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Présentation du Qatar

Présentation

Données générales

Nom officiel : Etat du Qatar
Nature du régime : Emirat
Chef de l’Etat : Cheikh Tamim bin Hamad AL THANI

Données géographiques

Superficie : 11.571 km2
Capitale : Doha
Villes principales : Al Wakrah, Al Khor, Al Rayyan, Mesaied, Umm Salal.
Langue officielle : arabe
Langues courantes : arabe, anglais, ourdou
Monnaie : riyal qatarien
Fête nationale : 18 décembre

Données démographiques

Population : 2,2 millions d’habitants (estimation 2014)
Densité : 187 hab/km²
Croissance démographique : 3,6 % (estimation 2014)
Espérance de vie : 79 ans (estimation 2014)
Taux d’alphabétisation : 97,3 % (2014)
Religions : musulmans, chrétiens, hindouistes, bouddhistes.
Indice de développement humain : 0,851 - 31ème (IDH 2013, publié en juillet 2014)

Données économiques
(sources : FMI, CIA, douanes françaises)

PIB : 210 milliards de dollars (estimations 2014)
PIB par habitant en PPA : 143.427 dollars (2014)
Taux de croissance : 6,1% (2014)
Taux de chômage : 0,4% (2014)
Taux d’inflation : 3,0% (2014)
Solde budgétaire global : 9,7% du PIB (2014)
Solde balance courante : 25% du PIB (2014)

Principaux clients (2014) : Japon, Corée du Sud, Inde, Chine et Singapour.
Principaux fournisseurs (2014) : Etats-Unis, Emirats arabes unis, Arabie saoudite, Royaume-Uni et Chine.
Part des hydrocarbures dans le PIB (2014) : 49,5%

Exportations de la France vers le Qatar (2014) : 1,45 milliards d’euros.
Importations françaises en provenance du Qatar (2014) : 632 millions d’euros.
Solde des échanges extérieurs France-Qatar (2014) : 814 millions d’euros.

Section consulaire à l’ambassade de France à Doha
Communauté française au Qatar : 3.996 Français résidents immatriculés au 2 juillet 2015

Le site du ministère de l’économie et des finances propose de plus amples données statistiques.

Politique intérieure

Avec l’arrivée de Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani au pouvoir en 1995, l’émirat s’est engagé dans un processus progressif d’ouverture politique. La censure sur la presse écrite et audiovisuelle a été levée en 1995, et la Constitution, adoptée en avril 2003, est entrée en vigueur en 2005. La première femme à accéder à une fonction ministérielle l’a été en 2003. Depuis 1999, le Conseil municipal central, organe consultatif, est élu au suffrage universel tous les quatre ans. Lors des cinquièmes élections, le 13 mai 2015, deux femmes ont été élues sur 29 conseillers. La publication annoncée d’une nouvelle loi sur la presse marque toutefois le pas. .

Le pays a quasiment été épargné par la contestation du printemps 2011. Les seules protestations, postées sur les réseaux sociaux, ont émané d’éléments extérieurs au Qatar. Elles épinglaient davantage la marche forcée vers l’ouverture et la modernisation du pays (proportion d’étrangers, promotion du rôle des femmes, accueil de la coupe du monde de football en 2022) que les insuffisances du système en vigueur.

Le Qatar fait l’objet depuis l’automne 2013 de vives critiques dans la presse internationale à propos des conditions de vie et de travail de ses travailleurs expatriés, notamment sur les chantiers de construction liés à l’organisation de la Coupe du monde de football de 2022. Les autorités qatariennes semblent avoir pris la mesure des problèmes : d’une part, elles se sont engagées à assurer le respect des normes existantes ; d’autre part, elles ont annoncé en mai 2014 une réforme majeure du droit du travail qui devrait assouplir le système décrié de la kafala ou « sponsorship » (lequel rend l’expatrié dépendant de son « garant » qatarien pour changer d’emploi ou sortir du pays).

