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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Nauru
Nature du régime : Démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : M. Baron Waqa, Président de la République

Données géographiques

Superficie : 21,3 km²
Capitale : Yaren
Principaux districts : Denigomudu, Meneng, Aiwo, Boe, Yaren
Langue(s) officielle(s) : Nauruan, anglais
Langue(s) courante(s) : Nauruan
Monnaie : dollar australien (1 dollar australien = 0,714 euro, taux de chancellerie du 16/02/2017)
Fête nationale : 31 janvier

Données démographiques

Population : 10 222 habitants (Banque mondiale 2015)
Densité (2011) : 473 hab. / km²
Espérance de vie : 65,70 ans
Croissance démographique : 0,5% (Banque mondiale 2015)
Religion : christianisme (2/3 protestants, 1/3 catholiques).

Données économiques

PIB : 100,46 M USD (Banque mondiale 2015)
PIB par habitant : 7767 USD (Banque asiatique de Développement, 2012)
Taux de croissance : 2,8 % (Banque mondiale 2015)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 23% (CPS, 2011)
Taux d’inflation : -8,3% (Banque mondiale 2015)
Balance commerciale (2005) : -28,7 M AUSD
Principaux clients : Australie 5,36 MUSD ; Japon 4,8 MUSD ; République de Corée 4 MUSD ; Nouvelle-Zélande 3,18 MUSD (source : OMC 2016)Australie 43,35 MUSD ; Japon 2,61 MUSD ; Nouvelle-Zélande 1,12 MUSD (Source : OMC 2016).Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2007) :

  • Agriculture : 13,8%
  • Industrie : 8,5%
  • Services : 77,7%

Exportations de la France vers la République de Nauru : peu significatives
Importations françaises depuis la République de Nauru : peu significatives

L’Ambassadeur de France en résidence à Suva est accrédité auprès de la République de Nauru : http://www.ambafrance-fj.org

Politique intérieure

Nauru est une démocratie parlementaire. Le Parlement de Nauru est composé de dix-neuf membres élus pour trois ans. Le Parlement élit un président parmi ses membres, lequel nomme un Cabinet de cinq à six personnes. Le président est à la fois chef de l’Etat et chef du gouvernement. Le système politique du pays se rapproche du bipartisme libre (système Westminster), les deux principaux partis étant le Parti démocratique et le Parti de Nauru.

Entre 1999 et 2004, une série de votes de défiance et d’élections conduisent les deux partis à diriger le pays en alternance. M. Marcus Stephen (Parti de Nauru), élu à la présidence de la République en 2007, est réélu le 1er novembre 2010, au terme d’une année de crise institutionnelle ayant entraîné la mise en place de l’état d’urgence.

Le 10 novembre 2011, le Président Stephen fait annoncer, par lecture d’une lettre aux députés, sa démission, sur fond d’enquêtes pour corruption

Le Parlement désigne pour lui succéder M. Freddie Pitcher, ancien ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Environnement aussitôt visé par une motion de censure du même Parlement. M. Sprent Dabwido, ancien ministre des Télécommunications du gouvernement Stephen devient président de la Républiqueà une courte majorité (neuf voix contre huit).

M. Dabwido se fixe alors comme objectif majeur de modifier la constitution pour remédier à l’instabilité politique du pays. S’il ne parvient pas à imposer l’élection du président de la République au suffrage universel direct, il obtient la création d’un dix-neuvième siège de député.

En mai 2012 toutefois, estimant ne plus être en mesure de gouverner, le Président Dabwido décide de révoquer la totalité de son gouvernement et nomme de nouveaux ministres issus de l’ancienne opposition.

C’est le début d’une période de forte instabilité qui dure un an et oblige M. Dabwido à déclarer l’état d’urgence pour permettre, notamment, l’adoption du budget.

La dissolution du Parlement, prononcée le 23 mai par son nouveau président donne lieu à des élections au terme desquelles M. Baron Waqa devient Président de la République. M. Waqa constitue son gouvernement dès le lendemain de son élection.
Il prend dès le début 2014 des décisions très controversées largement considérées comme une reprise en main, par l’exécutif, du système judiciaire nauruan.

En mai 2014, trois membres de l’opposition, dont l’ancien ministre des Affaires étrangères, le Dr. Karen KIEKE sont expulsés du Parlement, accusés d’avoir critiqué dans la presse internationale (Radio Australia) les décisions intervenues dans le système judiciaire et mis en cause les conditions de séjour des demandeurs d’asile du camp de rétention australien installé sur l’île (Nauru est l’un des deux lieu choisi par l’Australie pour la mise en place de ses centres régionaux de traitement des demandes d’asile et accueille à ce titre environ 1200 réfugiés). Deux autres députés de l’opposition, qui avaient protesté contre l’exclusion de leurs collègues font l’objet d’une mesure identique, laissant seulement trois parlementaires face à une majorité de 11 (le Parlement compte 19 membres).

Toujours début 2014, le gouvernement de Nauru décide de multiplier par 40 (de 200 à 8 000 dollars australiens) le prix dont doit s’acquitter tout journaliste étranger demandant un visa pour se rendre sur l’île. Cette somme importante n’est pas remboursable en cas de refus de visa ; elle a de fait dissuadé la plupart des organes de presse d’envoyer des journalistes sur place.

Le gouvernement nauruan décide également de suspendre l’accès à plusieurs réseaux sociaux, dont Facebook, seul espace de liberté où étaient évoquées les conditions de séjour des demandeurs d’asile (il n’y a pas de journaux à Nauru).

