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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Namibie
Président de la République : M. Hage GEINGOB (depuis le 21.03.2015)

Données géographiques

Superficie : 824.270 km2
Capitale : Windhoek
Villes principales : Windhoek, Rundu, Walvis Bay, Swakopmund, Grootfontein, Katima Mulilo
Langue officielle : Anglais
Langues courantes : Anglais, Oshivambo (langue maternelle de 49 % de la population), Afrikaans (11 %), Nama - Damara , Herero, Rukavango, Allemand (2%), Tswana
Monnaie : Dollar namibien (NAD). 1 € : 15,25 NAD au 12/07/2016), parité fixe avec le rand sud-africain
Fête nationale : 21 mars (Fête de l’Indépendance).

Données démographiques
(Banque Mondiale et PNUD, 2015)

Population : 2 460 000
dont Ovambo 49,8 %, Kavango 9,3 %, Damara 7,5 %, Herero 7,5 %, Blancs 6,4 %, Nama 4,8 %, Métis 4,1 % (estimations en fonction de la langue principale du foyer).
Densité : 3 hab./km²
Croissance démographique : +2,3 % par an
Espérance de vie : 64,7 ans à la naissance
Taux d’alphabétisation : 76,5%
Religions : Chrétiens (85 %, dont environ 50% de Luthériens), Animistes (15 %)
Indice de développement humain : 0,628 - 126ème pays sur 188 .

Données économiques
(BM, 2015)

PIB : 11,55 Mds USD courants
PIB par habitant : 4660 USD courants
Taux de croissance : 6% en moyenne en 2013 et 2014, 4,5% en 2015, 4,3% attendus en 2016
Taux de chômage : 29.6 % de la population active en 2014
Taux d’inflation : 3,4% en 2015, 5,2 % prévus en 2016 (FMI)
Solde budgétaire : - 6,0% en 2015/2016, -4,3% prévus en 2016/2017.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 6,7 % ;
  • industrie : 30,4 % ;
  • tertiaire : 62,9 % Exportations de la France vers la Namibie (ventes aéronautiques comprises) : 10 722 376 € en 2015 (Douanes françaises) Importations françaises depuis la Namibie (ventes de minerais comprises) : 176 910 945 € en 2015 (Douanes françaises) Principaux fournisseurs : Afrique du Sud (69,7 %), Suisse (6 %), Chine (4%) Principaux clients : Afrique du Sud (17,4 %)

Consulat de France : Consulat général de France à Johannesburg
Communauté française en Namibie : 239 immatriculés (31/12/2015) dont 28% de double-nationaux.

Politique intérieure

La SWAPO, forte de sa légitimé historique, rassemble environ les ¾ des suffrages à tous les scrutins depuis 1999.
Elle a encore renforcé sa domination lors des cinquième élections démocratiques du 28 novembre 2014, engrangeant 80% des voix (74% en 2009) aux législatives, contre 4,8 % pour la Democratic Turnhalle Alliance (3,1% en 2009), et 3,5% pour le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP, 11,1% en 2009), issu d’une scission de la SWAPO.
Les élections présidentielles ont été marquées par une victoire encore plus nette du candidat de la SWAPO, le Premier Ministre Hage Geingob (86,7% des voix). Incarnant l’aile modérée du parti au pouvoir (attention prêtée aux investisseurs étrnagers, refus d’une réforme agraire sans indemnisation), M. Geingob est devenu, après son investiture le 21 mars 2015, le premier chef de l’Etat namibien non issu de l’ethnie majoritaire Ovambo (il appartient à la communauté Damara).

La révision de la constitution fin 2014 a renforcé les pouvoirs du Président (nomination de huit députés sur 96), et créé un poste de Vice-Président.

