rôle d’influence sur les questions climatiques avec la déclaration de Taputapuatea issue du 5e Sommet du GLP à Tahiti en juillet 2015.

Les Samoa ont, par ailleurs, participé à la Mission d’assistance régionale aux Iles Salomon (RAMSI – Regional Assistance Mission to the Solomon Islands) et ont également soutenu les opérations de maintien de la paix au Timor Leste, au Liberia et au Soudan du Sud par l’envoi de contingents policiers. Fin 2015, 10 policiers samoans étaient déployés dans des opérations de maintien de la paix (OMP).

En décembre 2011, le gouvernement des Samoa a décidé de déplacer la ligne de changement de date afin que le pays se trouve à l’ouest de la ligne et partage la même journée que ses principaux partenaires économiques – l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les pays asiatiques.

L’UE et les Samoa

Les accords de Cotonou de juin 2000 permettent aux Samoa de bénéficier de l’aide de l’Union européenne. L’enveloppe de programmation de l’Union européenne au titre du 11ème FED (2014-2020) en faveur des Samoa s’élève à 20 M euros, consacrés essentiellement à l’assainissement de l’eau. Samoa participe, avec les autres membres du Forum des Iles du Pacifique, aux négociations avec l’UE en vue de conclure un Accord de partenariat économique global (APE).

Les Nations Unies et les Samoa

Samoa est membre des Nations Unies depuis 1976.

Mise à jour : 11.07.16


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