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La France et le Qatar

Brève

Accord relatif au Lycée Voltaire de Doha (28 janvier 2014)

Contrairement à une information de presse, l’accord relatif au lycée Voltaire de Doha, qui a été signé aujourd’hui, ne porte ni sur les cours de religion ni sur les questions de mixité.

Relations politiques

Visites bilatérales

L’Emir Cheikh Tamim a été reçu à l’Elysée le 21 septembre 2013 pour une visite de travail consacrée à la situation en Syrie. Le Ministre des affaires étrangères, Khaled Al Attiyah a, quant à lui, été reçu au Quai d’Orsay par le Ministre le 18 août 2013, et par le Président de la République le 17 septembre 2013 en compagnie du Ministre de la défense qatarien, Hamad Al Attiyah.

Le Président de la République s’est rendu en visite officielle au Qatar le 22 juin 2013. Quatre Ministres de l’actuel gouvernement l’y avaient précédé depuis l’été 2012 (Laurent Fabius, Delphine Batho et Pascal Canfin et Jean-Yves Le Drian, à deux reprises). En décembre 2013, le Ministre délégué aux Anciens Combattants, Kader Arif s’est rendu à Doha, suivi en janvier 2014 de la Ministre déléguée aux Français de l’étranger, Hélène Conway-Mouret.


Relations économiques


En 2013, les échanges entre le Qatar et la France ont atteint 1,6 milliards d’euros, en progression de 3% par rapport à 2012. Les exportations françaises, (737 millions d’euros) ont reculé de 4,9% alors que nos importations, (847 millions d’euros), ont progressé de 8,4%.

En 2012, la France était classée au 9ème rang des fournisseurs du Qatar avec une part de marché de 4,4% derrière les Etats-Unis (11,8%), les Emirats Arabes Unis (11,5%) et trois pays de l’Union Européenne : le Royaume-Uni (4ème fournisseur, 5,7% de parts de marché), l’Allemagne (6ème fournisseur, 4,8% de parts de marché) et l’Italie. La France était, par ailleurs, le 14ème client du Qatar.

Les ventes de la France au Qatar reposent depuis plus d’une décennie sur trois piliers principaux : les fournitures de biens d’équipements dans le cadre des grands contrats (31% des exportations françaises vers le Qatar consistent en des équipements mécaniques et de matériels électrique, électronique et informatique), les livraisons d’Airbus (38% des exportations françaises en 2012 contre 51,3 % en 2011 ) et le commerce courant.

Au cours des dernières années, les investissements français au Qatar ont progressé et les entreprises françaises ont réussi à s’imposer dans de nombreux secteurs : l’aéronautique, le luxe, le traitement des eaux, la distribution, la construction et l’armement. A ce jour, 95 filiales d’entreprises françaises sont présentes au Qatar (12 se sont implantées depuis 2012). Elles sont actuellement mobilisées sur plusieurs projets : le tramway de Lusaïl, le métro de Doha, les lignes de chemins de fer desservant les autres pays du Golfe, le projet de lancement par Arianespace d’un deuxième satellite qatarien, un projet de centrale thermique au gaz et d’unité de dessalement.

L’inauguration d’un premier magasin Monoprix à Doha (à la suite d’un partenariat avec le groupe qatarien Ali bin Ali) en novembre 2013 illustre le succès des enseignes françaises au Qatar et le dynamisme de la consommation locale.

Bien que le Royaume-Uni soit d’assez loin le premier récipiendaire des investissements qatariens, en nombre et en valeur, la France demeure particulièrement attractive. Les investissements de QIA constituent un portefeuille de participation à long terme et confortent l’image internationale de l’émirat qui réalise de nombreux achats de prestige (Le Printemps, le Paris St-Germain FC et Le Tanneur), notamment dans l’immobilier (Hôtel Lambert, Hôtel d’Evreux). Le QIA investit aussi par le biais d’un fonds conjoint avec la Caisse des Dépôts et Consignations de soutien aux PME. Parmi les investissements privés, il convient de mentionner les magasins (Qatar Foundation),


Coopération culturelle, scientifique et technique

Au-delà de sa propre modernisation, le Qatar souhaite exercer une influence à l’étranger dans les domaines de la connaissance, de la culture et de l’information. Dans un souci d’équilibrer ses partenariats, la France fait l’objet, depuis quelques années, d’une demande de coopération particulièrement forte.

Dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche, les Qatariens ont invité plusieurs grandes institutions académiques internationales à installer une branche délocalisée dans la « Cité de l’éducation ». Parmi elles figure HEC. Dans le champ culturel, des architectes français, en particulier MM. Wilmotte et Nouvel, se sont vu confier la construction de grandes réalisations muséales.

Deux établissements d’enseignement français sont implantés à Doha. Unique dans le paysage éducatif local (classes mixtes, manuels scolaires français), le lycée franco-qatarien « Voltaire » permet la scolarisation dans l’enseignement français de jeunes qatariens. Pour faire face à la demande croissante d’inscriptions d’élèves de tous horizons, un second site a ouvert ses portes à la rentrée 2012.

En outre, le Qatar est membre associé de l’OIF depuis le Sommet de Kinshasa des 13 et 14 octobre 2012. S’il n’est pas une terre de tradition francophone, le pays compte environ 100.000 francophones (soit environ 10% de la population). Le Qatar a introduit l’enseignement de notre langue dans son système éducatif public.

Enfin, un accord de coopération diplomatique a été signé le 23 juin 2013 avec le Qatar et des projets de collaboration entre l’ENA et l’Institut diplomatique du Qatar sont à l’étude.


Coopération militaire

La coopération de sécurité et de défense entre la France et le Qatar, formalisée en 1994 par un accord de défense, est l’un des piliers les plus anciens de la relation bilatérale. En 2011, l’engagement conjoint des aviateurs français et qatariens lors des opérations de Libye a marqué une nouvelle étape.

Par ailleurs, des exercices militaires bilatéraux sont régulièrement organisés dans l’émirat.


Coopération de sécurité intérieure

Notre coopération en matière de sécurité intérieure est régie par un mémoire d’entente (1996) et un arrangement technique (2005) passé avec la Gendarmerie nationale. Elle comporte un important programme de formation de la Force de sécurité intérieure. Des coopérations plus ponctuelles avec la Garde émirienne, la Police Militaire ou le ministère de l’Intérieur sont organisées.

La Gendarmerie a apporté un soutien remarqué à la sécurisation des Jeux asiatiques de Doha de 2006 et l’émirat a fait part de son souhait d’associer la Gendarmerie nationale à ses projets de sécurisation de la Coupe du monde de football 2022.

Par ailleurs, le salon Milipol, forum mondial de la sécurité intérieure des Etats, se tient chaque année en alternance à Doha et Paris.


Mise à jour : 25.03.14

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