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Présentation

Données générales

Nature du régime : Régime parlementaire monocaméral
Président de la République : M. Anibal Cavaco Silva
Chef du Gouvernement : M. Antonio Costa

Données géographiques

Superficie : 92.201 km²
Capitale : Lisbonne
Villes principales : Lisbonne, Porto
Langue officielle : portugais
Monnaie : Euro
Fête nationale : 10 juin

Données démographiques

Population : 12 145 000 habitants (2014)
Densité : 115,3 habitants par km2
Religions : la majorité de la population est catholique mais le Portugal est un Etat séculier d’après la Constitution de 1976.

Données économiques

PIB : 2014 : 174,6 milliards d’euros
PIB par habitant : 2014 16 804 euros
Taux de croissance : 2014 : + 1% , prévision 2015 + 1,6%
Taux de chômage : 2014 : 14,2 %, prévision 2015 13,4%
Taux d’inflation 2014 -0,2%, prévision 2015 + 0,1%
Dette publique : 2014:128,9% du PIB, prévision 2015 124,5%
Déficit Public 2014 : -4,6 %, prévision 2015 -3,2%
Déficit commercial du Portugal 2014 : - 10,5 Mds €,
Solde commercial bilatéral : 2013 : 1063M€, 2014 : 981 M€ (en faveur du Portugal)
Exportations de la France vers le Portugal : 2012 : 3,6 Md€, 2013 : 4 Md€, 2014 : 4,1Md€
Importations françaises du Portugal 2013 : 5,083 Md€, 2014 :5,056Md€

Principaux clients (2014) : la France est le 2ème client du Portugal, le Portugal son 21ème client
Principaux fournisseurs (2014) : Espagne (31,8%), Allemagne (11,5%), France (7,1%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2014) :

  • agriculture : 2,4 %
  • industrie : 23 %
  • services : 74,6 %

Communauté française au Portugal (2014) : 15.025 immatriculés ; 15.000 non immatriculés
Communauté portugaise en France : environ 600 000

http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/portugal

Politique intérieure

Après plusieurs semaines de tractations (et après que M. Passos Coelho a échoué à obtenir la confiance du Parlement), Antonio Costa a été chargé de former un nouveau gouvernement par le Président de la République, Annibal Cavaco Silva, le 24 novembre dernier.

Positionné au centre du jeu à l’issue des élections législatives du 4 octobre dernier, bien qu’il ne soit arrivé qu’en seconde position (avec 32,4% des voix et 86 sièges), le PS a très vite été approché par le Premier ministre sortant Pedro Passos Coelho, dont la coalition de centre droit (PSD-CDS) était arrivée en tête des élections (avec 38,5% des voix, soit 104 sièges, à douze sièges de la majorité absolue). Il a cependant annoncé dès le 13 octobre son refus de constituer une grande coalition PSD-CDS-PS. Les partis de gauche ont, en effet, obtenu la majorité des sièges (122), si l’on additionne ceux du PS, ceux du Bloc de gauche (équivalent de Podemos ou de Syriza ; 10,2% des voix et 19 sièges) et ceux de la coalition des écologistes et des communistes (8,3% des voix et 17 sièges).

Le gouvernement socialiste d’A. Costa est officiellement entré en fonction le 26 novembre. Il est soutenu par les autres partis de gauche qui ne sont toutefois pas représentés au gouvernement.

Le premier défi du gouvernement de M. Costa sera de présenter un budget pour 2016, en trouvant un équilibre entre les mesures sociales promises pour mettre un terme à l’austérité (fin des coupes dans les salaires des fonctionnaires avec retour progressif vers leur niveau de 2011, dégel des retraites, augmentation progressive du salaire minimum de 505 à 530 euros mensuels pour parvenir à 600 euros d’ici 2019) et le respect des engagements européens du Portugal (maîtrise du déficit public, estimé à 3% pour 2015 par la Commission européenne et poursuite de la réduction de la dette publique - 128,2 % du PIB attendus en 2015).

situation économique

Le Portugal est sorti de son plan d’assistance financière le 17 mai 2014, sans programme de précaution, suivant ainsi le précédent irlandais.

