Présentation du Paraguay

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Paraguay
Nature du régime : régime parlementaire
Chef de l’Etat et/ou du gouvernement : Horacio Cartes

Données géographiques

Superficie : 400 000 km²
Capitale : Assomption (500 000 habitants) ;
Villes principales : Ciudad del Este (400 000 habitants), San Lorenzo (200 000 habitants),
Luque (170 000 habitants), Capiata (150 000 habitants), Lambaré (120 000 habitants)
Langues officielles : espagnol et guarani
Langues courantes : espagnol et guarani
Monnaie : Guaranis (1 € = 5 955 Guaranis au 24/4/2017)
Fête nationale : 15 mai (jour de l’indépendance 15 mai 1811)

Données démographiques

Population (2014) : 6,5 Mh.
Densité : 16 h./km2
Croissance démographique (2015) : 1,7%
Espérance de vie (2014) : 73 ans
Taux d’alphabétisation (2013) : 94%
Religion : catholique à 90%
Indice de développement humain (PNUD, 2014) : 0,68 soit le 112ème rang mondial

Données économiques

PIB (2015) : 27 Mds USD
PIB par habitant (2015) : 4 000 USD
Croissance (2017) : 4%
Chômage (au sens du BIT) (2014) : 6%
Inflation (2014) : 5%
Solde budgétaire (FMI 2017) : -1,07%
Balance commerciale (2016) : 27 M €
Principaux clients : Brésil, Russie, Argentine, Chili
Principaux fournisseurs : Brésil, Chine, Argentine, Etats-Unis
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (CEPAL 2015) :

  • agriculture : 19%
  • industrie : 12%
  • services : 40%

Exportations de la France vers le Paraguay (2016) : 55 M€
Importations françaises depuis le Paraguay (2016) : 28 M€

Pour des informations complémentaires, merci de bien vouloir consulter le site
http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/paraguay

Composition du gouvernement

Président de la République, Horacio CARTES
Vice-président de la République, Juan AFARA

  • Ministre de l’Intérieur, Miguel TADEO
  • Ministre des Relations extérieures, Eladio LOIZAGA
  • Ministre de l’Éducation et de la Culture, Enrique RIERA
  • Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Juan Carlos BARUJA
  • Ministre des Finances, Léa GIMENEZ
  • Ministre des Travaux publics et des Communications, Ramon JIMENEZ GAONA
  • Ministre de la Défense, Diógenes MARTINEZ
  • Ministre de la Justice, Carla BARCIGALUPO
  • Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, Guillermo SOSA FLORES (ministère créé en janvier 2014)
  • Ministre de l’Industrie et du Commerce, Gustavo LEITE
  • Ministre de la Santé publique et du Bien-être social, Antonio BARRIOS
  • Ministre de la Femme, Ana Maria BAIARDI QUESNEL

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://py.ambafrance.org/
Consulat : Consulat général de France en Argentine (poste en PPD)
Communauté française : 1 500
Communauté paraguayenne en France : 500

Éléments d’actualité

Politique intérieure

En 2008, l’arrivée au pouvoir d’une coalition de centre gauche menée par F. Lugo aura constitué un tournant dans l’histoire politique du Paraguay, après soixante ans d’hégémonie du Parti Colorado. En l’absence de règles précises de procédure, la destitution expéditive de ce dernier (22 juin 2012), votée quasi-unanimement par le Congrès, a cependant démontré que l’enracinement démocratique y était encore fragile. La tenue d’élections générales fin avril 2013 a permis de repartir sur de nouvelles bases.

Investi le 15 août 2013, le nouveau président élu, M. Horacio Cartes, entrepreneur prospère n’ayant intégré le Parti Colorado qu’en 2009, dispose, sous la bannière de ce parti, de la majorité absolue des sièges à la Chambre des députés (et d’une majorité relative au Sénat où il doit composer avec les autres petits partis de droite).

Le gouvernement Cartes a fait du combat contre la pauvreté et les inégalités sa priorité (hausse des dépenses sociales et mise en place du programme Sembrando Oportunidades lancé fin décembre 2013).