Enfin, début octobre 2015, le Parlement nauruan adopte une loi punissant de sept ans de prison toute personne qui se rend coupable de déclarations « susceptible de porter atteinte à la défense nationale, à la sécurité publique, à l’ordre public, à la morale publique ou à la santé publique ».

En avril 2016, le gouvernement augmente le montant des frais d’inscription pour être candidat aux élections parlementaires à 1 400 USD afin de limiter le nombre de candidats d’opposition. A la suite de protestations, les frais d’inscription sont fixés à 360 USD et le parlement est dissout. Les élections législatives du 9 juillet 2016 conduisent à la réélection du Baron Waqa.
Nauru n’a à ce jour ratifié que quatre des neuf principales conventions internationales en matière de droits de l’Homme (convention contre la torture, convention sur l’élimination de toutes les discriminations faites aux femmes, convention relative aux droits de l’enfant, convention relative aux droits des personnes handicapées).

Situation économique

La surexploitation du phosphate et la crise financière des années 1990 ont durement frappé l’économie du pays. Certains des actifs nauruans à l’étranger, dont plusieurs immeubles en Australie, ont été saisis par General Electric Capital (GEC), société à laquelle Nauru avait emprunté 250 millions de dollars et qu’il n’a pu rembourser.
La République de Nauru est aujourd’hui l’un des Etats les plus pauvres au monde et figure toujours en 2016 sur la liste des Etats et Territoires Non Coopératifs (ETNC) faisant l’objet d’une mise à jour annuelle par l’OCDE (7 pays au total)

En juillet 2005, le Forum des Iles du Pacifique a répondu à la demande d’assistance du gouvernement de Nauru et mis en place un plan de secours, le PRAN (« Pacific Regional Assistance to Nauru ») qui apporte une assistance technique sectorielle (notamment dans les domaines de la justice, des finances publiques, de l’aménagement du territoire et des relations extérieures). Compte tenu des progrès économiques accomplis depuis, les dirigeants ont mis un terme au PRAN à l’issue du Sommet du Forum organisé à Cairns en août 2009.

La modernisation des infrastructures a permis de reprendre l’exploitation du minerai en 2008 et généré de nouveaux revenus, la reprise des exportations bénéficiant en outre d’une hausse des cours du phosphate. La Banque asiatique de Développement a conclu en 2009 à la viabilité commerciale de l’exploitation des réserves secondaires de phosphates, estimées à 1 milliard de dollars sur vingt ans.

Aujourd’hui, la mise en place d’alternatives à l’exploitation du phosphate ainsi que le développement des revenus issus des redevances de pêche apparaissent comme les préalables à la réduction de la pauvreté dans l’île. Des efforts sont entrepris afin de mettre en place un Etat moderne avec des services publics performants, le développement d’un secteur privé compétitif et productif et la résorption de la dette publique.

Doté de ressources agricoles limitées, Nauru importe 90% des biens alimentaires consommés dans l’île.

L’installation du centre régional de traitement des demandes d’asile à Nauru par le gouvernement australien a entrainé des investissements important et génèrent des revenus liés à son entretien qui permettent une relative amélioration de la situation économique du pays.

Politique étrangère

L’Australie, ancienne puissance de tutelle, demeure le principal partenaire et pourvoyeur d’aide au développement de la République de Nauru. En partenariat avec le Secrétariat du Forum des Iles du Pacifique et la Banque asiatique de Développement, elle appuie financièrement la « Stratégie nationale de développement durable » du gouvernement nauruan. L’Australie assure également une importante assistance technique au sein des ministères (dans le domaine des finances, des affaires étrangères, de l’éducation et de la santé) et des entreprises publiques.

Nauru abrite un camp de rétention australien pour les demandeurs d’asile (centre régional de traitement). Ouvert en 2001 dans le cadre de la « Pacific Solution » et fermé en 2008, il a été rouvert en 2012. Les conditions dans lesquelles les réfugiés y sont hébergés suscitent de nombreuses critiques des organisations de défense des droits de l’homme comme du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

La Nouvelle-Zélande qui est également un des principaux donneur a annoncé en septembre 2015 suspendre son aide à la justice (1,1 millions de dollars par an) en raison des dérives antidémocratiques du gouvernement et de la gestion opaque de ces camps de rétention des migrants.

Les relations avec l’Union européenne se sont renforcées depuis l’admission en 2000 de Nauru dans le groupe des pays ACP. L’enveloppe de programmation du 11e FED (2014-2020) se monte à 2,4 millions d’euros, avec une priorité accordée aux énergies renouvelables.

Nauru est l’un des rares Etats ayant reconnu l’indépendance de la région sécessionniste géorgienne d’Abkhazie. Lors de sa tournée en Océanie en février 2012 le ministre russe des Affaires étrangères, M. Serguei Lavrov, a annoncé une aide de 10 M USD (8,15 M€) pour des projets d’infrastructures portuaires et de maintenance d’avions. Il a nié tout lien entre cette aide et la reconnaissance de l’Abkhazie.

Nauru est membre du Commonwealth, de l’Organisation des Nations unies (depuis 1999) et de plusieurs organisations régionales : Forum des Iles du Pacifique (FIP), Communauté du Pacifique (CPS), Programme régional océanien de l’environnement (PROE), Forum pour le Développement des Iles du Pacifique (FDIP), Sparteca - South Pacific Regional Trade and Economic Cooperation Agreement. Nauru a intégré l’Office International pour les Migrations (OIM) le 6 décembre 2011. Nauru a présidé entre 2012 et 2014 l’Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS), organisation intergouvernementale des Etats côtiers ou insulaires, à New York.

La République de Nauru est devenu le 189e Etat membre du Fond monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale le 12 avril 2016.

Mise à jour : 28.02.17

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