La reprise durable de la croissance reste prioritaire pour le pays : elle devrait se maintenir à 1,7% pour 2015 selon les prévisions de la Commission européenne. La lutte contre le chômage (12,4% de la population et 31% chez les jeunes) et la réduction des inégalités sociales et territoriales représentent les principaux défis que le gouvernement devra relever. L’économie portugaise présente cependant des signaux positifs, sur lequel pourra capitaliser le nouveau gouvernement (redynamisation des exportations ; retour à la consommation des ménages).. L’endettement, qui a atteint 129% du PIB en 2013, a commencé à décroître en 2014 (128% du PIB).

Politique extérieure

Une politique africaine ambitieuse

Le Portugal s’est lancé dans la mise en place d’une politique plus axée sur le multilatéralisme, notamment en matière de sécurité collective, et comprenant une composante bilatérale politique et économique dépassant le strict cadre de l’Afrique lusophone. Lisbonne a réussi à gagner en visibilité en dehors des pays lusophones. Il convient, malgré tout, de souligner l’importance que continue d’accorder le Portugal à ses anciennes colonies, notamment l’Angola et le Mozambique sous l’angle économique principalement, le Cap Vert, la Guinée Bissau et Sao Tomé et Principe sous l’angle politique et de développement.

Une relation privilégiée avec l’Amérique Latine

Le Portugal accorde tout naturellement sa priorité au Brésil, avec lequel il a fêté en octobre 2008 le 200ème anniversaire du transfert de la cour de Joao VI provoqué par les invasions napoléoniennes, à l’occasion de la tenue de leur 9ème sommet bilatéral. La tenue du premier sommet UE-Brésil a, par ailleurs, été l’une des grandes réussites diplomatiques portugaises des dernières années. Le Brésil représente 50% des échanges commerciaux portugais avec l’Amérique Latine. Le Portugal est le septième investisseur au Brésil avec près de 8 milliards d’euros de stock d’investissements directs à l’étranger. En outre, la plus importante communauté portugaise à l’étranger se trouve au Brésil (1,2 millions de personnes) tandis que les Brésiliens représentent une des premières communautés immigrées au Portugal (plus de 50.000 personnes). Dans le cadre de la réforme de l’ONU, Lisbonne soutient fermement le Brésil pour son entrée au Conseil de sécurité (membre permanent). Outre le Brésil, le Portugal entretient de bonnes relations avec le Mexique, le Chili, l’Argentine et le Venezuela, fort d’une communauté portugaise et de luso-descendants d’un demi million d’individus.

Un intérêt croissant pour le Maghreb, le Proche et le Moyen-Orient

Le Portugal a longtemps entretenu une relation privilégiée avec le Maroc, pour des raisons historiques et de proximité géographique. Un sommet bilatéral quasi-annuel existe depuis 1994. Les liens entretenus avec Rabat sont moins exclusifs depuis l’instauration de sommets bilatéraux avec l’Algérie et la Tunisie en 2007. Lisbonne cherche également à étendre ses relations à la Mauritanie (avec l’ouverture d’une ambassade en 2007). Lisbonne s’alimente essentiellement en gaz auprès de l’Algérie. Le Portugal est, par ailleurs, partisan d’une action européenne ambitieuse dans la région du Proche-Orient. 140 soldats portugais font partie de la FINUL.

Le maintien des bonnes relations avec les pays émergents : Chine, Inde, Russie

La politique étrangère portugaise menée ces dernières années s’est bien évidemment attachée au maintien des bonnes relations avec les BRIC et avec la Chine en particulier, qui a réalisé des investissements importants au Portugal au cours des dernières années.

Mise à jour : 17.12.15


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