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Présentation

Données générales

Nom officiel : Sultanat d’Oman
Nature du régime : Monarchie
Chef de l’Etat : Sultan Qabous bin Saïd AL SAID

Données géographiques

Superficie : 312.460 km2
Capitale : Mascate
Villes principales : Salalah, Sur, Sohar, Nizwa.
Langue officielle : arabe
Langues courantes : arabe, anglais, swahili, dialectes sud arabiques dans le Dhofar
Monnaie : riyal omanais
Fête nationale : 18 novembre

Données démographiques

Population : estimée à 4 400 000 de personnes (dont environ 2 000 000 expatriés) (2015)
Densité : 13,5 hab / km2 (2015)
Croissance démographique : 3,1 % ( 2015)
Espérance de vie : 75, ans (2015)
Taux d’alphabétisation : 91% (2015)
Religions : islam (majoritairement de rite ibadite, minorités sunnite et chiite), hindouisme, christianisme
Indice de développement humain (classement ONU) : 0,793 (52ème)

Données économiques

PIB : 77,8 milliards de dollars (estimations 2015)
PIB (PPA) par habitant : 17 986 dollars (estimations 2015)

Taux de croissance : 2,5%(estimations 2015)
Taux de chômage : environ 11,75% (estimations 2015)
Taux d’inflation : 10,2% (estimations 2015)

Solde budgétaire :- 17,8%( 2015, en % du PIB)
Dette publique : 9,3% ( 2015, en % du PIB)
Solde balance courante :- 10,2 milliards de dollars (2015)

Exportations : 34,57 milliards de dollars (2015)
Importations : 28,87 milliards de dollars (2015)

Principaux pays fournisseurs : EAU (29,47 %), Japon (8,22 %), Etats Unis (7,15 %), Inde (6,77 %), Chine (6,53 %), Arabie saoudite (3,70 %), Allemagne (3,21 %)…France (1,62 %, 14ième rang). Principaux clients : Chine (40 %), Japon (14,61 %), Corée (13,17 %), EAU ( 7,13 %), Inde ( 2,63 %).)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • agriculture 1%
  • Industrie (y compris hydrocarbures) 64,4%,
  • services 34,6%,

Exportations de la France vers Oman (2015) : 463 millions d’euros
Importations françaises d’Oman (2015) : 55millions d’euros
Excédent commercial (2015) : +408millions d’euros

Section consulaire : Mascate
Communauté française en Oman (décembre 2015) : 800 Français enregistrés

Le site du ministère de l’économie et des finances (http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/oman) propose de plus amples données statistiques.

Politique intérieure

Dès son arrivée au pouvoir en 1970, le Sultan Qabous a favorisé d’importantes évolutions. Héritant d’un pays en retard sur son temps, il a fortement contribué à l’émergence d’une identité nationale en gommant les particularismes communautaires et en affaiblissant le rôle des tribus. Dès la fin des années 1990, il a engagé un processus d’ouverture politique toujours à l’œuvre aujourd’hui (promulgation en 1996 d’une « Loi fondamentale » constitutionnelle, création d’une commission nationale des droits humains, mise en place de conseils municipaux).

Cependant, le sultanat a connu en février et mars 2011, dans le contexte des printemps arabes, un mouvement de protestation qui, sans ébranler l’autorité du Sultan Qabous, a pris la forme de manifestations dans les grandes villes du pays ou de revendications sur les réseaux sociaux. Le mouvement est demeuré relativement pacifique et d’ampleur moyenne, mais des échauffourées dans le nord du pays ont toutefois provoqué la mort de deux manifestants. De nature essentiellement économique et sociale (demande d’augmentation des revenus et appels à des mesures de lutte contre le chômage), ce mouvement a également revêtu un caractère plus politique (critique de la corruption, exigence d’une plus grande transparence ou d’un élargissement des compétences du conseil consultatif élu).

Pour répondre à ces revendications, le Sultan a adopté une série de mesures sociales et politiques dès mars 2011 (augmentation des prestations sociales, renvoi des ministres jugés les plus corrompus, création de 50.000 postes dans l’administration, réforme de l’organisation administrative du territoire, renforcement des prérogatives du Conseil consultatif). Cependant, les réformes entreprises n’ont pas entraîné de changements significatifs.

La persistance de la contestation, notamment sur les réseaux sociaux, a conduit les autorités omanaises à prendre, à l’automne 2012, des mesures particulièrement sévères à l’encontre d’activistes qui s’étaient rendus coupables de « cybercriminalité », « attroupement illégal » et « crime de lèse-majesté » (peines de prison ferme et fortes amendes).

