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République centrafricaine

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République centrafricaine - Nations unies - Meurtre d’un casque bleu (27 juin 2016)

La France condamne le meurtre à Bangui d’un casque bleu sénégalais de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

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Introduction

La République centrafricaine a traversé une crise politique et humanitaire majeure. La prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka, le 24 mars 2013, et l’émergence, en réaction, du mouvement anti-balaka ont entraîné une grave dégradation des conditions sécuritaires et humanitaires et une désorganisation profonde de l’économie nationale (agriculture vivrière, bois, or, diamant…).

En vue de protéger les populations civiles face au cycle d’affrontements à caractère interconfessionnel, la France déploie à partir du 5 décembre 2013 l’opération Sangaris, en appui à la force africaine MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Répondant à une demande des autorités centrafricaines de transition, l’intervention française s’effectue dans le cadre du mandat conféré par la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le 10 avril 2014, le Conseil de sécurité adopte la résolution 2149 autorisant le déploiement de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine), qui prend le relais de la MISCA le 15 septembre 2014. L’opération de maintien de la paix, désormais pleinement opérationnelle, est forte d’environ 10000 militaires et 2000 policiers (pour un plafond de troupes de 12870 hommes). Egalement engagée au profit de la Centrafrique, l’Union européenne a déployé l’opération militaire EUFOR RCA du 1er avril 2014 au 15 mars 2015, contribuant ainsi à la stabilisation de la capitale, Bangui. Le relai a été pris, le 16 mars 2015, par la mission EUMAM, de conseil et d’assistance à la réforme des forces armées centrafricaines (FACA), dont le mandat s’achèvera en juillet, faisant alors place en principe à une mission européenne de conseil et de formation opérationnelle des FACA (EUTM RCA).

Sur le plan politique, la démission du chef d’Etat autoproclamé Michel Djotodia, le 10 janvier 2014, a conduit à la nomination de Catherine Samba-Panza à la tête de la transition. Les autorités de transition avaient pour mission de conduire un certain nombre de chantiers en vue de la sortie de crise et de la réconciliation, mais leur objectif central était d’organiser des élections libres et transparentes dans les délais fixés par la communauté internationale. Le processus électoral a été mené à bien dans de bonnes conditions, permettant l’adoption par référendum (le 13 décembre 2015) d’une nouvelle constitution, puis l’élection du président Faustin Archange Touadéra (1er et 2e tours les 30 décembre et 14 février), ainsi que de la nouvelle Assemblée nationale (1er et 2e tours les 14 février et 31 mars). La transition a pris fin le 30 mars avec la prestation de serment du président élu, marquant l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution. Le président Touadéra a ensuite rapidement nommé un gouvernement début avril, et l’Assemblée nationale a commencé à siéger le 3 mai. Après trois années de crise, une nouvelle page s’ouvre pour la Centrafrique.

La France, ancienne métropole du territoire de l’Oubangui-Chari, conserve avec la RCA des liens d’une grande densité. Elle est le seul pays européen à avoir une ambassade à Bangui (où l’Union européenne dispose aussi d’une délégation).

- Site de l’ambassade de France en RCA.

Mise à jour : 09.05.16

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