Situation économique

(source : DG Trésor)

Après s’être élevée à 6 % en moyenne en 2013 et 2014, portée par une politique budgétaire expansionniste, une accélération du crédit dans un contexte de taux d’intérêt historiquement bas, et le lancement de plusieurs projets dans les secteurs miniers et immobiliers, la croissance a ralenti l’an passé à 4,5 %. L’activité pâtit en effet de la faiblesse persistante des cours des produits de base (uranium en particulier), du ralentissement des échanges régionaux et de conditions climatiques difficiles, avec une sécheresse marquée, rappelant à cet égard la vulnérabilité externe du pays et le besoin d’accélérer la diversification et l’intégration régionale. Pour 2016, la Banque centrale prévoit une croissance de 4,3 % (4,2 % selon le FMI), un seuil insuffisant pour réduire les inégalités.

Tendanciellement, l’inflation en Namibie suit la trajectoire de variation des prix en Afrique du Sud, 1er fournisseur du pays avec 56 % des importations. Pour autant, différents facteurs domestiques ont tendance à alimenter les pressions inflationnistes, tels que le manque de concurrence dans plusieurs industries -commerce, banques, vente de détails- ou l’accélération des prix immobiliers (+85 % depuis 2009), reflet du déséquilibre entre l’offre et la demande de logements lié à l’urbanisation rapide, accentué dans la période récente par des comportements parfois spéculatifs entretenus par des acheteurs étrangers (Angolais et Sud-Africains notamment). Ayant atteint un point haut en mai et juin 2014, à +6,1 % en g.a, soit au-dessus de la cible 3-6 % de la South African Reserve Bank implicitement suivie par les autorités monétaires namibiennes compte tenu de l’ancrage du dollar namibien au rand (participation à l’aire monétaire commune), l’inflation a graduellement décéléré jusqu’en avril 2015 (+2,9 %), conséquence notamment de la baisse des cours du baril de pétrole, qui compte pour 6,3 % des importations.

Depuis, les pressions inflationnistes sont de nouveau orientées à la hausse du fait de la dépréciation du dollar namibien et de la hausse continue des prix de l’immobilier. Alors que le taux d’inflation s’est établi en moyenne à +3,4 % l’an dernier, il s’élèverait à +5,2 % en moyenne en 2016 selon le FMI.

Au plan externe, le solde commercial est structurellement déficitaire du fait de la faiblesse de l’industrie locale qui contraint le pays à importer l’essentiel des biens consommés. Le déficit s’est encore fortement creusé en 2015, de +43,1 %, à 2,6 Mds USD, son plus haut depuis 10 ans. Transferts douaniers de la SACU inclus, le solde courant s’est sensiblement détérioré dans la période récente pour atteindre -14,9 % du PIB en 2015. A la faiblesse des cours des produits de base, reflet de l’atonie de la demande mondiale en minerais, s’ajoutent, dans la période récente, un niveau soutenu d’importations, souvent peu productives (biens de luxe, dont des automobiles), favorisées par l’accélération du crédit, notamment des prêts à tempérament. En hausse de +19,1 % depuis fin 2015, les réserves de change s’élevaient à 1,8 Md USD début février, soit un niveau suffisant selon les autorités puisque couvrant 5,8 fois la monnaie en circulation, respectant de ce point de vue l’engagement de l’accord monétaire avec l’Afrique du Sud. Conséquence de son ancrage au rand, le dollar namibien s’est déprécié de -25 % par rapport au dollar US en 2015.

