République démocratique du Congo - Q&R - Extrait du point de presse (21 juin 2017)

Q - Pouvez-vous confirmer que le groupe Europe au conseil des droits de l’homme retire sa proposition de mission d’enquête indépendante et se range derrière la proposition du groupe Afrique dont le principe est de laisser au gouvernement congolais la direction des enquêtes sur les massacres dont il est lui-même en partie accusé ? Qu’est-ce qui a amené à cette décision ?

Que répondez-vous à un officiel onusien qui dit que l’annonce d’une enquête indépendante aurait pourtant pu à elle seule mettre un terme aux massacres ? Est-ce que cela signifie que vous remettez en cause les affirmations du haut commissariat quand il pointe la responsabilité des autorités dans certains des massacres en cours au Kasaï, l’insuffisance des enquêtes congolaises, les obstructions aux enquêtes onusiennes ?

Comment réagissez-vous aux enquêtes publiées par RFI qui montrent que certains des officiers de l’armée congolaise déployés dans le Grand Kasaï sont déjà accusés de massacres dans l’est du Congo ? (l’un d’eux est d’ailleurs sous sanctions de l’Union Européenne, un autre était dans la collimateur de la justice militaire congolaise dans le cadre d’une enquête qui avait déjà reçu l’appui technique de l’ONU).

R - Comme nous l’avons indiqué hier, la France est préoccupée par les graves violations des droits de l’Homme perpétrées dans les Kasaï depuis l’été 2016. Il est impératif que toute la lumière soit faite sur ces exactions.

Dans ce contexte, nous estimons nécessaire la mise en place d’une enquête par le conseil des droits de l’Homme des Nations unies, en coopération avec les autorités congolaises.

Avec ses partenaires européens, la France travaille à Genève pour atteindre cet objectif et permettre l’envoi d’une équipe d’experts internationaux.

Informations complémentaires

PLAN DU SITE