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La France et la Nouvelle-Zélande

Brève

Nouvelle Zélande - Entretien de Jean-Marc Ayrault avec son homologue, Murray McCully (Paris, 24 août 2016)

Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, a reçu, le 24 août 2016, son homologue néo-zélandais, M. Murray McCully.

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Présentation

Relations politiques

Les relations entre la France et la Nouvelle-Zélande sont excellentes. Depuis la visite à Paris du Premier Ministre néo-zélandais en 2003, qui a donné un nouvel élan à la coopération, les échanges se sont intensifiés.

La Déclaration conjointe faite à Paris le 8 novembre 2013 par les ministres des Affaires étrangères français et néo-zélandais, qui fait suite à celle du 9 septembre 2011 d’Auckland énonce les quatre domaines de coopération principaux entre nos deux pays : centenaire de la Première Guerre mondiale, climat et environnement, Pacifique et intégration régionale des collectivités françaises et Conseil de sécurité des Nations Unies.

L’ambassade de France en Nouvelle-Zélande (http://www.ambafrance-nz.org) accompagne la communauté de 4.400 Français résidant en Nouvelle-Zélande (on compte 9.000 personnes avec les binationaux et les résidents qui ne sont pas enregistrés). Plus de 60.000 visiteurs et touristes français se rendent chaque année en Nouvelle-Zélande, dont la moitié en provenance de Nouvelle-Calédonie et de Polynésie Française.

Les relations entre la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie se sont renforcées à la faveur de l’affectation et de l’action d’un « Délégué pour la Nouvelle-Calédonie » au sein de l’ambassade de France à Wellington depuis novembre 2012. Son rôle principal consiste à représenter, promouvoir, et pérenniser les intérêts de la Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Zélande, ses attributions intéressant les secteurs politique, économique, culturel et éducatif, et scientifique et technique.

Visites

La visite du Premier ministre, M. Manuel VALLS, en Nouvelle-Zélande les 1er et 2 mai 2016 – premier déplacement d’un chef du gouvernement français depuis 25 ans – a marqué la haute qualité de la relation entre nos deux pays. En 2011, le ministre des Affaires étrangères s’était rendu en Nouvelle-Zélande où il avait notamment participé au « Dialogue Post-Forum » du Forum des îles du Pacifique.

Le Premier ministre néo-zélandais, M. John Key, a quant à lui effectué une visite en France en juillet 2016 à l’occasion notamment des célébrations de la fête nationale et de l’invitation des troupes néo-zélandaises à défiler sur les Champs-Elysées, où il s’est entretenu avec le Président de la République et le Premier ministre. Auparavant, M. Key s’était rendu en visite officielle en France en septembre 2013 et était également présent lors de l’ouverture de la Conférence Paris-Climat 2015. Le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais s’est rendu en France en novembre 2013, mars 2015 et août 2016.

Les relations se renforcent dans le Pacifique où la France est présente à travers ses trois collectivités territoriales : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna. A l’occasion d’une visite en juillet 2012, le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, Murray McCully, a réaffirmé l’excellence de la relation entre son pays et la Nouvelle-Calédonie ; une nouvelle visite pourrait avoir lieu en 2016. Il s’est également rendu en Polynésie française en décembre 2013.

Les premières visites officielles des Présidents des exécutifs calédonien et polynésien en Nouvelle-Zélande en juillet 2005 ont constitué un signal fort pour l’insertion régionale de nos collectivités. La Nouvelle-Zélande a d’ailleurs soutenu en 2006 l’accession de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française au statut de membre associé, et celle de Wallis-et-Futuna au statut d’observateur au sein du Forum des Iles du Pacifique, l’organisation politique et de coopération de la région.

Les objectifs de la France et de la Nouvelle-Zélande convergent en Océanie. La France souhaite renforcer l’insertion de ses collectivités du Pacifique dans leur environnement régional, politique qu’appuie la Nouvelle-Zélande. La tenue régulière depuis 2003 des Sommets France – Océanie, dont la quatrième édition a eu lieu en novembre 2015 à Paris, autour du Président de la République, permet d’approfondir cette politique.

Relations économiques

Les flux commerciaux bilatéraux, de l’ordre de 800M€ par an en moyenne depuis 10 ans avec des montants comparables pour les exportations et les importations, ont connu une augmentation significative en 2015 pour s’établir à 1,1 Md€. La Nouvelle-Zélande est notre 59e client et notre 64e fournisseur. L’excédent commercial, de l’ordre de 300 M€ en 2015 en faveur de la France, place la Nouvelle-Zélande au 28e rang des surplus bilatéraux (55e en 2014).

Nos exportations sont essentiellement industrielles et dominées par les « grands contrats », aéronautiques en particulier. Alors qu’elles s’élevaient à 497M€ en 2014, elles ont enregistré un record de plus de 700 M€ en 2015. Ces exportations sont essentiellement composées de produits de l’industrie manufacturière, notamment des biens d’équipements, des équipements mécaniques, des matériels électriques, électroniques et informatiques, du matériel de transport (automobiles, avions). Les industries agroalimentaires et les industries pharmaceutiques françaises obtiennent également de bons résultats sur le marché néo-zélandais.

