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La France et le Mozambique

Brève

Mozambique - 40ème anniversaire de l’indépendance (25 juin 2015)

A l’occasion du quarantième anniversaire de l’indépendance, la France adresse ses félicitations aux autorités et au peuple du Mozambique qui, après seize années de guerre civile, a su retrouver la stabilité politique et la voie du développement économique et social.

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Présentation

Relations politiques

La France entretient avec le Mozambique une relation de voisinage ancienne dans l’Océan Indien. Les départements de La Réunion et Mayotte, qui rassemblent environ un million d’habitants sont des vecteurs importants de la coopération bilatérale. La France possède également une vaste zone économique exclusive dans le canal du Mozambique, autour des îles Eparses. Par ailleurs, la France était à la fin du 19e siècle un partenaire commercial majeur du Mozambique (marine marchande, plantations, importations). Les premières représentations diplomatiques et les premiers accords bilatéraux remontent au XIXème siècle.

Dès les premières années de l’indépendance du Mozambique, la France a apporté une aide au développement importante (accord général de coopération signé en 1981, intervention de l’agence française de développement depuis 1981). La France a fait partie des pays associés au suivi du cessez-le-feu de 1990 puis des accords de Rome (1992), qui ont mis fin à la guerre civile. Elle a ensuite accordé une aide alimentaire et a pris une part active au désendettement du pays. La France fait aujourd’hui partie du G19, un groupe informel des bailleurs de fonds qui participent à l’aide budgétaire globale au Mozambique.

La visite du Président Jacques Chirac au Mozambique en juin 1998 a souligné l’importance des relations franco-mozambicaines après le retour à la paix au Mozambique. La visite récente à Paris du Président Armando Guebuza (septembre 2013) a permis, au-delà des enjeux économiques et commerciaux (rencontre avec les entreprises françaises, avec le ministre du Redressement productif et signature d’un important contrat portant sur une trentaine de navires avec les Constructions mécaniques de Normandie), de traiter des questions de sécurité et des relations de voisinage dans l’océan Indien.

- Visites françaises au Mozambique

Président Chirac (29/6/98), ministre des AE (20/7/2002) et des ministres délégués à la coopération : MM. Roussin (1995), Godfrain (1996), Josselin (06/97 et 05/2000) et Wiltzer (10-12/07/03). Missions du CNPF (06/1998 et 05/2000), puis du MEDEF (03/04 et 09/07, mars 2012 et mars 2013 aussi). M. Camdessus, représentant personnel du PR pour l’Afrique, à Maputo en mai 06. Groupes d’amitié France/Mozambique : sénateur Ferrand et député Chassaigne mars 2007, Député Michel Voisin janvier 2010.

Visites les plus récentes : Anne Marie Idrac, Secrétaire d’Etat chargée du commerce extérieur, le 11 et 12 février 2010 ; Nicole Bricq, Ministre du commerce extérieur, les 3 et 4 mars 2014.

- Visites mozambicaines en France

Président Chissano en 2004. Président Guebuza en 2005, en 2006 (visite officielle), en 2007 (Sommet Afrique-France à Cannes), en 2010 (Sommet Afrique-France à Nice).
M.Manuel CHANG, Ministre des finances (le 5 septembre 2013). Le Président Guebuza (le 27 septembre 2013, acompagné de Mme Esperança Bias, Ministre des Ressources minérales, M. Salvador Namburete, Ministre de l’énergie et M. Henrique Banze, Vice-ministre des affaires étrangères et de la coopération). M. Noormahomed, Vice-ministre des ressources minérales (le 9 octobre 2013). Participation du Ministre des affaires étrangères, M. Baloi, et de M. Inroga, ministre de l’industrie et du commerce, au Sommet de l’Elysée en décembre 2013. Visite de Filipe Nyusi, candidat à l’élection présidentielle (août 2014).

Relations économiques

La France n’est, pour l’heure, pas un partenaire commercial majeur du Mozambique (18e client et 15e fournisseur du Mozambique en 2013).

