Présentation

Données générales

Nom officiel : République fédérale du Nigéria
Nature du régime : république fédérale
Chef de l’Etat : Muhammadu Buhari (élu le 28 mars 2015)

Données géographiques

Superficie : 923 773 km²
Capitale : Abuja
Villes principales : Lagos, Ibadan, Benin City, Kano, Port Harcourt
Langue officielle : anglais
Langue(s) courante(s) : haoussa, yorouba, igbo
Monnaie : Naira
Fête nationale : 1er octobre

Données démographiques

Population : 182 millions d’habitants (INSEE 2015)
Densité moyenne : 200 hab/km2 (INSEE 2015)
Croissance démographique : 2,8% (ONU 2015)
Espérance de vie : 52 ans (ONU 2015)
Taux d’alphabétisation : 51,1% (Banque mondiale 2014)
Religion(s) : islam, christianisme, religions traditionnelles
Indice de développement humain : 152ème sur 188 (PNUD 2015)

Données économiques

PIB : 481 Mds$ en 2015 (Banque mondiale) Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : services (incluant notamment les services financiers et assurances, le logement, le commerce) : 52%, Agriculture : 22%, Industrie (pétrole et gaz) : 14,4%, autres industries : 11,6% (dont industrie cinématographique et musicale à hauteur de 1,42%).
PIB par habitant : 2 742 USD (FMI 2015)
Taux de croissance : 4,8% (FMI 2015)
Taux de chômage : 9,9% (FMI 2015)
Taux d’inflation : 9,6% (FMI 2015)
Principaux clients : Union européenne (35,6%), Etats-Unis (11,3%), Inde (12,1%), Brésil (10%)
Principaux fournisseurs : Union européenne (23,3%), Chine (21%), Etats-Unis (11,3%), Inde (4,6%)
Exportations de la France vers le Nigéria : 1,3 Mds€ (DGT 2015)
Importations françaises depuis le Nigéria : 2,9 Mds€ (DGT 2015)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/nigeria

Autres données

Indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine 2016 : 36ème sur 54
Classement Doing Business 2017 : 169ème sur 190
Initiative pour la Transparence des Industries extractives : le Nigéria a été déclaré conforme le 1er mars 2011. Echéance de la prochaine validation : juillet 2018
Transparency International 2016 : 136ème sur 176

Consulat (s) de France : Lagos
Communauté française au Nigéria : 1 678 ressortissants français inscrits au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2015 (dont 442 binationaux)
Communauté nigériane en France : 10 000 personnes environ

Politique intérieure

Depuis son investiture le 29 mai 2015, le Président Buhari a mené une politique volontariste de lutte contre le terrorisme et de lutte contre la corruption.
Dans le Nord-Est du pays, le groupe terroriste Boko Haram est affaibli grâce à l’action de l’armée nigériane en lien avec celles des pays voisins. M. Buhari a renouvelé les principaux chefs de l’armée et relancé la collaboration régionale (en particulier avec le Tchad, le Cameroun et le Niger).

Dans le delta du Niger, face à la multiplication des sabotages d’oléoducs par des militants, le gouvernement a déployé l’armée et proposé des négociations. La production pétrolière est revenue à 1,9 million de baril par jour en décembre 2016.
La Middle Belt, région centrale du Nigéria, connait une recrudescence des affrontements entre éleveurs et agriculteurs, et forme le troisième front de la violence dans le pays.

Situation économique

Avec un PIB de 481 Mds$ à la fin 2015, le Nigéria était la 1ère économie d’Afrique et au 24ème rang mondial selon le FMI. Sur 10 ans, la croissance moyenne a atteint 6% par an. Cependant, suite à l’effondrement des prix du pétrole, la conjoncture s’est dégradée et le pays est entré en récession en 2016.