Nos importations, essentiellement agricoles et agro-alimentaires, sont contenues, depuis 2005, dans une fourchette de 320 à 400 M euros. Les exportations néo-zélandaises sont concentrées sur deux grands secteurs : les produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture et les produits des industries agroalimentaires (les viandes de boucherie et les produits laitiers). On observe cependant une diversification progressive des exportations néo-zélandaises vers notre pays.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Le français est la première langue étrangère enseignée dans le système scolaire néo-zélandais (47.000 apprenants), malgré la croissance de l’espagnol et la progression de certaines langues asiatiques. Le programme d’assistants de langue en France permet chaque année à une trentaine de jeunes Néo-Zélandais de découvrir notre pays et notre langue. Les Visas « Vacances-Travail » (VVT), destinés aux 15-30 ans, permettent aux jeunes des deux pays de travailler ou de séjourner dans le pays visité pour une durée maximum d’un an. La Nouvelle-Zélande est, pour les jeunes Français, une destination très attractive, puisque plus de 8 000 s’y rendent aujourd’hui chaque année. Les sections bilingues francophones d’Auckland et les trois principales alliances françaises (à Wellington, Auckland et Christchurch) participent du dynamisme de l’enseignement du français en Nouvelle-Zélande.

Dans le secteur culturel, les partenariats sont actifs dans les domaines de la littérature, avec deux résidences d’écrivains à Menton et à Wellington, du cinéma (Festival du Film français), ainsi que des technologies créatives et de l’art contemporain (résidences d’artistes). La coopération en matière sportive est également importante, dont le rugby constitue le trait d’union entre nos deux pays.

Le Fonds d’amitié France / Nouvelle-Zélande, administré par un comité bilatéral indépendant, sélectionne chaque année des projets soutenant et promouvant le dialogue culturel entre nos deux pays (échanges culturels, scolaires, sportifs, universitaires…) et alloue une bourse d’excellence pour des étudiants désireux de poursuivre leurs études dans le pays partenaire. Plus d’information sur : http://www.nz-franceff.com/index.html

La demande néo-zélandaise de voir retourner les « têtes maories » conservées dans les musées français a été satisfaite par le gouvernement français. Une première cérémonie a été organisée en mai 2011 au musée Te Papa à Wellington à l’occasion du retour de la première tête en provenance du musée de Rouen en présence d’une délégation du Sénat. Les autres « Toi Moko » ont été restitués en janvier 2012.

La coopération scientifique entre les deux pays a toujours été dynamique, les aires d’excellence étant très compatibles (agronomie, biotechnologies, ressources marines, environnement et biodiversité, sciences de la terre et risques naturels, nanotechnologies, …). Les échanges scientifiques sont soutenus dans le cadre du programme scientifique commun "Dumont d’Urville" (http://www.campusfrance.org/fr/dumont programme Hubert Curien, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-scientifique/partenariats-scientifiques/partenariats-scientifiques-bilateraux/article/partenariats-hubert-curien-phc, finançant à part égale la mobilité des chercheurs entre les deux pays (une cinquantaine de projets depuis 2005) qui a fêté ses 10 ans l’an passé.

La recherche dans le Pacifique, sur des problématiques propres à la région, est aussi encouragée par la France à travers le Fonds de coopération économique, sociale et culturelle pour le Pacifique (2 à 4 projets entre la Nouvelle-Zélande et les collectivités françaises du Pacifique sont soutenus chaque année par le « Fonds Pacifique »).

Coopération de défense et commémorations

Les relations militaires bilatérales continuent de se renforcer au bénéfice de l’ensemble de l’Océanie. Les dernières consultations politico-militaires se sont tenues en mars 2016 à Wellington. Les visites régulières de personnalités permettent un contact de haut niveau entre nos forces dans le Pacifique et les forces armées néo-zélandaises. Nos armées sont amenées à coopérer régulièrement, en particulier pour la mise en œuvre de l’accord FRANZ (France, Australie, Nouvelle-Zélande) lors d’interventions humanitaire et de secours en cas de catastrophe naturelle dans la région, comme ce fut le cas en faveur de Tonga en 2014, du Vanuatu en 2015 et de Fidji en 2016, tous trois touchés par des cyclones.

La fraternité d’armes forgée durant la première guerre mondiale est très vivante. Un accord relatif à la "mémoire partagée" a été signé lors de la visite en France de Mme Clark, Premier ministre, en juin 2004. Les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale tiennent une place importante dans notre relation bilatérale et permettent de rendre hommage aux 106 000 soldats néo-zélandais engagés, dont 18 500 furent tués et 41 500 blessés. Le Secrétaire d’Etat aux Anciens combattants et à la mémoire s’est rendu en Nouvelle-Zélande en novembre 2013 afin de préparer ces commémorations, et son homologue est venu en France en 2013 et 2015.

En 2016, des troupes néo-zélandaises ont défilé sur les Champs-Elysées à l’occasion de la fête nationale. Les commémorations de la bataille de la Somme marquent également cette année (point fort le 15 septembre à Longueval). Par ailleurs, un projet d’édification par la France d’un monument commémoratif au sein du National War Memorial Park de Wellington est en cours de conception et sera inauguré en 2018.

Mise à jour : 29.08.16

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