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Présentation

Présentation

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Données générales

Nom officiel : République de Nauru
Nature du régime : Démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : M. Baron Waqa, Président de la République


Données géographiques

Superficie : 21,3 km²
Capitale : Yaren
Principaux districts : Denigomudu, Meneng, Aiwo, Boe, Yaren
Langue(s) officielle(s) : Nauruan, anglais
Langue(s) courante(s) : Nauruan
Monnaie : dollar australien (1 dollar australien = 0,695 euro, taux de chancellerie du 16/06/2014)
Fête nationale : 31 janvier


Données démographiques

Population (2012) : 9 378 habitants (source statistiques mondiales)
Densité (2012) : 447 hab. / km²
Espérance de vie : 65,70 ans
Croissance démographique : 1,8%
Taux d’alphabétisation : 99% (estimation 2002 Banque Asiatique de développement)
Religion : christianisme (2/3 protestants, 1/3 catholiques).


Données économiques

PIB (2008) : 72 M USD
PIB par habitant (2012) : 7767 USD (estimation de la Banque Asiatique de Développement)

Taux de croissance (2009) : 4,9% (estimation 2012 Banque Asiatique de Développement)
Taux de chômage (au sens du BIT) (2005) : 13,1%
Taux d’inflation (2009) : 2,3%
Balance commerciale (2005) : -28,7 M AUSD

Principaux clients : Canada, Allemagne, Inde, République de Corée
Principaux fournisseurs : Australie, Fidji, Allemagne, République de Corée, Etats-Unis

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2007) :

  • services : 77,7%
  • agriculture : 13,8%
  • industrie : 8,5%

Exportations de la France vers la République de Nauru : peu significatives
Importations françaises depuis la République de Nauru : peu significatives

Consulat(s) de France : http://www.ambafrance-fj.org


Politique intérieure

Nauru est une démocratie parlementaire. Le Parlement de Nauru est composé de dix-huit membres élus pour trois ans. Le Parlement élit un président parmi ses membres, lequel nomme un Cabinet de cinq à six personnes. Le président est à la fois chef de l’Etat et chef du gouvernement. Le système politique du pays se rapproche du bipartisme libre (système Westminster), les deux principaux partis étant le Parti démocratique et le Parti de Nauru.

Entre 1999 et 2004, une série de votes de défiance et d’élections conduisent les deux partis à diriger le pays en alternance. M. Marcus Stephen (Parti de Nauru), élu à la présidence de la République en 2007, est réélu le 1er novembre 2010, au terme d’une année de crise institutionnelle ayant entraîné la mise en place de l’état d’urgence.

Le 10 novembre 2011, le Président Stephen fait annoncer, par lecture d’une lettre aux députés, sa démission, sur fond d’enquêtes pour corruption. Un mois auparavant, l’ancien ministre et chef de file de l’opposition, M. David Adeang, avait fait publiquement lecture d’un document présenté comme la transcription d’un courriel entre le Président du gouvernement et un industriel taïwanais spécialisé dans l’achat de phosphate. Un passage du courriel concernait une demande spécifique de la part de M. Stephen pour qu’une « commission » lui soit versée si l’affaire en négociation (vente de vingt cinq mille tonnes de phosphate) aboutissait. M. Adeang avait poursuivi son offensive avec le dépôt d’une motion de censure contre M. Stephen. Ce dernier a préféré démissionner avant qu’elle ne soit débattue.

L’assemblée a élu pour lui succéder M. Freddie Pitcher, ancien ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Environnement. Elle a, cependant, adopté cinq jours plus tard une motion de censure à son encontre et fait élire M. Sprent Dabwido, ancien ministre des Télécommunications du gouvernement Stephen. Celui-ci, qui venait de rejoindre l’opposition, a pu bénéficier d’une courte majorité de neuf voix contre huit.