A son arrivée au pouvoir, le Président Buhari a affiché sa volonté de diversifier l’économie afin de développer une croissance plus endogène. Le pétrole et le gaz ne représentent plus que 14,4% du PIB (20 points de moins par rapport à 2003), mais ils représentent encore 90% des exportations et 75% des revenus budgétaires. L’agriculture ne représente plus que 22% du PIB (contre 40 % en 2003). Le pays a connu une révolution manufacturière. Cette transformation dans les secteurs des services et de l’industrie est à l’origine de l’émergence d’une classe moyenne aux revenus mensuels supérieurs à 645$ estimée à une vingtaine de millions de Nigérians. Le pays n’en reste pas moins un des plus inégalitaires du monde avec 22 milliardaires, 34 000 millionnaires et 70% de la population qui vit avec moins d’un dollar par jour.

Le développement de l’emploi des jeunes est un enjeu d’importance. 50% des Nigérians ont moins de 18 ans et le chômage des jeunes pourrait représenter 80% dans certains Etats du Nord du pays. Le président Buhari a pour objectif de créer 3 millions d’emplois par an.

Malgré la conjoncture adverse (glissement de la monnaie, inflation, contraction des réserves de changes), le gouvernement a relancé d’importants chantiers d’infrastructures et a mis en place une aide mensuelle aux plus pauvres. Le Président Buhari a également pris des mesures dans le secteur de l’énergie (soutien aux sociétés de production et distribution d’électricité) et dans le secteur agricole pour relever la production. Cependant, le manque d’orientations politique économique claires lui a plusieurs fois été reproché.

Politique extérieure

Le Nigéria s’est imposé comme un acteur diplomatique de premier plan en Afrique de l’Ouest et au sein de l’Union africaine. Le pays était membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour le biennum 2014-2015.

Sur le continent, le Nigeria fait partie du « Big Five » avec l’Afrique du Sud, l’Egypte, l’Algérie et, depuis l’implosion de la Libye, des prétendants comme l’Ethiopie ou le Kenya.

Au niveau de la sous-région, il contribue à promouvoir la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont le siège est à Abuja et qui constitue un instrument important de son influence en Afrique (la représentante nigériane occupe le poste de commissaire chargée des affaires politiques, de la paix et la sécurité) et dans sa relation avec l’Union européenne. En 2007, le Nigéria a pesé de tout son poids au sein de cette organisation pour que celle-ci refuse de signer dans les délais impartis un Accord de Partenariat Economique (APE) avec l’Union européenne. Aujourd’hui encore, la conclusion de l’APE reste essentiellement suspendue à l’accord du Nigéria.

Le Nigéria est membre de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), l’une des plus anciennes institutions régionales africaine (création en 1964). L’organisation compte 6 pays : le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad, la RCA et la Libye. Son siège est à Ndjamena au Tchad. Cette organisation a été choisie pour être le cadre de la force multinationale mixte de lutte contre Boko Haram.

Engagé en faveur du maintien de la paix depuis les années 1960, le Nigéria est l’un des plus importants contributeurs de troupes aux opérations de maintien de la paix (OMP) des Nations Unies. Le pays participe actuellement à 11 des 16 opérations en cours. Ses contributions majeures sont déployées au sein de la MINUAD au Darfour (1 030 hommes) et de la MINUL au Libéria (838 hommes).
En 2013, le Nigéria a été parmi les premiers Etats africains à déployer des troupes au Mali au profit de la Misma (1 200 hommes), dont il assurait le commandement, puis de la Minusma. Un retrait de ce contingent a été effectué en juillet 2013 (seuls 218 personnels ont été maintenus).

Le litige opposant le Nigéria et le Cameroun concernant la souveraineté surla presqu’île de Bakassi a été tranché par un arrêt de la Cour internationale de Justice du 10 octobre 2002, mais il a fallu attendre 2006 et l’accord de Greentree pour que le Nigéria s’y conforme. La République du Cameroun exerce sa souveraineté, depuis octobre 2013, sur la totalité de la presqu’île.

Enfin, le Nigéria exerce une influence importante sur son environnement régional grâce à son poids démographique et l’importance de sa diaspora, sans oublier la puissance financière de ses banques et le rayonnement de sa production audiovisuelle (troisième producteur de films au monde).

Mise à jour : 20.02.17

Informations complémentaires

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