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Présentation de Maurice

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Maurice
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’Etat : Mme Ameenah GURIB-FAKIM, depuis le 5 juin 2015
Chef du gouvernement : Sir Anerood JUGNAUTH, depuis le 14 décembre 2014

Données géographiques

Superficie : 1 865 km²
ZEE : 1,1 million de km2 (1,7 million de km2 avec ses revendications territoriales).
Capitale : Port-Louis
Villes principales : Quatre-Bornes, Curepipe, Rose-Hill
Langues officielles : anglais, français
Langues courantes : créole, anglais, français
Monnaie : la roupie mauricienne (1 € = 38,95 MUR au 6 janvier 2016)
Fête nationale : 12 mars (indépendance du Royaume-Uni en 1968)

Données démographiques

Population : 1,26 million d’habitants (Banque mondiale, 2014)
Densité : 635 habitants/km²
Croissance démographique : 0,4 % (Banque mondiale, 2014)
Espérance de vie : 74 ans (Banque mondiale, 2013)
Taux d’alphabétisation : 87,9 % (Banque mondiale, 2014)
Religions : hindouisme (52 %), christianisme (30 %), islam (17 %), bouddhisme (1 %)
Indice de développement humain : 63 ème rang mondial sur 188 pays (PNUD 2015), premier des pays africains

Données économiques

PIB : 12,63 Mds $ (Banque mondiale 2014)
PIB par habitant : 9 630 $ (Banque mondiale 2014)
Taux de croissance : 3,4 % (2015). Le FMI prévoit 4 % en 2016.
Taux de chômage : 8 % (2015)
Taux d’inflation : 3,2 % (Banque mondiale, 2014)
Principaux clients (en 2014) : Royaume-Uni, France, Emirats arabes unis, Etats-Unis, Italie.
Principaux fournisseurs (en 2014) : Inde, Chine, France, Afrique du Sud, Vietnam.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
Secteur primaire (agriculture) : 5,5 %
Secteur secondaire (industrie) : 25,3 %
Secteur tertiaire (services) : 69,2 %

Exportations de la France vers Maurice (en 2015) : 344 M€.
Importations françaises depuis Maurice (en 2015) : 270 M€.

Section consulaire : Port-Louis
Communauté française à Maurice : 10 589 Français inscrits au registre au 31/12/2014, dont 5 874 binationaux.
Près de 400 000 touristes français de passage à Maurice en 2015 (sur le million de touristes).
Communauté mauricienne en France : environ 50 000 personnes.

Politique intérieure

Arrivé au pouvoir en décembre 2014, l’alliance « Lepep » est une coalition comprenant le Mouvement socialiste militant (MSM) de Sir Anerood Jugnauth, le « Muveman Liberater » d’Ivan Collendavelloo (scission du MMM) et le Parti mauricien social-démocrate (PMSD) de Xavier-Luc Duval. Cette coalition de circonstance a très largement remporté les élections législatives de décembre 2014 (51 sièges sur 69) face à l’alliance des deux plus grands partis historiques, le Mouvement militant mauricien (MMM) de Paul Bérenger et le Parti travailliste (PTr) de Navin Ramgoolam, qui envisagaient un partage des rôles dans le cadre d’une constitution révisée.

Sir Anerood Jugnauth a été nommé premier ministre le 14 décembre 2014. Figure historique de la politique mauricienne, il avait déjà occupé ce poste de 1982 à 1995 (période du « miracle économique » mauricien), puis de 2000 à 2003, puis été président de la République de 2003 à 2012, avant de démissionner pour rejoindre l’opposition. Conformément à ses promesses de campagne et soutenu par une opinion publique excédée par les dérives de la précédente équipe, le gouvernement a ouvert de nombreuses enquêtes et engagé des poursuites judiciaires contre l’ancien premier ministre Navin Ramgoolam et contre des entreprises suspectées d’avoir bénéficié d’avantages indus.

Mme Ameenah Gurib-Fakim est devenue présidente de la République en juin 2015. Issue de la société civile, Mme Gurib Fakim est une scientifique renommée, spécialiste des plantes. Elle est la première femme à occuper des fonctions présidentielles (essentiellement honorifiques) à Maurice.

Situation économique

Fondé au départ sur des « piliers » rémunérateurs et d’intelligents réinvestissements (sucre, tourisme, textile, services financiers) l’économie mauricienne est aujourd’hui très diversifiée. Elle a passé le cap de l’extinction (en 2009) du « protocole Sucre » avec l’Union européenne, sur lequel s’était fondé son développement à partir des années 70.

Lors de la campagne électorale de décembre 2014, les nouveaux dirigeants mauriciens ont promis au pays un « deuxième miracle économique » après celui des années 80. L’objectif est de faire figurer Maurice parmi les « pays à revenus élevés » en 2020 (15 000 $/hab/an contre 9 630 aujourd’hui), ce qui supposerait une croissance de 5 % par an dans les années à venir. Le succès de cette politique dépendra en grande partie des décisions d’investissement du secteur privé, alors que des grands groupes mauriciens sont à la recherche de croissance en Afrique continentale, le marché mauricien étant devenu trop étroit pour assurer leur diversification et leur développement.