M. Dabwido s’était fixé comme objectif majeur de modifier la constitution pour remédier à l’instabilité politique du pays. Afin de prévenir les futurs blocages institutionnels, il souhaitait le vote d’un amendement selon lequel le Président du Parlement ne serait désormais plus choisi parmi les parlementaires, qu’il n’a pas obtenu, et la création d’un 19ème siège de député qu’il est parvenu à faire adopter. En mai 2012, devant les difficultés rencontrées pour faire avancer ces réformes, le Président Dabwido a décidé de renvoyer la totalité de son gouvernement avec lequel il estimait ne plus pouvoir travailler en confiance et a nommé de nouveaux ministres issus de l’ancienne opposition.

Depuis février 2013 et le rejet d’une motion de censure par le Parlement à une étroite majorité (9 voix contre 8), le gouvernement de Nauru s’est trouvé confronté à une nouvelle crise politique caractérisée par plusieurs départs de ministres : le 7 février 2013, en pleine session parlementaire, M. Kieren Keke, jusqu’alors ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur, de la Santé et des Sports, a présenté sa démission sans en préciser les motifs. Le 11 février 2013, l’ancien Président, M. Marcus Stephen, qui était en charge du portefeuille des entreprises, du commerce et de l’industrie ainsi que de l’environnement, était limogé par le Président Dabwido, pour un motif encore inconnu. Début mars 2013, le ministre des Finances, M. Roland Kun, a démissionné à son tour. L’équipe gouvernementale s’est trouvée réduite à trois membres y compris le Président. M. Dabwido a nommé en urgence deux nouveaux ministres, M. Shadlog Bernicke à la Santé et M. Aloysius Amwano à l’Education.

Le Président du Parlement, M. Ludwig Scotty, a annoncé le 1er mars 2013 la dissolution de l’assemblée et la tenue d’élections législatives anticipées. Deux jugements de la Cour suprême ont invalidé cette décision suite à des recours de l’opposition. Le Parlement a cependant été dans l’incapacité de délibérer, le boycott des séances par les partisans du Président Dabwido rendant impossible le quorum minimum pour le faire. M. Cotti a démissionné et l’assemblée a finalement été dissoute le 23 mai par son nouveau Président, M. Godfrey Thoma. L’état d’urgence a été déclaré par M. Sprent Dabwido pour permettre, notamment, l’adoption du budget.

Les électeurs nauruans ont élu leurs nouveaux représentants le 8 juin 2013, renouvelant l’assemblée d’environ un tiers (six nouveaux députés dont une femme, Mme Charmaine Scotty, cousine par alliance de M. Ludwig Scotty). Si M. Dabwido a fait partie des personnalités réélues, les 19 parlementaires lui ont préféré M. Baron Waqa comme Président de la République et ont reconduit M. Ludwig Scotty au poste de Président du Parlement. M. Waqa a d’emblée insisté sur la nécessité d’un retour à la stabilité politique. Il a constitué son gouvernement dès le lendemain de son élection. Celui-ci comprend six ministres, y compris lui-même, et Mme Charmaine Scotty qui aura en charge l’éducation, les services intérieurs et la gestion foncière.


Situation économique

Nauru a longtemps suscité l’envie de ses voisins du Pacifique grâce à ses gisements de phosphates qui lui ont valu, jusqu’aux années 1980, l’un des PIB par habitant les plus élevés au monde. L’épuisement des réserves primaires a cependant entraîné, à partir de 2003, la faillite économique du pays.

En juillet 2005, le Forum des Iles du Pacifique a répondu à la demande d’assistance du gouvernement de Nauru et mis en place un plan de secours, le PRAN (« Pacific Regional Assistance to Nauru ») qui apporte une assistance technique sectorielle (notamment dans les domaines de la justice, des finances publiques, de l’aménagement du territoire et des relations extérieures). Compte tenu des progrès économiques accomplis depuis, les dirigeants ont mis un terme au PRAN à l’issue du Sommet du Forum organisé à Cairns en août 2009.

La modernisation des infrastructures a permis de reprendre l’exploitation du minerai en 2008 et généré de nouveaux revenus, la reprise des exportations bénéficiant en outre d’une hausse des cours du phosphate. La Banque Asiatique de Développement a conclu en 2009 à la viabilité commerciale de l’exploitation des réserves secondaires de phosphates (estimées à 1 Md de dollars sur 20 ans).

