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Présentation

Données générales

Nom officiel : République dominicaine
Type de régime : République de type présidentiel

Données géographiques

Superficie : 48 320 km²
Capitale : Saint-Domingue (agglomération de 3,5 millions d’habitants)
Villes principales : Santiago de los Caballeros, La Romana, San Pedro de Macoris, Puerto Plata.
Langue officielle : espagnol
Monnaie : peso dominicain (DOP)
Taux de change : 1 DOP = 0,02 € (août 2016)
Fête nationale : 27 février (1844, indépendance et proclamation de la République à la fin de l’occupation haïtienne)

Données démographiques

Population : 10,5 millions d’habitants (2015, Banque mondiale)
Densité : 217 hab/km²
Croissance démographique : 1,2 % (2015, PNUD)
Espérance de vie : 73,5 ans (2014, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 91 % (2013, Banque mondiale)
La pauvreté touche entre 6 % (Pnud, 2015) et 41 % de la population (CEPAL, 2013)
Religion : catholique à 95 %
Indice de développement humain : 0,72 - 101e sur 187 pays (2014, PNUD)

La population est le résultat d’un métissage de peuples principalement en provenance d’Afrique et d’Europe. La population est jeune : l’âge moyen est de 22 ans et près de la moitié des habitants ont entre 15 et 44 ans. La diaspora dominicaine est estimée à plus de 2 millions de personnes, installées aux États-Unis principalement.

Données économiques

PIB : 67,1 Mds US$ (2015, Banque mondiale)
PIB par habitant : 6 375 US$ (2015, Banque mondiale)
Taux de croissance : 6,95 % (2015, Banque mondiale)
Taux de chômage : 6 % (2015, FMI)
Taux d’inflation : 0,84 % (2015, Banque mondiale)
Dette publique : 35,5 % (2014, FMI)
Déficit public : 0,07 % du PIB (2015, FMI)
Balance commerciale : -7,9 Md USD (2014, Banque mondiale)
Investissements étrangers (flux) : 2,276 Mds US$ (2014, gouvernement dominicain)
Principaux clients : États-Unis (49 %), Haïti (14 %), Canada (9 %), Union européenne (7 %), Suisse (2,5 %).
Principaux fournisseurs : États-Unis (41 %), Chine (12 %), Mexique (6 %), Vénézuéla (5 %), Trinité-et-Tobago (5 %)

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB : (2015, Banque mondiale)

  • Agriculture : 6,57 %
  • Industrie : 26,24 % -Services : 67,19 %

Exportations françaises (2015, douanes françaises) : 135,4 M€ (+32 % par rapport à 2014), dont deux tiers de produits intermédiaires et de biens d’équipement.

Importations françaises (2015, douanes françaises) : 153,2 M€ (+28% par rapport à 2014), dont plus de deux tiers de produits agricoles et agro-alimentaires : fruits tropicaux, légumes, sucre.

Site de la Direction du Trésor

Communauté française en République dominicaine : 4 106 personnes inscrites au registre des Français établis hors de France (2015) -doublement en dix ans- et probablement autant de non-inscrits.

Français de passage : 230 000 touristes (2015, gouvernement dominicain).

Communauté dominicaine en France : 4 600 Dominicains vivent en France, dont un millier de personnes sur le territoire métropolitain. Toutefois, la population réelle pourrait être plus élevée dans les collectivités françaises d’Amérique (notamment à Saint-Martin et en Guyane)

Politique intérieure

Danilo Medina a été réélu le 15 mai 2016 président de la République dominicaine. Issu du Parti de la Libération Dominicaine (PLD, centre), il a obtenu 61,7 % des voix face à Luis Abinader (Parti Révolutionnaire Moderne, PRM, social-démocrate) qui a rassemblé 35 % des suffrages. Les six autres candidats ont recueilli à peine plus de 3 % des voix. Le PLD a remporté 121 des 190 sièges de députés, 28 des 32 sièges au Sénat et 108 mairies sur 158. Le Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD, centre-gauche), jusqu’alors première force d’opposition et qui a décidé de s’allier avec le PLD, est marginalisé, autour de 5 %, soit au même niveau que le Parti Réformiste Social-Chrétien (PRSC, conservateur).

Le PRM remporte la mairie du Grand Saint-Domingue ainsi que deux grandes villes (San Francisco de Macoris et La Vega) et devient le principal parti d’opposition deux ans après sa création, résultat d’une scission du PRD.