Depuis 2014, le gouvernement du président Cartes a lancé une politique de lutte contre la corruption qui vise à mettre un terme aux comportements irréguliers au sein des institutions de l’Etat et à favoriser la transparence de la gestion publique. La corruption demeure encore assez élevée au Paraguay (123ème rang mondial sur 168 pays selon l’indice de perception de la corruption pour 2016 élaboré par l’ONG Transparency international). Une loi de libre accès citoyen à l’information publique et pour la transparence gouvernementale, dite loi de transparence, a été adoptée en septembre 2014. Cette loi a donné accès à un nombre considérable d’informations et contribue fortement à la diminution des abus et de la corruption.

Les prochaines élections présidentielles auront lieu en avril 2018. Le débat politique a été récemment polarisé par la volonté du pouvoir exécutif de procéder, malgré une forte opposition, à une modification de la Constitution afin d’introduire la possibilité d’un second mandat pour le président de la République actuel, Horacio Cartes. Il en est résulté une violente crise politique : le 31 mars dernier, des manifestants opposés au projet ont saccagé et partiellement incendié le Parlement tandis que la police réagissait avec une brutalité disproportionnée. Un militant du Parti libéral a été tué lorsque la police a investi le QG de ce parti. Le ministre de l’Intérieur a été limogé. A la suite de l’intervention de l’Eglise catholique, notamment du Pape François lors de son message pontifical le jour de Pâque, le président Cartes, dans une lettre adressée le 17 avril à l’archevêque d’Assomption, a renoncé à se présenter aux prochaines élections présidentielles de 2018. La Chambre des députés a finalement rejeté le 26 avril l’amendement constitutionnel litigieux.

Situation économique

Le Paraguay, pays classé parmi les plus pauvres d’Amérique du Sud (PBI/hab légèrement supérieur à 4 000 $), a connu une croissance économique soutenue au cours de ces 10 dernières années. Son activité économique repose principalement sur l’agriculture (4ème exportateur mondial de soja ; oléagineux) et l’élevage (6ème exportateur mondial), dont les produits représentent la quasi-totalité des exportations. Elle s’appuie également sur la production d’électricité hydraulique des barrages binationaux d’Itaipú (Brésil) et Yacyreta (Argentine).

Sa croissance avait été très modeste au cours des décennies 1980 et 1990, et le Paraguay avait connu une récession annuelle de 2%, en moyenne entre 1998 et 2002. Le pays a ensuite connu une période de croissance forte et régulière de 4,5% en moyenne annuelle de 2003 à 2008. De manière plus volatile, la croissance annuelle moyenne a été de 5% entre 2008 et 2014 (dont 4% en 2014 malgré le ralentissement des pays voisins). En 2015 et 2016, sa croissance a été de 3%, l’une des plus élevées d’Amérique latine et ce, malgré la crise politique et économique que connaît le Brésil, son principal partenaire commercial. En 2017, elle devrait être de l’ordre de 4%.

Le nouveau gouvernement a fait de la stabilité budgétaire une priorité en faisant adopter la loi de responsabilité fiscale qui fixe le plafond de déficit à 1,5% du PIB. La stabilité financière passe également par un processus d’augmentation de la pression fiscale sur les entreprises (qui ne représente que 11% du PIB, pourcentage le plus faible du continent). Le gouvernement mise enfin sur la loi de Partenariat public privé (PPP) votée fin 2013 en soulignant le faible risque que représente l’investissement dans des infrastructures indispensables et rentables pour le secteur privé.

Politique étrangère

Le Paraguay est sorti de son isolement diplomatique à la chute d’Alfredo Stroessner en 1989.

Ce pays a rapidement démontré sa volonté d’intégration régionale en créant en 1991 le Mercosur aux côtés de l’Uruguay, de l’Argentine et du Brésil. Il abrite le Tribunal permanent de Révision de cette organisation et est le principal bénéficiaire de son Fonds pour la convergence structurelle (FOCEM), créé en 2004 pour pallier les asymétries de développement entre les Etats-membres.