Situation économique

A la fin des années 60, le sultanat d’Oman était l’un des pays les plus pauvres du monde. Le revenu par habitant est passé, en 42 ans, de 450 à plus de 21 000 dollars, alors même que le nombre d’habitants a été multiplié par quatre.

L’économie omanaise repose principalement sur un développement pétrolier et gazier (80% des recettes de l’Etat et près des deux tiers des exportations). Oman, qui ne fait pas partie de l’OPEP, dispose de réserves limitées. L’économie du pays a enregistré une croissance en volume de 2,5% en 2015.

La diversification de l’économie est au cœur des préoccupations des autorités omanaises. Quatre axes majeurs de développement ont été identifiés : la production minière, le tourisme haut de gamme, les filières industrielles et les infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires. Le projet ferroviaire constitue d’ailleurs le plus ambitieux projet d’infrastructures jamais entrepris en Oman. Dédié au transport mixte (marchandises à des vitesses de 80 à 120 km/h et passagers à une vitesse maximale de 200 km/h), son coût global est estimé à près de 12 milliards d’euros et s’intègre dans le projet de réseau ferré du CCEAG. Le développement de la zone économique de Doqm et l’expansion de la raffinerie de Sohar constituent, aux yeux des autorités omanaises, deux autres priorités d’investissements.

Dans un contexte de baisse du prix du pétrole depuis la fin de l’année 2014, le Sultanat a décidé de réduire les subventions sur certains produits de base (carburants notamment).
L’Etat, qui détient encore des participations majoritaires dans de nombreuses entreprises, cherche en outre à réduire ses parts en favorisant les privatisations et l’ouverture aux capitaux étrangers. Il encourage également l’emploi de jeunes nationaux (« l’omanisation ») dans le but de réduire un taux de chômage estimé à 12% de la population active.

Politique extérieure

Oman entretient des liens privilégiés avec la Grande-Bretagne, longtemps présente en Oman, et les Etats-Unis, garants de la sécurité du pays (accord de défense de 1980, accord de libre-échange en 2006).

La diplomatie omanaise est fondée sur des principes de non-ingérence, de neutralité et d’indépendance dont elle n’a pas dévié depuis 1970 et qui expliquent la relative discrétion de Mascate sur les questions régionales.

Relations avec les pays du Golfe et dossiers régionaux

Yémen
Oman, qui possède une frontière longue de 288 km avec ce pays, manifeste un intérêt tout particulier pour une sortie de crise rapide. Les risques de débordements sécuritaires dans la province du Dhofar ne sont pas à écarter.

Iran
Oman est le seul pays du Golfe à entretenir des relations suivies et cordiales avec l’Iran. Les deux pays partagent évidemment des intérêts stratégiques (détroit d’Ormuz), mais Téhéran a également aidé les Omanais, dans les années 1970, à venir à bout de la rébellion du Dhofar. Le Sultanat encourage l’insertion régionale et joue un rôle actif dans la reprise du dialogue entre Téhéran et les capitales occidentales, notamment depuis l’arrivée au pouvoir de Barak Obama à Washington (organisation de rencontres, parfois à Mascate directement). Dans ce contexte, Oman a accueilli très favorablement l’accord du 14 juillet 2015. Il soutient l’action du Président Rohani, et s’apprête à intensifier son commerce bilatéral avec Téhéran, notamment dans le domaine des hydrocarbures. L’accord commercial portant sur la construction d’un gazoduc sous-marin et l’exportation vers Oman de gaz naturel iranien vient ainsi d’aboutir en avril mais aucune date pour le début des travaux n’est encore annoncée.

Israël / Palestine
Des pays de la péninsule arabique, Oman avait été le seul à approuver les accords de Camp David. Cette attitude conciliante et constructive n’a pas cessé. Des représentations commerciales ont été ouvertes (puis fermées) à Mascate qui abrite, aujourd’hui encore, la seule enceinte régionale réunissant Arabes et Israéliens, le Middle East Desalination Research Center (MEDREC).

Afrique / Asie
L’ouverture vers les mondes africain et asiatique ancienne se traduit aujourd’hui par des relations économiques et humaines fortes avec l’Inde (présence de plus de 700 000 Indiens expatriés, création en juillet 2010 d’un fonds d’investissement doté de 98 millions de dollars), la Chine (qui achète entre le tiers et la moitié du pétrole brut omanais), la Corée et la Thaïlande.

Lutte contre la piraterie
Si les autorités omanaises ont montré leur bonne volonté en déployant rapidement des moyens lorsqu’elles recevaient des alertes, la marine royale omanaise limite ses interventions à ses eaux territoriales.

Mise à jour : 23.09.16


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