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République centrafricaine

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République centrafricaine - Élections - Déclaration de Laurent Fabius (30 décembre 2015)

Je salue le bon déroulement des élections en Centrafrique et la mobilisation des citoyens qui se sont déplacés nombreux.

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Introduction

La République centrafricaine a traversé une crise politique et humanitaire majeure. La prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka, le 24 mars 2013, et l’émergence, en réaction, du mouvement anti-balaka ont entraîné une grave dégradation des conditions sécuritaires et humanitaires et une désorganisation profonde de l’économie nationale (agriculture vivrière, bois, or, diamant…).

En vue de protéger les populations civiles face au cycle d’affrontements à caractère interconfessionnel, la France déploie à partir du 5 décembre 2013 l’opération Sangaris, en appui à la force africaine MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Répondant à une demande des autorités centrafricaines de transition, l’intervention française s’effectue dans le cadre du mandat conféré par la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le 10 avril 2014, le Conseil de sécurité adopte la résolution 2149 autorisant le déploiement de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine), qui prend le relais de la MISCA le 15 septembre 2014. L’opération de maintien de la paix, désormais pleinement opérationnelle, est forte de 10400 militaires et de 2000 policiers (pour un plafond de troupes de 12870 hommes). Egalement engagée au profit de la Centrafrique, l’Union européenne a déployé l’opération militaire EUFOR RCA du 1er avril 2014 au 15 mars 2015, contribuant ainsi à la stabilisation de la capitale, Bangui. Le relai a été pris, le 16 mars 2015, par la mission EUMAM, de conseil et d’assistance à la réforme des forces armées centrafricaines.

Sur le plan politique, la démission du chef d’Etat autoproclamé Michel Djotodia, le 10 janvier 2014, a conduit à la nomination de Catherine Samba-Panza à la tête de la transition. Les autorités de transition avaient pour mission de conduire un certain nombre de chantiers en vue de la sortie de crise et de la réconciliation, mais leur objectif central était d’organiser des élections libres et transparentes dans les délais fixés par la communauté internationale. Le processus électoral est en cours. L’investiture des nouvelles autorités élues doit intervenir avant la fin mars 2016.

La France, ancienne métropole du territoire de l‘Oubangui-Chari, conserve avec la RCA des liens d’une grande densité. Elle est le seul pays européen à avoir une ambassade à Bangui (où l’Union européenne dispose aussi d’une délégation).

- Site de l’ambassade de France en RCA.

Mise à jour : 22.01.16

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