Ses relations bilatérales avec le Brésil sont essentielles. Le Paraguay revend à ce pays 80% de l’électricité qui lui revient dans la production du barrage binational d’Itaipu. La renégociation des prix en 2008 a permis au Paraguay de tripler ses recettes (360 MUSD par an contre 120 MUSD auparavant). L’accord, approuvé par les Présidents Lula et Lugo, a permis également le financement par Brasilia de la construction d’une ligne de 500 kV pour permettre de relier Itaipu à la capitale paraguayenne, inaugurée en octobre 2013. Par ailleurs, entre 300 000 et 500 000 Brésiliens cultivent des exploitations de soja dans l’est du Paraguay qui avaient été occupées par des paysans « sans terre » en 2009 et 2010.

Le Paraguay entretient avec l’Argentine de bonnes relations, parfois tendues (au sujet notamment de la renégociation du traité de Yacyreta relatif au complexe hydroélectrique binational et de la construction éventuelle d’une usine de traitement d’uranium à proximité de la frontière). Cependant avec l’arrivée de Mauricio Macri au pouvoir en Argentine et le paiement, par la banque centrale argentine, d’une partie de sa dette pour la cession d’énergie produite par le barrage de Yacyreta, les relations se sont améliorées et un dialogue régulier s’est engagé entre les deux pays sur les principaux dossiers bilatéraux.

Depuis la guerre du Chaco, la qualité des liens avec la Bolivie s’est progressivement améliorée et les deux pays ont signé en avril 2009 un accord historique mettant fin à leur différend frontalier. L’octroi, en 2011, du statut de réfugié politique à quelques opposants au président Morales (dont Mario Cossio, ex-gouverneur de Tarija) avait été vivement dénoncé, sans toutefois porter atteinte aux relations bilatérales. A ce jour, le président bolivien a effectué une visite officielle au Paraguay en juin 2015 au cours de laquelle plusieurs accords bilatéraux ont été signés notamment dans le secteur de la coopération en matière d’énergie. En avril 2016, le parlement paraguayen a adopté le protocole d’adhésion de la Bolivie au Mercosur lequel a été promulgué par le pouvoir exécutif. Il doit être encore approuvé par le Brésil pour que cette adhésion entre en vigueur.

Le président colombien Santos a effectué une visite officielle au Paraguay le lundi 24 avril 2017. Sur le plan politique, il a salué la participation du Paraguay au processus de paix avec l’envoi dans le cadre de la mission d’observation de militaires et de policiers paraguayens. Dans le domaine de la défense, les deux présidents ont signé un accord de coopération. Au niveau des relations commerciales entre blocs, il a plaidé pour un rapprochement entre l’Alliance du Pacifique et le Mercosur.

La coopération des États-Unis avec le Paraguay est marquée par les questions de sécurité, du trafic de drogue et de la contrefaçon.

Sur le plan multilatéral, le Paraguay participe actuellement à huit opérations de maintien de la paix sous mandat onusien : 163 personnes dont 109 soldats engagés au sein de la MINUSTAH et une 40 de soldats au sein d’autres missions (Sahara, Congo, Chypre). Enfin, le Paraguay demeure le seul pays d’Amérique du Sud à entretenir des relations diplomatiques avec Taïwan malgré des liens commerciaux intenses avec la Chine.

Afin de favoriser les échanges commerciaux avec son pays, le président Cartes a ratifié, en mars 2016, l’accord sur la facilitation des échanges établi lors de la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) à Bali en décembre 2013. Il a participé également le 3 juin 2016 au forum de l’OCDE organisé à Paris pour présenter la politique de lutte contre la pauvreté mise en œuvre par son gouvernement ainsi que les opportunités offertes aux investisseurs internationaux. En 2017, le Paraguay est devenu membre du Centre de Développement de l’OCDE, sous présidence française.

Mise à jour : 23.06.17

Informations complémentaires

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