Présentation

Relations politiques

La relation bilatérale entre la France et la Namibie est sans nuage. . Elle bénéficie encore du souvenir de l’engagement pris dès 1980 par la France de soutenir le combat de la SWAPO pour l’indépendance. Le centre culturel franco-namibien (CCFN) à Windhoek est une institution binationale, phare de la scène culturelle namibienne et centrale pour notre action d’influence.

Le président Jacques Chirac a effectué une visite d’Etat en Namibie en 1998. Le Président Hifikepunye Pohamba a effectué une visite officielle en France en 2007 et s’est éentretenu avec le Président de la République à Nice en 2010 (en marge du Sommet Afrique-France). Le Président Hage Geingob s’est quant à lui rendu en visite officielle en France en novembre 2016.

La Ministre namibienne de l’environnement a été reçue par le Ministre délégué chargé du développement en octobre 2012. Devenue Ministre des Affaires étrangères, elle a représenté la Namibie au Sommet de l’Elysée en décembre 2013.

La Namibie a accueilli trois ministres français ces dix dernières années : M. de Robien, Ministre des Transports (décembre 2006), M. Bockel, Secrétaire d’Etat à la Coopération et la Francophonie (septembre 2007), Mme Royal, ministre du développement durable et de l’énergie (août 2015). Une délégation de sénateurs du groupe d’amitié France-Afrique Australe a relancé, au cours d’une visite à Windhoek en septembre 2013, les échanges entre les Parlements des deux pays. Le Président du parlement namibien a été reçu au Sénat en 2015.

La Namibie a soutenu l’intervention française au Mali, et a accordé 1 million de dollars au fonds fiduciaire pour la Mission Africaine au Mali (MISMA).

Relations économiques

L’investissement français en Namibie a été marqué par le très important investissement de la société AREVA pour l’exploitation pour la mine d’uranium de Trekkopje (de l’ordre de 1 Md $, soit l’investissement le plus élevé réalisé à ce jour en Namibie). Le projet a néanmoins été suspendu et « mis sous cocon » en octobre 2012 en raison de la faiblesse des cours de l’uranium. D’autres projets miniers d’uranium se développent toutefois dans le pays. Ainsila mine d’uranium d’Husab, exploitée par Swakop Uranium (détenue à 90% par Taurus Minerals Limited of Hong Kong, appartenant à China General Nuclear Power Corporation – CGN, et à 10% par la compagnie nationale Epangelo)a lancé sa production fin 2016.
Les échanges commerciaux bilatéraux sont modestes. Nos exportations sont de l’ordre de 20 M€ par an (sujettes à de fortes hausses en cas de grands contrats). Ces chiffres méritent néanmoins d’être considérés avec prudence, une partie des produits destinés à la Namibie étant enregistrée en direction de l’Afrique du Sud. Nos importations s’élèvent à environ 120 M€ par an, essentiellement de l’uranium et des produits agricoles.

Une mission du MEDEF s’est rendue en octobre 2012 en Namibie avec les entreprises suivantes : Alstom, Bolloré Africa Logistics, EDF, Groupe Cahors (distribution de fluides lato sensu), Nexans (câbles), Saint Gobain PAM (pour canalisations et transport de l’eau) , SolaireDirect, Vinci Construction Grands Projets.

En marge de la COP21, en décembre 2015, a été signé un memorandum d’entente prévoyant la mise à disposition d’un terrain de 8 000ha destiné à la construction d’ un parc éolien de 150MW à 500MW par l’entreprise franco-namibienne Innosun, ainsi qu’un protocole entre l’entreprise Innosun, EDF énergies nouvelles et l’entreprise chinoise CGN, visant à poursuivre le développement et le passage aux énergies renouvelables dans la plus grande partie du pays.

Coopération culturelle, scientifique et technique

De 1991 à 2004, la France a été le 5ème bailleur de fonds de la Namibie, avec 70 millions d’euros de dons, d’assistance technique, et d’aide-projet ; puis le pays passant en Pays à revenu intermédiaire de la Tranche supérieure, plusieurs « Documents-cadres de partenariat » (DCP) ont été signés ; le dernier, s’est terminé en 2011. La coopération bilatérale est aujourd’hui exclusivement portée par le Centre culturel franco-namibien (CCFN), établissement binational inauguré en 1991, qui assure la promotion du français, de la francophonie et des cultures française et namibienne dans toutes leurs expressions.

L’AFD intervient en Namibie depuis 1998. Elle a participé en 2008, aux côtés de la BEI, de la KfW et de l’UE, au financement de l’interconnexion régionale du couloir de Caprivi qui relie les réseaux électriques de la Namibie et de la Zambie, à travers un prêt de 35 M€. L’AFD a octroyé deux garanties de portefeuille ARIZ à la FNB en 2010 et 2014, pour un montant cumulé de 12M€ fin 2010, qui est aujourd’hui engagée à plus de 2,5 M€.

Mise à jour : 03.01.17

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