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République démocratique du Congo - Extrait du point de presse (2 février 2017)

Q - Que pensez-vous du retard dans la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre en République démocratique du Congo ?

R - La France est préoccupée par les retards pris dans la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre. Dans sa déclaration du 1er janvier, M. Jean-Marc Ayrault avait appelé les parties à respecter leur parole. C’est le message qu’il a passé à tous les acteurs congolais qu’il a rencontrés.

La France souligne l’urgence de la nomination du Premier ministre issu du rassemblement de l’opposition qui doit diriger le gouvernement de la transition. Elle appelle à la mise en œuvre des mesures de confiance et de détente, notamment la libération des prisonniers politiques, la fin du harcèlement judiciaire des opposants et la liberté des médias. La France réitère son plein soutien à l’action de la conférence épiscopale nationale du Congo.

Aucun prétexte de nature politique ou sécuritaire ne saurait justifier une remise en question de ce processus. Il en va de la stabilité de la RDC et de la légitimité des institutions.

La France s’inquiète également de la multiplication des foyers de violence sur le territoire de la RDC et rappelle les termes de la déclaration du conseil de sécurité des Nations unies le 24 février, adoptée à son initiative.

La responsabilité individuelle de ceux qui seraient responsables de graves violations des droits de l’Homme ou qui feraient obstacle à une sortie de crise pacifique et consensuelle pourra être engagée.

La situation en RDC fera l’objet de discussions entre ministres européens des affaires étrangères le 6 mars à Bruxelles.

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