République centrafricaine

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Introduction

La République centrafricaine a traversé à partir de décembre 2012 une crise politique et humanitaire majeure. La prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka, le 24 mars 2013, et l’émergence, en réaction, du mouvement anti-balaka ont entraîné une grave dégradation des conditions sécuritaires et humanitaires et une désorganisation profonde de l’économie nationale (agriculture vivrière, bois, or, diamant…).

Les interventions à partir de décembre 2013 de la force de l’Union africaine (MISCA), relayée à partir de septembre 2014 par la mission des Nations Unies (MINUSCA), et de la force française Sangaris ont permis de stabiliser la situation sécuritaire.

Sur le plan politique, l’organisation dans de bonnes conditions du processus électoral par les autorités de transition soutenues par la communauté internationale a permis l’adoption par référendum (le 13 décembre 2015) d’une nouvelle constitution, puis l’élection du président Faustin Archange Touadéra (1er et 2e tours les 30 décembre 2015 et 14 février 2016), ainsi que de la nouvelle Assemblée nationale (1er et 2e tours les 14 février et 31 mars). Le président Touadéra a ensuite rapidement nommé un gouvernement début avril 2016, et l’Assemblée nationale a commencé à siéger le 3 mai.
Après trois années de crise, une nouvelle page s’est ainsi ouverte pour la Centrafrique. Les partenaires internationaux ont exprimé leur soutien aux autorités élues lors d’une conférence des bailleurs organisée à Bruxelles le 17 novembre 2016, qui a été un succès et a permis de réunir plus de 2,2 milliards USD de promesses de dons pour le développement de la RCA sur la période 2017 à 2021. L’aide annoncée à cette occasion par la France, 85 M€ pour les trois prochaines années, continue de faire d’elle le premier bailleur bilatéral.

Mise à jour : 08.02.17

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