L’administration Medina devrait continuer de se consacrer aux grands dossiers de politique économique et sociale. Il s’est particulièrement engagé dans le renforcement du secteur éducatif auquel il consacre 4 % du PIB, dans la lutte contre l’analphabétisme, ainsi que dans le soutien aux agriculteurs.

Situation économique

Longtemps centrée sur les exportations agricoles, l’économie dominicaine s’est réorientée vers les zones franches et le tourisme. Avec 5,1 millions de touristes en 2014, la République dominicaine est la première destination touristique des Caraïbes. Ce secteur emploie 300 000 personnes et représente 6,1 % du PIB (ce chiffre atteindrait 12 % du PIB si on lui associait les parts d’activités significatives que le tourisme génère dans les secteurs du transport, de la construction et du commerce).

L’île bénéficie d’importants transferts de fonds (« remesas ») de la diaspora (2 millions de Dominicains vivent à l’étranger dont 1,3 million aux États-Unis) qui représentent environ 3 Mds US$, soit près de 7 % du PIB.

En dépit d’une forte croissance, l’économie dominicaine demeure fortement dépendante, notamment des États-Unis, qui absorbent la majeure partie de ses exportations, fournissent la moitié des entrées touristiques ainsi que l’essentiel des transferts de fonds des migrants. Dans un contexte de crise internationale, elle s’était brutalement ralentie à l’été 2008. L’environnement des affaires est en voie d’amélioration et le secteur bancaire, qui s’était réformé après la crise de 2003, jouit aujourd’hui de bons niveaux de liquidité et de rentabilité. La République dominicaine favorise l’ouverture extérieure de son économie grâce, notamment, à l’entrée en vigueur en 2007 de l’accord de libre-échange DR-CAFTA (Dominican Republic–Central American Free Trade Agreement) avec les États-Unis. Membre du CARIFORUM, la République dominicaine est par ailleurs partie à l’accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne et cette organisation, signé le 15 octobre 2008.

Le pays est bénéficiaire du Fonds européen de développement pour un montant de 72 M€ dans le cadre du 11ème FED (2014-2020).

Politique extérieure

Les priorités de la politique extérieure dominicaine sont centrées sur la scène régionale, notamment le Système d’intégration centraméricain (SICA). La République dominicaine est membre de l’Association des États de la Caraïbe. Si les États-Unis demeurent un partenaire de premier plan, le pays a également étendu son réseau diplomatique en ouvrant des représentations en Inde, en Egypte, au Qatar, en Russie ou encore en Afrique du Sud. La République dominicaine fait partie, depuis 1957, des pays qui entretiennent des relations diplomatiques avec Taïwan. Elle est enfin pays observateur de l’Organisation intergouvernementale de la francophonie.

Si la République dominicaine avait mobilisé ses forces pour venir en aide à Haïti après le séisme de janvier 2010, les relations entre les deux pays sont rendues complexes par le poids de l’histoire (Haïti a occupé la République dominicaine jusqu’en 1844, le dictateur Trujillo avait ordonné le massacre de plusieurs milliers de travailleurs haïtiens en 1937) et par la présence de plusieurs centaines de milliers de ressortissants haïtiens en situation irrégulière dans la partie orientale de l’île d’Hispaniola.

Par une décision du 26 septembre 2013, la Cour constitutionnelle dominicaine a retiré la nationalité dominicaine aux enfants nés de parents étrangers en situation de « transit » sur le sol de la République dominicaine au moment de leur naissance, avec effet rétroactif jusqu’en 1929 – c’est-à-dire, pour l’essentiel, des personnes d’origine ou d’ascendance haïtienne. Près de 250 000 individus ne parlant pas le créole et n’ayant souvent plus d’attaches avec Haïti sont concernés. Plusieurs États ou organisations internationales ont fait part de leur préoccupation (OEA, CIDH, États-Unis, Union européenne) ; d’autres ont réagi avec vigueur (Jamaïque, Trinité-et-Tobago et CARICOM, avec laquelle les négociations d’adhésion sont désormais suspendues). Un plan de régularisation et une loi de naturalisation ont été adoptés par le gouvernement pour tenter de résoudre la situation des personnes affectées par la décision du Tribunal.

Mise à jour : 19.08.16


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