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Présentation

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Relations politiques

Le Mali et la France entretiennent des relations étroites et confiantes tant pour des raisons historiques et culturelles que du fait de la présence en France d’une importante diaspora malienne.

Les relations politiques comptent depuis 2013 de nombreuses visites bilatérales.

Le 2 février 2013, le Président François Hollande ainsi que le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ont effectué un déplacement au Mali (Sévaré, Bamako, Tombouctou). Tous deux se sont rendus également à la cérémonie d’investiture du président Keïta le 19 septembre 2013 à Bamako.

Le président de la République malienne, Ibrahim Boubacar Keïta, s’est rendu en France à deux reprises depuis son investiture : du 29 septembre au 1er octobre 2013 puis du 2 au 8 décembre 2013 à l’occasion du sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité.

La ministre déléguée des français à l’étranger, Hélène Conway-Mouret, a effectué un déplacement au Mali, les 3 et 4 février 2013. Le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin, s’est rendu à Bamako et Mopti le 18 février 2013, puis à Bamako et Gao les 13 et 14 juin 2013. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu le 7 mars 2013 à Bamako et dans le nord-est du Mali pour une visite aux troupes françaises engagées dans l’opération Serval, puis à nouveau le 31 décembre 2013 à Gao avant de réveillonner à Bamako. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a effectué une visite à Bamako les 4 et 5 avril, ainsi que le 28 mai 2013. Il a également reçu le Premier ministre Oumar Tatam Ly à Paris le 7 février 2014 ainsi que son homologue Abdoulaye Diop le 31 juillet 2014. Le Premier ministre Moussa Mara a été reçu par le Premier ministre Manuel Valls le 30 septembre 2014.

Relations économiques

Commerce bilatéral

Le solde commercial 2012 (303 M €) fait du Mali le troisième excédent commercial de la France dans la Zone franc et le 84ème client mondial français. Les échanges totaux atteignent 311 M€ en 2011, soit 4% de l’ensemble de nos échanges avec la Zone franc.

Nos exportations (301 M€), relativement stables depuis 2011, consistent principalement en produits pharmaceutiques (26%), et produits agricoles et agroalimentaires (25 %). Le Mali confirme sa place de quatrième marché sous-régional pour la France, derrière trois pays du littoral (Sénégal, Côte d’Ivoire et Bénin), malgré son enclavement et son absence de ressources pétrolières. La France reste en 2013 le principal fournisseur du Mali (11,2% du total des importations maliennes).

Concentrées à 70% sur les produits agricoles et agroalimentaires, les importations françaises en provenance du Mali restent très faibles (9.9 M€ en 2012).

Investissements directs étrangers (IDE) et présence française

Le Mali accueille un stock net d’IDE de 253 M USD avec un niveau de flux entrants (178 M USD) dirigés notamment vers le secteur minier (or, prospection minière et pétrolière). Concernant les stocks d’IDE, la Banque de France estime le stock total d’investissements directs français au Mali à près de 70 M€ en 2011, soit le double de 2009. La Mali est ainsi le 117ème pays en termes d’importance de stocks d’investissements français à l’étranger. Les flux d’investissements directs français représentent 6 M€ en 2010 et 15 M€ en 2011. Les IDE sont principalement orientés dans le secteur de la construction et des services d’architecture et d’ingénierie ainsi que dans l’industrie alimentaire et les services financiers.

La France n’est plus le premier investisseur étranger au Mali, compte tenu de la montée des investissements de l’Afrique du Sud (mines), du Maroc (banques et télécom), de la Libye (sous Kadhafi, banques, hôtellerie, distribution d’hydrocarbures et un projet agricole dans le nord de la zone Office du Niger, mais le devenir de ces investissement paraît compromis), voire du Canada et de l’Australie (mines). En 2011, 125 filiales et sociétés à capitaux français ont été recensées. Employant un effectif global de l’ordre de 4 000 salariés, elles sont très majoritairement basées à Bamako. Elles sont essentiellement présentes dans la téléphonie mobile (Orange), la distribution des carburants (Total), les boissons (Castel), les équipements de BTP et électriques (groupe Delmas), le BTP (Razel), la banque (BNP Paribas et Banques Populaires)… Toutefois, si elles n’ont pas ressenti d’impact significatif sur leurs activités (exemple d’Orange), les sociétés françaises ont été déstabilisées par les événements de 2012 qui ont porté un léger coup d’arrêt à leurs investissements.

