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Présentation du Nicaragua

Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Nicaragua
Nature du régime : République unitaire dotée d’un régime présidentiel
Chef de l’État : Daniel Ortega


Données géographiques

Superficie : 129 494 km²
Capitale : Managua
Villes principales : León, Granada, Chinandega, Esteli, Rivas, Masaya, Matagalpa
Langue officielle : espagnol
Langues courantes : espagnol, anglais, miskito, sumu, rama (sur la côte caraïbe)
Monnaie : Córdoba
Fête nationale : 15 septembre


Données démographiques

Population : 6,1 millions (2013)
Croissance démographique : 1,74 %
Espérance de vie : 74 ans
Taux d’alphabétisation : 78 % (PNUD 2011)
Religions : catholiques 58,5 %, évangéliques 23 %, autres 2,8 %, sans religion 15,7 % (recensement 2005)
Indice de développement humain : 0,599 ; rang : 129e/187 (PNUD 2012)


Données économiques

PIB (DG-Trésor 2013) : 11,3 Mds $
PIB par habitant (DG-Trésor 2013) : 1 841,7 $

Taux de croissance (DG-Trésor 2013) : 4,2 %
Taux de chômage (FMI 2013) : 6,2 %
Taux d’inflation (DG-Trésor 2013) : 7,4 %
Transferts d’argent des migrants : 10 % du PIB (2013 DG-Trésor)

Solde budgétaire (2013) : -0,9% du PIB
Solde commercial (2012) : -20,6 % du PIB

Principaux clients : États-Unis, Vénézuéla, Canada, Salvador (2011)
Principaux fournisseurs : États-Unis, Vénézuéla, Chine, Costa Rica, Mexique

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 20 %
  • industrie : 24,5 %
  • services : 55,5 %

Exportations de la France vers le Nicaragua : 10,3 M € (2013, douanes françaises)
Importations françaises depuis le Nicaragua : 49,4 M € (2013, douanes françaises)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française au Nicaragua : 650 inscrits au 9 janvier 2013
Communauté nicaraguayenne en France : environ 300 inscrits


Politique intérieure

Le pays se trouve sur l’une des principales artères du trafic de cocaïne entre l’Amérique du sud et les États-Unis et doit donc faire face à la prolifération des mafias narcotrafiquantes centraméricaines mais dans une proportion bien moindre que ses voisins hondurien et salvadorien. Les efforts du gouvernement nicaraguayen permettent à ce stade au pays d’endiguer le trafic et de se prémunir contre la violence liée à ce dernier.

Lors du scrutin présidentiel du 6 novembre 2011, M. Daniel Ortega a été réélu à la magistrature suprême avec plus de 62 % des voix.

Le 4 novembre 2012, le FSLN a remporté 134 des 153 municipalités du pays, avec des scores dépassant 70 %, voire 80 % des voix dans certaines villes. Les partis d’opposition ont dénoncé de nombreuses irrégularités, ainsi que le fort taux d’abstention. Au plan national, avec 80,10 % des suffrages, le FSLN a très largement devancé le Parti libéral indépendant (PLI, 11,34 %) et le Parti libéral constitutionnel (PLC, 6,39 %).


Situation économique

Le Nicaragua dispose de ressources forestières, minérales et agricoles, mais reste très dépendant de l’aide extérieure. Les transferts financiers des migrants représentent également 10 % de son PIB (ils ont dépassé le milliard de dollars en 2012), et le taux d’endettement extérieur du pays reste très élevé.

En dépit de certaines avancées et d’un puissant appui international (initiatives d’annulation de dette PPTE et IADM qui ont ramené la dette publique à 74 % du PIB en 2008, contre 164 % en 2004, très important soutien vénézuélien), le Nicaragua reste encore aujourd’hui l’un des pays les plus pauvres des Amériques. La politique économique rigoureuse du gouvernement lui assure le soutien du patronat local et des organisations financières internationales.

Le Nicaragua dispose de plusieurs points forts : une croissance économique à la hausse depuis 2010 et qui dépasse aujourd’hui les 4 %, une part importante des investissements directs étrangers dans l’économie (7,7 % du PIB), des avantages compétitifs (coûts salariaux faibles, mécanismes d’incitation fiscale), ainsi qu’un bon soutien des bailleurs internationaux et du FMI. Mais les points faibles sont persistants : ils tiennent notamment à l’insuffisante diversification de l’économie et une trop grande dépendance aux exportations. Enfin, la pauvreté est très présente (elle touche 42 % de la population) et les indicateurs sociaux du Nicaragua sont parmi les moins bons d’Amérique latine.

Membre du Système d’intégration centraméricain (SICA), le Nicaragua est lié à l’Union européenne par l’accord d’association UE/Amérique centrale. Il a été le premier pays de l’isthme à ratifier l’instrument (17 octobre 2012) et entend dynamiser ses exportations vers le marché européen afin d’attirer davantage d’investissements. Le même accord a été approuvé par le Parlement européen le 11 décembre 2012. Son volet commercial est appliqué à titre provisoire depuis le 1er août 2013.


Politique extérieure

Le Nicaragua s’oppose régulièrement à ses principaux voisins (le Honduras, le Costa Rica, la Jamaïque et la Colombie) sur des questions de fixation de ses frontières, terrestres comme maritimes. Le 19 novembre 2012, la Cour internationale de justice a décidé à l’unanimité, et de manière définitive, que la Colombie avait la souveraineté sur les îles Alburquerque, Bajo Nuevo, les îlots de l’Est-Sud-Est, Quitasueño, Roncador, Serrana et Serranilla, et a précisé le tracé de la frontière maritime unique délimitant le plateau continental et les zones économiques exclusives du Nicaragua et de la Colombie.

Pour le Nicaragua, ce jugement signifie la reconnaissance de ses droits à la zone économique exclusive et au-delà des 200 milles nautiques de plateforme continentale dans une région riche en pétrole et autres minéraux.

Les relations extérieures du Nicaragua ont également été marquées, depuis novembre 2010, par le différend frontalier avec le Costa Rica, autour du dragage du Rio San Juan par les autorités nicaraguayennes.

Le tracé de ce fleuve, qui constitue la frontière entre les deux États, devient imprécis à son embouchure, dont la configuration évolue au gré des dépôts d’alluvions. Le litige a été porté par le Costa Rica tout d’abord devant l’OEA, puis devant la Cour internationale de justice, qui a émis des mesures conservatoires en mars 2011, dans l’attente d’un jugement sur le fond.

L’Union européenne est le premier partenaire au développement du Nicaragua. Plus de 30 % de l’aide communautaire destinée à l’Amérique centrale bénéficie à ce pays, qui reçoit une aide publique au développement équivalente à 11,5 % de son PIB.

Le Nicaragua a adhéré à l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) en 2007. Le Vénézuéla est devenu un partenaire incontournable du Nicaragua, notamment via le programme Petrocaribe, qui appuie les programmes sociaux nicaraguayens. Le Président vénézuélien Nicolás Maduro, accompagné de trois ministres, s’est rendu le 1er juin 2013 à Managua afin de renforcer la coopération avec le gouvernement de Daniel Ortega.

Le Nicaragua entretient des relations de coopération privilégiées avec la Russie, notamment en matière de sécurité et de lutte contre le crime organisé. Les liens entre les deux pays se sont encore renforcés à l’occasion de la visite du Ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov à Managua fin avril dernier.


Mise à jour : 14.05.14

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