L’ancrage du dollar namibien au rand et l’appartenance à l’aire monétaire commune et à la SACU limitent fortement les marges d’action en matière de politique monétaire et douanière. La politique budgétaire apparaît ainsi, de facto, comme le seul véritable outil de politique économique. Après plusieurs années d’excédents, la Namibie affiche depuis la crise financière de 2008/09 des déficits budgétaires réguliers, conséquence de la politique expansionniste mise en œuvre en réponse à l’impact économique et social de la crise. A cette situation adverse s’ajoutent le repli rapide des transferts issus de la SACU (-1,75 % de point de PIB par rapport à 2014/15 et -3,5 % de points de PIB en 2016/17 par rapport à 2015/16), qui représentent 34 % des recettes fiscales, ainsi que les conséquences du ralentissement régulier de l’activité. Pour 2016/17, le déficit budgétaire s’élèverait à -4,3 % du PIB selon les autorités, après -6 % du PIB en 2015/16. Hors transferts des revenus très volatils de la SACU, le déficit s’est nettement détérioré depuis 2012. Il atteindrait -17 % du PIB cette année selon le FMI. Face à cette situation, les autorités sont désormais contraintes de modifier l’orientation de la politique budgétaire via un surcroit de consolidation, qui devrait se matérialiser dans le Budget 2016/17 par des coupes dans les dépenses non-prioritaires, des reports des dépenses en capital les moins productives, une limitation des hausses de salaires dans la fonction publique au taux d’inflation annuel mais aussi par un relèvement de la fiscalité (taxes environnementales, sur l’essence, l’alcool et le tabac). Ces dernières années, la dette publique brute a fortement crû, de 15,9 % du PIB en 2010 à plus de 27 % en 2015, soit à un niveau proche du plafond d’endettement fixé par les autorités. Dans ce contexte et alors que le pays demeure réticent à s’endetter auprès des institutions financières internationales, les autorités pourraient reporter les projets d’émission d’obligations prévus pour les prochaines années, d’autant que le contexte d’aversion croissante des investisseurs à l’égard des pays émergents, reflété par la hausse des rendements, appelle à un surcroît de prudence en matière d’émissions. Les dernières émissions d’obligations souveraines ont eu lieu en juin 2015 sur le JSE pour un montant de 800 M ZAR sur 5 et 7 ans.

Au plan monétaire, la Banque centrale poursuit comme objectif principal l’ancrage du dollar namibien au rand. A ce titre, les autorités monétaires tendent à s’aligner sur l’évolution du taux directeur de la South African Reserve Bank, tout en maintenant le taux directeur légèrement au-dessus du taux repo de la SARB. En 2015, la Banque centrale a ainsi procédé à deux hausses de +25 points de base, en février et juin 2015, avant d’accroître de nouveau le taux directeur de +25 pdb en février et avril 2016, en raison de l’accélération des crédits à la consommation. Le taux directeur de la Banque centrale s’établit désormais à 7 %.

Politique extérieure

La Namibie a normalisé ses relations de voisinage au sein de l’Afrique australe, même si des différends frontaliers avec l’Afrique du Sud (gestion du fleuve Orange) et le Botswana (gestion des ressources en eau du fleuve Okavango) demeurent.
La Namibie reste active à l’échelle régionale. Elle contribue aux OMP, notamment en RDC et a accordé 1 million de dollars au fonds fiduciaire pour la Mission Africaine au Mali (MISMA). Elle a rejoint en 2014 pour deux ans le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine. Elle a également présidé d’août 2013 à août 2014 l’organe politique, de défense et de sécurité de la SADC (supervision des élections de sortie de crise en décembre 2013 à Madgascar par exemple).
Longtemps sous tutelle des Nations unies, la Namibie reste attachée à l’action de l’ONU dans la résolution des conflits. La culture de parti de libération de la Swapo amène le gouvernement à rejoindre la fronde contre la domination occidentale sur les dossiers internationaux. La Namibie plaide la cause du Sahara occidental, l’admission de la Palestine comme membre à part entière des Nations unies, ou encore la levée du blocus américain à Cuba.

Un partenariat a été noué à partir de 1992 entre la Namibie et l’Union Européenne. 68 M€ lui ont été alloués dans le cadre du 11ème FED (2014 – 2020). La Namibie a signé et ratifié l’Accord de partenariat économique entre l’UE et la SADC conclu le 15 juillet 2014.

Si la Namibie bénéficie également d’une aide importante des Etats-Unis depuis 2008 au titre du MCA (Millenium Challenge Account), elle développe ses relations avec de nombreux Etats non occidentaux, en particulier avec les BRICS.

Pays côtier et largement désertique, la Namibie est très concernée par les effets du changement climatique et se singularise par l’ambition de son INDC : parvenir à une réduction de 89% des émissions de gaz à effet de serre et à 70% d’énergies renouvelables d’ici 2030.

Mise à jour : 30.11.16


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