Si les entreprises françaises sont historiquement peu présentes au Mozambique, les exportations françaises (aux trois quart équipement, matériels de transport, produits informatiques, électroniques et optiques, machines industrielles et agricoles) sont en progression depuis 2008. La forte croissance du marché mozambicain suscite de l’intérêt. Des missions du MEDEF se sont rendues à Maputo en mars 2012 et en mars 2013. Les entreprises françaises jouissent d’une bonne réputation et peuvent s’appuyer sur leurs filiales en Afrique du Sud. Un accord de protection des investissements est en vigueur depuis 2006.

Si les opérateurs français sont peu présents dans l’exploration et l’exploitation des gisements offshore, ils sont bien implantés dans les services et fournitures aux grands investisseurs de ce secteur (logistique, services, ingénierie). De nouveaux investissements sont envisagés dans les secteurs hydroélectrique, minier, le transport maritime et les ports, les secteurs avicoles et céréaliers, le tourisme. Des opérateurs réunionnais réussissent dans le secteur agricole (sucre, aquaculture).

L’aide française au développement passe essentiellement par les canaux multilatéraux (l’Union européenne étant le premier bailleur du pays).

L’Agence Française de Développement (AFD) agit au Mozambique depuis 1981. Le volume total des autorisations d’octroi est de 1 milliard d’euros depuis 1981 (dont 300 M€ de dons), principalement dans les secteurs de l’énergie et des transports. L’AFD représente la France au sein du Groupe des bailleurs de fonds (G19), qui coordonne l’aide budgétaire globale. L’AFD est également, depuis juin 2011, le chef de file des bailleurs de fonds sur le secteur de l’énergie.

L’AFD met en oeuvre les Contrats de désendettement-développement (C2D). Le troisième C2D (2010-2014) d’un montant de 18,9 M€ est consacré à l’aide budgétaire globale (10 M€), à l’environnement (8 M€) et à la santé. Un quatrième C2D est en cours de préparation.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Le Centre culturel franco-mozambicain avec un budget annuel de 420 000 € (une subvention française en couvrant la moitié) constitue un des principaux pôles d’attraction de la vie culturelle à Maputo. Il émarge également depuis décembre 2011 à un appel à projet européen PALOP pour 93 996 €. Une librairie de langue française a été inaugurée en octobre 2011. Une alliance française devrait prochainement ouvrir à Matola.

L’école Française de Maputo a vu ses effectifs doubler en trois ans. Cette croissance est due à une conjoncture favorable et à l’introduction du bilinguisme.

Quatre postes d’assistants techniques sont actuellement ouverts (finances, conseiller pour le français auprès du Ministère de l’éducation, appui à la société civile au titre de l’ITIE, partenariat hospitalier dans le secteur de l’anesthésie-réanimation). Un projet FSP de 0,9 M€ portant sur la gouvernance locale et les finances publiques est en cours d’exécution.

Coopération décentralisée

La coopération décentralisée se développe : coopération du Conseil général de la Seine-Saint-Denis avec la ville de Matola, accords avec Mayotte (santé), coopération avec les collectivités territoriales de La Réunion, notamment aux plans culturel, éducatif (CIEP de La Réunion), universitaire et militaire.

Plusieurs coopérations tripartites Mozambique-France-Brésil faisant intervenir des acteurs de la coopération décentralisée (Récife, Nantes, Maputo/Matola, la Seine Saint Denis, Garulhos) sont à l’étude.

Coopération de sécurité et de défense

L’accord de coopération militaire entré en vigueur le 21 août 2004 a permis le développement des relations bilatérales portées par les FAZSOI (Forces Armées de la Zone Sud de l’Océan Indien).

Cette coopération se concentre sur l’enseignement du français en milieu militaire, le soutien à la marine mozambicaine, la formation, notamment aux opérations de maintien de la paix ou la participation aux exercices interarmées des FAZSOI. Le Mozambique contribue de manière encore modeste aux opérations de maintien de la paix (OMP) sur le continent africain (Burundi en 2004/2005).

Mise à jour : 04.02.15

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