Le pays bénéficie d’un bon bilan de la saison touristique 2015 (+11%). Ces résultats sont le fruit d’une stratégie déjà ancienne de diversification des marchés émetteurs (Chine, Inde) et d’un effort de communication récent sur les marchés traditionnels européens (où les touristes se détournent de destinations traditionnelles désormais touchées par le terrorisme islamiste). Les secteurs des services financiers et les TIC sont également porteurs.

Un solde commercial déficitaire

Les exportations de Maurice (hors approvisionnement des bateaux) se sont élevées à 2,1 Md € en 2014, contre 1,8 Md € en 2013. Le principal marché d’exportation est l’Europe (47 %), suivi par l’Asie (22 %), l’Afrique (19 %) et l’Amérique (11 %).
Les importations mauriciennes, elles, ont représenté 4,5 Md € en 2014, contre 4,4 Md € en 2013. Elles proviennent principalement d’Asie (Inde, Chine, Vietnam, Japon, etc.) avec 57% du total, tandis que l’Europe (France, Espagne, Allemagne, Italie, etc.) et l’Afrique (Afrique du Sud, Kenya, Madagascar, Seychelles, etc.) représentent respectivement 23,5 % et 10,7 % des achats de l’île.
Le taux de couverture des importations est resté inférieur à 50 % (47 % en 2014). Le solde commercial est donc déficitaire, de 2,4 Md€ en 2014.

Les rentrées de devises générées par le tourisme, les transports, les services financiers et les revenus des investissements ne compensent qu’en partie ce déficit commercial.

La relance de l’investissement, priorité du gouvernement

L’île dispose d’un climat des affaires attractif pour les investisseurs. En 2016, Maurice occupe à nouveau le premier rang en Afrique (32ème dans le monde) du rapport Doing Business de la Banque mondiale, qui évalue la qualité et l’évolution du climat des affaires de 189 économies. Le FMI prévoit une croissance proche de 4 % en 2016 (avec une inflation inférieure à 3 %).

Le programme d’investissements du secteur public pour les 5 ans à venir (2015-2020) s’établit à 3 Md €, dont 0,93 Md € pour la période janvier 2015 à juin 2016. Des investissements sont annoncés dans les secteurs de l’eau potable et de l’assainissement, de l’énergie, des infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires pour le désenclavement de Rodrigues.

Le gouvernement mauricien intensifie également ses efforts pour rechercher des investisseurs étrangers (tournées en Inde, France, Afrique du Sud, Chine, Arabie saoudite, Australie, etc.) notamment pour promouvoir le développement du port de Port Louis, les activités maritimes, les « smart cities » et les « zones économiques spéciales » dans lesquels Maurice pourrait opérer dans une Afrique aujourd’hui en forte croissance (Ghana, Sénégal).

Politique extérieure

Maurice tient à sa bonne image de modèle politique et économique, de pays stable et sûr, dont dépend sa prospérité.

Sa diplomatie active lui a permis de jouer un rôle international sans rapport avec sa taille. Maurice abrite le siège de la Commission de l’Océan Indien (COI, dont la France est membre) ainsi que le secrétariat général de l’IORA (Association des pays riverains de l’océan Indien). Elle est présente au sein des organisations régionales africaines : Union africaine, SADC (Communauté du développement d’Afrique australe), COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa). Maurice est par ailleurs membre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) comme du Commonwealth.

Très faible émetteur de gaz à effet de serre (0.015% des émissions globales), Maurice est particulièrement vulnérable aux impacts du changement climatique (disparition des plages, diminution des ressources en eau, etc.). Port Louis est depuis plusieurs années active au sein du lobby des « petits Etats insulaires en développement » et fait partie de « l’Alliance des petits Etats insulaires en développement » (AOSIS).

Pour des raisons communautaires, historiques et géographiques, Maurice entretient une relation particulière avec l’Inde. Depuis les années 2000, l’Inde et les autres émergents (Chine, Afrique du Sud) sont devenus beaucoup plus présents dans les échanges économiques. Maurice a conservé une relation très forte, essentielle, avec l’Europe (France, Royaume Uni, institutions européennes), destination de la moitié des exportations mauriciennes. Des relations importantes sont entretenues à divers degrés avec les pays d’Afrique et de l’océan Indien.

La relation bilatérale avec le Royaume-Uni est marquée par le différend de souveraineté sur l’archipel des Chagos. Ce territoire compte 55 îles dont la plus grande, Diego Garcia, est louée par le Royaume-Uni à l’armée américaine. Maurice compte près de 9000 Chagossiens (expulsés de l’archipel dans les années 60 et leurs descendants) et revendique la souveraineté sur l’archipel.

Mise à jour : 22.03.16

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