Aujourd’hui, la mise en place d’alternatives à l’exploitation du phosphate ainsi que le développement des revenus issus des redevances de pêche apparaissent comme les préalables à la réduction de la pauvreté dans l’île. Des efforts sont entrepris afin de mettre en place un Etat moderne avec des services publics performants, le développement d’un secteur privé compétitif et productif et la résorption de la dette publique.

Doté de ressources agricoles limitées, Nauru importe 90% des biens alimentaires consommés dans l’île.

Certains des actifs nauruans à l’étranger, dont plusieurs immeubles en Australie, ont été saisis par Général Electric Capital (GEC), société à laquelle Nauru avait emprunté 250 millions de dollars et qu’il n’a pu rembourser.

La République de Nauru est aujourd’hui l’un des Etats les plus pauvres au monde et figure sur la liste grise des paradis fiscaux établie par l’OCDE le 2 avril 2009.


Politique étrangère

L’Australie, ancienne puissance de tutelle, demeure le principal partenaire et donateur d’aide au développement de la République de Nauru. En partenariat avec le Secrétariat du Forum des Iles du Pacifique et la Banque Asiatique de Développement, l’Agence de Développement Australienne (AUSAID) appuie financièrement la « Stratégie nationale de développement durable » du gouvernement nauruan. L’Australie assure également une importante assistance technique au sein des ministères (dans le domaine des finances, des affaires étrangères, de l’éducation et de la santé) et des entreprises publiques.

En août 1993, Nauru a signé avec l’Australie le « Compact of Settlement » (NACOS). L’accord, qui porte sur la réhabilitation des mines de phosphate exploitées avant l’indépendance par des compagnies australiennes, prévoit le financement par Canberra d’un fonds de compensation de 25 M euros sur 20 ans (1993-2013).

Nauru abritait un camp de rétention australien pour migrants clandestins ouvert en 2001 dans le cadre de la « Pacific Solution » et fermé en 2008 par le gouvernement travailliste de M. Kevin Rudd. Celui-ci a été rouvert en 2012 par le gouvernement –également travailliste- de Mme Julia Gillard. Les conditions dans lesquelles les immigrés illégaux y sont hébergés suscitent de nombreuses critiques des organisations de défense des droits de l’homme et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

La « République de Chine » (Taïwan) est également l’un des principaux partenaires économiques de Nauru. Les deux pays entretiennent des relations diplomatiques depuis 1980, seulement interrompues entre 2002 et 2005 au profit d’un éphémère rapprochement avec la Chine populaire.

Les relations avec l’Union européenne se sont renforcées depuis l’admission en 2000 de Nauru dans la catégorie des pays ACP. L’enveloppe de programmation, au titre du 10ème Fonds Européen de Développement (2008-2013), se monte à 2,9 M euros dont 85% sont consacrés à des projets dans les domaines des énergies renouvelables.

Nauru est l’un des rares Etats ayant reconnu l’indépendance de la région sécessionniste géorgienne d’Abkhazie. Lors de sa tournée en Océanie en février 2012 le ministre russe des Affaires étrangères, M. Serguei Lavrov, a annoncé une aide de 10 M USD (8,15 M euros) pour des projets d’infrastructures portuaires et de maintenance d’avions. Il a nié tout lien entre cette aide et la reconnaissance de l’Abkhazie.

Nauru est membre du Commonwealth, de l’Organisation des Nations unies (depuis 1999) et de plusieurs organisations régionales (Forum des Iles du Pacifique, Communauté du Pacifique Secrétariat (CPS), Pacific Island Development Forum (PIDF), Sparteca -South Pacific Regional Trade and Economic Cooperation Agreement). Nauru a intégré l’Office International pour les Migrations (OIM) le 6 décembre 2011. Nauru préside depuis 2012 l’Alliance des petits Etats insulaires (AOSIS), organisation intergouvernementale des Etats côtiers ou insulaires, à New York.


Mise à jour : 23.07.14

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