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Présentation

Données générales

Nom officiel : Nouvelle-Zélande – Aotearoa (« la terre du long nuage blanc », nom maori du pays)
Nature du régime : Monarchie parlementaire.
Chef de l’Etat : la reine Elizabeth II, représentée depuis le 31 août 2011, par le Gouverneur général de Nouvelle-Zélande, M Jeremiah Mateparae.
Chef du Gouvernement : M. John Key, Premier ministre.

Données géographiques

Superficie : 269 652 km².
Capitale : Wellington.
Villes principales : Auckland, Christchurch, Dunedin, Hamilton.
Langues officielles : anglais, maori et langue des signes néo-zélandaise.
Langue courante : anglais (96%), maori (4,6%).
Monnaie : dollar néo-zélandais (0,629 euro pour un 1 NZD au 01/01/2016).
Fête nationale : 6 février (Waitangi Day).

Données démographiques

Population : 4,6 millions d’habitants (juin 2015) dont 67,6% d’européens néo-zélandais, 14,6% de Maoris, 9,2% d’asiatiques et 6,9% d’îliens du Pacifique.
Densité : 16 hab / km².
Croissance démographique : 1,9 % (2015).
Espérance de vie : 80,8 ans (83 ans pour les femmes et 79,3 pour les hommes).
Taux d’alphabétisation : 100 %.
Religions : 55% de chrétiens (protestantisme, anglicanisme, catholicisme), 1,5% de bouddhistes, 0,8% de musulmans et 0,2% de juifs.
Indice de développement humain (2013) : 0,910 (7ème / 187 pays).

Données économiques

PIB (2014) : 149 milliards d’euros.
PIB par habitant en PPA (2013) : 34 826 USD.
Taux de croissance nominal : 3,5% (2014).
Taux de chômage (2015) : 6 %.
Taux d’inflation (2014 T4) : 0,8 %.
Solde budgétaire (2014-15) : -1,8% du PIB.

Principaux clients : Chine (20%), Australie (18%), Union européenne (9%), Etats-Unis (8,5%), Japon (6%), Royaume-Uni, Corée du Sud.
Principaux fournisseurs : Chine (17%), Union européenne (12%), Australie (12%), Etats-Unis (9,4%), Japon (6%), Malaisie, Allemagne, Singapour.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 7,4 %.
  • industrie : 25,5 %.
  • services : 64,5 %.

Exportations de la France vers la Nouvelle-Zélande (2014) : env. 447 M euros.
Importations françaises de Nouvelle-Zélande (2014) : env. 397 M euros.

Consulat de France : Wellington.
Communauté française en Nouvelle-Zélande (2014) : 4035 inscrits à l’ambassade (9000 estimés).
Communauté néo-zélandaise en France : quelques centaines de personnes.

Pour plus d’informations : http://www.mfe.org/index.php/Portails-Pays/Nouvelle-Zelande

Politique intérieure

La Nouvelle-Zélande est une monarchie constitutionnelle sans constitution formelle. La reine Elisabeth II est représentée par un Gouverneur général, Sir Jeremiah Mateparea (ancien commandant des forces armées de Nouvelle-Zélande) nommé en février 2011 et qui a pris ses fonctions le 31 août 2011. Un nouveau Gouverneur général devrait être nommé à l’été 2016.

Le Parlement est monocaméral. La Chambre des Représentants comprend 121 députés. L’ancienne chambre haute, le Conseil législatif, a été supprimé en 1951. Les 25 ministres qui composent le gouvernement sont des députés issus de la majorité constituée au Parlement. Les élections législatives se tiennent tous les trois ans selon un mode de scrutin proportionnel plurinominal ; les prochaines élections auront lieu en septembre 2017. La vie politique du pays est dominée par deux grands partis : le parti National et le Labour (ou parti Travailliste).

Le Premier ministre, M. John Key, a été reconduit dans ses fonctions pour un troisième mandat à la suite de la victoire de sa formation, le parti National, lors des dernières élections législatives du 20 septembre 2014. Avec 47% des voix remportées, soit 60 sièges sur 121, le parti National n’emportait pas la majorité absolue ; M. Key a ainsi reconduit l’alliance sortante des trois autres petites formations, deux partis conservateurs, le Parti ACT et United Future New-Zealand (1 siège chacun), et le parti Maori (2 sièges) pour former la majorité au Parlement.

Le troisième gouvernement Key conserve comme priorité l’économie et les finances et met l’accent sur les axes de travail suivants : amélioration des services publics et réforme du secteur de l’éducation, logement social, ressources naturelles et retour à l’excédent budgétaire. Le Premier ministre est également ministre du Tourisme, second secteur économique du pays qui emploie 10 % de la population et représente 5% du PIB (3M de touristes par an). Le Premier ministre a organisé une consultation publique proposant de changer le drapeau national : deux votes fin 2015 ont permis de sélectionner un nouveau design avec la « Fougère argentée » en alternative au drapeau actuel ; le choix final (statu quo ou adoption du nouveau drapeau) aura lieu par référendum en mars 2016.

Situation économique

La Nouvelle-Zélande se caractérise par un niveau de développement socio-économique parmi les plus élevés du monde occidental. Au terme des profondes réformes économiques menées dans les années 80, le PIB par tête a crû de 1,7% par an dans les années 90 et de 2,3% par an sur la période 2000-2007. Le pays a ensuite subit le contrecoup de la crise financière mondiale (2008-2009) puis du tremblement de terre de Christchurch en février 2011, qui ont tous deux provoqué de courtes récessions. Depuis fin 2011, l’économie a repris le chemin d’une croissance robuste, de l’ordre de 3% par an en moyenne (+3,5% en 2014), à la suite de l’accélération de la reconstruction post-sismique, de l’investissement des entreprises et des dépenses des ménages. La croissance devrait cependant prendre un rythme plus modéré en 2016 (à 1,9%) avant de se redresser en 2017 (à 2,3%).

