Présentation

Relations politiques

La France est le seul pays européen à avoir une ambassade à Bangui (où l’Union européenne dispose aussi d’une délégation). Forte de sa relation ancienne et dense avec la RCA, elle continue de soutenir et d’accompagner la RCA et ses autorités élues dans leurs efforts pour stabiliser et développer durablement le pays.

Au niveau multilatéral, la France a apporté son plein appui à l’action de la CEEAC et de l’UA et agit dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a adopté dix résolutions concernant la République centrafricaine (2121, 2127, 2134, 2149, 2181, 2196, 2217, 2262, 2281 et 2301). Au sein de l’UE, la France a été à l’origine, en juillet 2014, avec l’Allemagne, les Pays-Bas et la Commission européenne, de la création du premier fonds européen multibailleurs pour l’urgence et le développement, le fonds « Bêkou » (« espoir » en langue sango), qui a fait la preuve de sa capacité à répondre de façon efficace et rapide aux besoins. Ce fonds a rapidement permis l’adoption et la mise en œuvre de premiers projets dans les secteurs de la santé, de la sécurité alimentaire, des infrastructures urbaines et de la relance économique et sociale. Il est aujourd’hui alimenté à hauteur de 136 M€.
Enfin, la France soutient la RCA auprès des institutions financières internationales (obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE en 2009 et d’une facilité élargie de crédit du FMI, Commission de consolidation de la paix etc.).

Aide publique au développement

A titre bilatéral, la France a octroyé plus de 76,9M€ d’aide civile à la RCA depuis janvier 2014, qui s’ajoutent aux dépenses d’ordre militaire (Sangaris et appuis bilatéraux aux opérations de l’UE, EUFOR et EUMAM, ainsi que de l’UA – MISCA – puis de l’ONU – MINUSCA). Depuis janvier 2014 la France a ainsi apporté plus de 21M€ d’aide humanitaire, plus de 3,9 M€ d’appui au processus électoral (dont 3,1M€ via le fonds commun des Nations Unies pour les élections), plus de 27M€ d’appui à la sortie de crise (aides budgétaires, appuis à la RSS, au DDRR, réconciliation, justice, notamment) et plus de 24M€ d’aide fournie par l’Agence française de développement, dont 15M€ de contributions au fonds européen « Bêkou ». Un accent particulier a été mis sur les aspects de gouvernance démocratique à travers le renforcement des capacités de l’Etat centrafricain dans des secteurs-clés (sécurité, coordination interministérielle, administration territoriale, économie, finances, justice, administration du territoire, notamment).

Lors des la conférence des donateurs, le 17 novembre dernier à Bruxelles, l’annonce de la France a été de 85 M€ sur 3 ans, dont 15 M€ pour le fonds « Bêkou ». Cette annonce conforte son statut de 1er bailleur bilatéral. La France orientera son aide notamment vers un appui à la gouvernance, la lutte contre les vulnérabilités, et un soutien ciblé à la production de services aux populations, dont l’éducation et la santé. Elle contribuera également aux efforts de renforcement des capacités de coordination et de mise en œuvre de l’aide par le gouvernement centrafricain

Coopération de sécurité et de défense

En vue de protéger les populations civiles face au cycle de très graves violences, la France a déployé à partir du 5 décembre 2013 l’opération Sangaris, en appui à la force africaine MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Répondant à une demande des autorités centrafricaines de transition, l’intervention française (qui a compté jusqu’à 2 000 hommes au plus fort de l’opération) s’est effectuée dans le cadre du mandat conféré par la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Quatre soldats français ont trouvé la mort dans le cadre des opérations.
Sangaris a officiellement pris fin le 31 octobre 2016, mais des soldats français participent à l’opération européenne EUTM et sont présents au sein de la MINUSCA.

Visites

La fréquence des visites bilatérales reflète l’intensité des relations entre la France et la RCA :

Le Président de la République s’est rendu à Bangui le 10 décembre 2013, au lendemain du lancement de l’opération Sangaris, puis le 28 février 2014. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères y était allé le 13 octobre avec Mme Kristalina Georgieva, Commissaire européenne à l’aide humanitaire ; il y est revenu le 23 janvier 2014, à l’occasion de la cérémonie d’investiture de Mme Samba Panza. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a effectué cinq déplacements en RCA en 2014 (13 décembre, 2 janvier, 12 février, 18 mai, 7 juillet). Mme Annick Girardin, Secrétaire d’Etat au développement et à la Francophonie s’est rendue à Bangui les 30 et 31 octobre 2015.

En 2016, le ministre des affaires étrangères et du développement international, Jean-Marc Ayrault, a représenté le Président de la République à la cérémonie de prestation de serment de Faustin Archange Touadéra en qualité de président de la République centrafricaine, le 30 mars. Il était accompagné du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian. Le président Touadéra, qui était venu en visite privée en France du 8 au 15 mars, avant son investiture, s’est à son tour rendu dans notre pays les 19 et 20 avril pour une visite de travail.
André Vallini, Secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la Francophonie, s’est rendu à Bangui du 28 au 30 juin ; outre les contacts bilatéraux qu’il a pu avoir, avec le président Touadéra notamment, M. Vallini a pris part à des réunions internationales préparatoires à la conférence de bailleurs prévue à l’automne, à Bruxelles, y compris un « atelier Bêkou » consacré aux perspectives du fonds multi-bailleurs porté par l’UE. Son successeur, Jean-Marie Le Guen, s’est à son tour rendu en RCA en décembre 2016, lors de son premier déplacement sur le continent africain.

Relations économiques

Les relations commerciales entre la France et la RCA ont souffert de la crise.

Les échanges commerciaux (50 MUSD) sont peu importants et les entreprises françaises peu nombreuses, mais la France reste le premier investisseur en RCA. En dépit de la crise Air France, Bolloré (logistique et transport fluvial), Castel (boissons et sucre), Total (stockage et distribution des produits pétroliers) ont maintenu leurs implantations en RCA. Les pillages consécutifs à la prise de Bangui par les rebelles le 24 mars 2013 ont cependant fortement perturbé l’activité des entreprises françaises, qui essaient depuis lors de retrouver un fonctionnement normal.

Mise à jour : 08.02.17

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