Présentation

Relations politiques

La France est le seul pays européen à avoir une ambassade à Bangui (où l’UE dispose aussi d’une Délégation). Forte de sa relation ancienne et dense avec la RCA, elle continue de soutenir et d’accompagner ses autorités élues dans leurs efforts pour stabiliser et développer durablement le pays. Au niveau multilatéral, la France a apporté son plein appui à l’action de la CEEAC et de l’UA et agit dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations Unies. Au sein de l’UE, la France a été à l’origine, en juillet 2014, avec l’Allemagne, les Pays-Bas et la Commission européenne, de la création du premier fonds européen multibailleurs pour l’urgence et le développement, le fonds « Bêkou », qui a rapidement permis l’adoption et la mise en œuvre de projets dans les secteurs de la santé, de la sécurité alimentaire, des infrastructures urbaines et de la relance économique et sociale. Il est aujourd’hui alimenté à hauteur de 116M€.

Enfin, la France soutient la RCA auprès des institutions financières internationales (obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2009 et d’une facilité élargie de crédit du FMI, Commission de consolidation de la paix etc.).

Visites

La fréquence des visites bilatérales reflète l’intensité des relations entre la France et la RCA : le Président de la République François Hollande s’est rendu à Bangui le 10 décembre 2013, le 28 février 2014 et le 13 mai 2016. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius s’y est rendu le 13 octobre 2013 et le 23 janvier 2014, à l’occasion de la cérémonie d’investiture de Mme Samba Panza. Son successeur, Jean-Marc Ayrault, a représenté le Président de la République à celle de Faustin Archange Touadéra, le 30 mars 2016. Il était accompagné du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui avait effectué 5 déplacements en RCA en 2014 et s’y est à nouveau rendu le 31 octobre 2016. Les Secrétaires d’Etat au développement et à la Francophonie, Annick Girardin, André Vallini et Jean-Marie Le Guen se sont rendus à Bangui les 30 et 31 octobre 2015, du 28 au 30 juin 2016 et du 16 au 14 décembre 2016. Le président Touadéra s’est rendu dans notre pays les 19 et 20 avril 2016 pour une visite de travail, puis à nouveau le 20 mars 2017.

Relations économiques

Les relations commerciales entre la France et la RCA ont souffert de la crise. Les échanges commerciaux restent modestes et les entreprises françaises peu nombreuses, mais la France reste le premier investisseur en RCA. En dépit de la crise ; Air France, Bolloré (logistique et transport fluvial), Castel (boissons et sucre), Total (stockage et distribution des produits pétroliers) ont maintenu leurs implantations.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La France a octroyé plus de 76 M€ d’aide civile à la RCA en 2014-16, qui s’ajoutent aux dépenses d’ordre militaire (Sangaris et appuis bilatéraux aux opérations de l’UE, EUFOR, EUMAM, EUTM, ainsi que de l’UA – MISCA – puis de l’ONU – MINUSCA). Au-delà de l’aide humanitaire et de l’appui électoral, un accent particulier a été mis sur la gouvernance démocratique à travers le renforcement des capacités de l’Etat dans des secteurs-clés (sécurité, économie, finances, justice, administration du territoire). Lors des la conférence des donateurs, le 17 novembre 2016 à Bruxelles, la France a annoncé 85M€ d’aide sur 3 ans, dont 15M€ pour le fonds « Bêkou », confortant son statut de 1er bailleur bilatéral. Elle a indiqué orienter son aide notamment vers un appui à la gouvernance, la lutte contre les vulnérabilités économiques, la production de services aux populations, dont l’éducation et la santé, ainsi qu’aux capacités de coordination et de mise en œuvre de l’aide par l’Etat centrafricain. Plus de 38M€ ont d’ores et déjà été engagés en 2017.

Autre type de coopération

En vue de protéger les populations civiles face au cycle de très graves violences, la France a déployé à partir du 5 décembre 2013 l’opération Sangaris, en appui à la force africaine MISCA. Répondant à une demande des autorités centrafricaines de transition, l’intervention française (qui a compté jusqu’à 2 000 hommes) s’est effectuée dans le cadre du mandat conféré par la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Quatre soldats français ont trouvé la mort dans le cadre des opérations. Sangaris a officiellement pris fin le 31 octobre 2016, mais des soldats français participent à l’opération européenne EUTM et sont présents au sein de la MINUSCA.

Mise à jour : 15.09.17

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