Les réformes structurelles engagées par la Nouvelle-Zélande au cours des quinze dernières années lui ont permis de devenir un marché largement ouvert au monde mais éloigné des grands courants d’échange et de petite taille (4,6 millions d’habitants). Si l’économie néo-zélandaise a su se diversifier (le tourisme, la production cinématographique et le secteur vinicole sont désormais des secteurs de pointe de son économie), la Nouvelle-Zélande demeure fortement dépendante de ses exportations (principalement du lait, de la viande, des produits issus des industries forestières, de l’horticulture et de la pêche). Le secteur exportateur est très spécialité à la fois sectoriellement (60% de produits agricoles dont 20% de produits laitiers) et géographiquement (la Chine et l’Australie absorbe respectivement 20 et 18% des ventes), avec une réputation de qualité qui lui assure un positionnement compétitif.

En 2014, la Chine était devenue le premier partenaire commercial de la Nouvelle-Zélande, devant l’Australie ; elle est retombée à la deuxième place en 2015. Les exportations vers l’Asie enregistrent un développement rapide depuis 25 ans. L’Union européenne est le troisième partenaire économique et commercial de la Nouvelle-Zélande. Le gouvernement mise sur le développement des liens commerciaux à l’échelle mondiale, tissant un important réseau d’accords de libre-échange, d’abord avec l’Australie en 1983 puis avec ses principaux partenaires régionaux tels que Singapour (2001), la Chine (2008) ou encore la Corée du Sud (2015).

Les investissements étrangers occupent une place importante dans l’économie du pays. Le stock d’investissements étrangers dont bénéficie la Nouvelle-Zélande s’élève à 64,3Mds€ en 2013. La présence australienne est très largement dominante, avec 62% du total ; viennent ensuite les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Les investissements détenus par les pays de la zone Asie-Pacifique (APEC) s’élèvent à 85% du total, bien que la Chine, premier partenaire commercial du pays, reste un investisseur modeste (540M€ en 2013).

Le taux de chômage, resté faible jusqu’en 2007 (inférieur à 4%, le plus bas de l’OCDE), a fortement augmenté, atteignant 7,1% en 2009 puis 7 % en 2010 avant d’amorcer une baisse à 6,5% en 2011 ; il est redescendu à 5,7% fin 2014.

Le budget 2013-14, volontairement conservateur, s’inscrit dans la continuité d’une trajectoire qui a été fixée il y a plusieurs années de réduction progressive du déficit afin de parvenir à un surplus en 2015 (la dette publique nette est modérée, de l’ordre de 26,5% du PIB, l’objectif du gouvernement est de la ramener à 20% d’ici 2020).

Politique étrangère

La Nouvelle-Zélande mène une diplomatie caractérisée par son orientation commerciale et son engagement en faveur du multilatéralisme, en témoigne l’obtention, en octobre 2014, d’un siège de membre non-permanent au Conseil de Sécurité des Nations unies (CSNU) pour le biennum 2015-2016.

L’Océanie est au cœur des priorités de Wellington, qui lui consacre une part importante de son activité diplomatique et de son aide au développement. Elle a annoncé en septembre 2015 vouloir consacrer 1 M NZ$ (soit environ 660 M€) d’aide pour le Pacifique sur trois ans. Elle contribue aux efforts de règlement des crises régionales, le plus souvent aux côtés de l’Australie, dans le cadre du Forum des Iles du Pacifique (FIP), comme aux Iles Salomon (RAMSI), aux Iles Fidji (suspension du FIP en 2009) et aux Tonga en 2006 (intervention armée). Elle est par ailleurs l’un des membres fondateurs de la Communauté du Pacifique (CPS), principale organisation régionale d’aide au développement.

Avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande s’est engagée dans un processus d’approfondissement des relations bilatérales avec comme objectif la création à terme d’un marché commun, le Single Economic Market, dont les négociations ont été lancées en 2009.

La diplomatie néo-zélandaise est mobilisée en vue de la signature d’accords de libre-échange avec les pays d’Asie et du Pacifique. Après la signature d’un accord avec Hong Kong, la Malaisie ainsi qu’avec la Corée du Sud (mars 2015), la Nouvelle-Zélande est partie à l’Accord Transpacifique avec 11 autres pays (TPP). Elle a également fait de l’ouverture de négociations d’un ALE avec l’Union européenne l’une de ses priorités.

Dans le cadre des missions de lutte contre le terrorisme international, l’armée de terre néo-zélandaise avait déployé 210 hommes en Afghanistan (province de Bamiyan) entre 2003 et 2013. Le gouvernement a engagé le retrait de ses personnels combattants au printemps 2013, retrait désormais achevé. Depuis, la présence néo-zélandaise en Afghanistan se compose de 8 personnels concourant à la formation des officiers de l’armée afghane ; la mission est prévue jusqu’en décembre 2016.

Des contingents étaient également engagés au Timor-Est (176 hommes de 2007 à 2012 dans le cadre de la Force de stabilisation internationale) et aux Iles Salomon (plus de 80 hommes dans le cadre de la mission régionale d’assistance aux îles Salomon – RAMSI, de 2003 à 2013). Le retrait de l’armée néo-zélandaise de ces deux opérations extérieures est également achevé.

En février 2015, le gouvernement Key a annoncé le déploiement de 143 militaires en mission « non combattante » en Irak. La Nouvelle-Zélande est ainsi engagée depuis mai 2015, aux côtés de l’Australie, dans la formation de l’armée irakienne à Taji. Cet engagement est prévu pour durer deux ans, soit jusqu’à mai 2017.

Mise à jour : 15.01.16


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