Coopération franco-malienne

Notre coopération bilatérale a été partiellement suspendue entre mars 2012 et février 2013

En matière de coopération civile, la France était en 2009 le quatrième donateur bilatéral du Mali avec 53,7 M€, soit près de 9 % du total de son aide publique au développement.

Après le coup d’Etat du 22 mars, la France a suspendu toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali, ainsi que son soutien à l’initiative consistant à faire du Mali l’un des pays pilotes de la programmation conjointe européenne.

Elle a en revanche maintenu son aide en faveur de la population, en particulier l’aide alimentaire, ainsi que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme.

Mais cette coopération a repris depuis le 18 février 2013

Le 20 octobre 2012, la France a annoncé aux autorités maliennes sa décision de reprendre sa coopération de sécurité et de défense, afin de soutenir l’Etat malien face aux défis sécuritaires sahéliens.

Le 18 février 2013, le ministre délégué chargé du Développement, Pascal Canfin, a annoncé la reprise de la coopération civile. La relance de notre coopération bilatérale s’est alors articulée autour de trois volets :

  • la mise en œuvre d’un plan d’action d’urgence pour répondre aux besoins les plus immédiats, notamment dans les zones libérées (10 M€ de subventions et 10 M€ de lignes de crédit et garanties ;
  • le décaissement rapide d’une aide budgétaire sur don (15 M€ en 2013) et la remise en route du mécanisme de conversion de dette monétaire (31,6 M€ sur deux ans), afin de soutenir l’État malien et le redémarrage des services publics essentiels ;
  • et la reprise progressive des projets structurels en matière de gouvernance, d’éducation, de santé, de développement rural, d’infrastructures et de soutien au secteur privé, qui doivent être adaptés au contexte de sortie de crise (à l’aide d’une enveloppe de plus de 210 M€ de dons et prêts).

L’ensemble des promesses de financements formulées lors de la conférence de Bruxelles du 15 mai 2013, « Ensemble pour le renouveau du Mali », se chiffre à 3,28 milliards d’euros pour 2013-2014.

La France a annoncé une contribution de 280 millions d’euros sur cette période, dont 60% en dons et 40% en prêts très concessionnels. Cet engagement fait de notre pays le premier bailleur bilatéral du Mali. Pour la période 2014-2016, les engagements prévisionnels de l’Agence française de développement s’élèvent à 260 millions d’euros. Parmi les nouveaux octrois, la France mettra en œuvre un mécanisme de conversion de dette monétaire pour la période 2014-2019, sous la forme d’une aide budgétaire globale en six tranches représentant 64,8 millions d’euros au total. Sont également prévus un prêt concessionnel de 40 millions d’euros et un don en aide budgétaire de 4 millions d’euros dédiés au financement partiel du programme économique et financier du Mali pour les années 2014 et 2015.

Autre volet de la reprise de la coopération, la coopération décentralisée avec le Mali a fait l’objet d’une conférence de mobilisation de ses acteurs le 19 mars 2013 à Lyon. 170 collectivités françaises sont engagées au Mali, pour 300 projets de coopération, dont 150 actions en cours. La coopération concerne 15% des collectivités maliennes. Depuis 2006, ce sont plus de 35 M d’euros qui ont été alloués au Mali par les collectivités françaises au titre de l’aide publique au développement.

En complément de cette aide bilatérale, la France apporte une forte contribution via son aide multilatérale, notamment au Fonds européen de développement, à la Banque mondiale et au Fonds mondial de lutte contre le sida. Ainsi, l’Union européenne a repris sa coopération avec le Mali. La somme totale mise en œuvre par l’Union européenne s’élève à 520 millions d’euros sur la période 2013-2014. Au titre du XIème Fonds européen de développement, l’Union européenne prévoit de consacrer 625 millions d’euros au Mali sur la période 2014-2020. La France contribue pour 17,5% au financement de ce fonds. L’Union européenne et ses États membres coordonnent leur programmation en matière d’aide au développement au Mali au sein du document de programmation conjointe européenne, qui est en cours de finalisation.

En matière de coopération militaire, la France participe à la mission de formation militaire EUTM Mali tandis qu’une mission européenne de conseil et de formation au profit des forces de sécurité intérieure, EUCAP Mali, monte en puissance à Bamako. Outre la mise à disposition de coopérants militaires, la France a également initié et conduit la réalisation de l’Ecole du maintien de la paix de Bamako, et soutient parallèlement l’Ecole militaire d’administration de Koulikoro.

Mise à jour : 27.11.14

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