En juin 2013, l’Emir Hamad a laissé la place à son fils, Cheikh Tamim. Ce dernier a nommé un nouveau gouvernement comportant une femme. Le nouveau Premier ministre, Cheikh Abdallah bin Nasser Al Thani, proche du jeune Emir, cumule cette fonction avec celle de ministre de l’Intérieur.

Situation économique

L’économie du Qatar présente des performances remarquables. Même si le taux de croissance est passé de 16% en 2010 à 6,1% en 2014, le Qatar jouit toujours du plus fort taux de croissance de la région. L’émirat dispose des troisièmes réserves mondiales de gaz (derrière l’Iran et la Russie) et a mis en œuvre une stratégie ambitieuse pour devenir le leader mondial de GTL (« Gas to Liquids »). Il est le premier producteur mondial de gaz naturel liquéfié (32% de la production mondiale), notamment grâce à l’achèvement de son programme d’extension des capacités (77 millions de tonnes par an).

La chute des cours du pétrole ne remet pas à ce stade en cause la solidité de l’économie : la dette publique reste modeste et les avoirs extérieurs du Qatar pourraient financer un déficit de la balance des paiements. La rente « pétro-gazière », qui se traduit par des excédents confortables de la balance commerciale, a en effet permis à l’émirat de quadrupler ses réserves de change entre 2007 et 2014 et d’accumuler une épargne destinée aux générations futures, gérée depuis 2005 par le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA).

Le défi de la diversification de l’économie continue toutefois de se poser, car les hydrocarbures représentent encore 92% des exportations et 80% des recettes budgétaires. Pour le relever, le Qatar s’est lancé, depuis 2008, dans un vaste programme de diversification qui repose sur quatre piliers : la création de pôles autour de l’économie de la connaissance (recherche fondamentale, centres d’excellence, innovation) ; le développement d’un hub aéroportuaire (construction en cours d’un aéroport d’une capacité de 12 millions de voyageurs par an) ; la constitution d’un centre financier sur le modèle du DIFC de Dubaï ; le développement d’une filière tourisme (aménagement de l’île artificielle Pearl ; infrastructures sportives dans la perspective de la Coupe du Monde de 2022). Parallèlement, les autorités ont lancé un vaste programme d’investissements dans les infrastructures (« Qatar National Vision 2030 ») estimé à 200 milliards de dollars.

Politique extérieure

Les printemps arabes ont marqué une nouvelle étape dans la stratégie d’affirmation régionale poursuivie par l’Emir père, Cheikh Hamad. En se rangeant très vite du côté des insurgés et en soutenant les courants islamistes (notamment les Frères musulmans), qui allaient, selon Doha, « dans le sens de l’Histoire », le Qatar a saisi l’opportunité offerte par l’affaiblissement des grands pays arabes (Egypte, Algérie, Irak, Syrie). Grâce à l’audience de la chaîne Al Jazira, l’émirat s’est fait le chantre des révolutions et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Cependant, les revers des Frères musulmans et le changement d’Emir a conduit le Qatar à adopter un profil relativement modeste. Avec ses dernières médiations en faveur de la libération d’otages (pèlerins chiites en Syrie en 2013, religieuses chrétiennes de Malloula en Syrie en mars 2014, sergent américain Bergdahl en Afghanistan en juin 2014, journaliste américain P. Curtis en août 2014, 45 casques bleus fidjiens en septembre 2014), Doha est revenu aux fondamentaux de sa diplomatie, en faveur d’une action plus discrète.

Afin de renforcer sa visibilité sur la scène internationale, le Qatar s’emploie également à organiser un maximum de forums internationaux (sommet des Nations Unies sur le financement du développement, Conférence internationale sur le dialogue inter-religieux, Conférence des Etats parties à la convention des Nations Unies contre la corruption, conférence des Nations Unies sur le changement climatique, 13ème congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale).

En outre, le Qatar investit massivement dans le sport. Sa désignation, le 2 décembre 2010, comme pays organisateur de la Coupe du monde de football 2022 (premier pays arabe à organiser cette compétition) a constitué un important succès. Doha accueillera par ailleurs le championnat du monde de natation en 2014 et la Coupe du monde de handball en 2015.

Mise à jour : 02.07.15

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