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Situation au Mali (Q&R- Extrait du point de presse - 8 mars 2013)

Q : Considérez-vous, deux mois après le début de l’intervention au Mali, que la situation sur le terrain est vraiment en voie de stabilisation ?


A : Deux mois après le début de l’intervention française au Mali, en appui des forces maliennes et des troupes africaines, des avancées significatives ont été réalisées.

L’intégrité territoriale du Mali est d’abord en passe d’être pleinement rétablie. Si des combats se poursuivent dans certaines zones du pays, où sont repliés les terroristes, la reprise rapide des grandes villes du Nord a constitué un véritable soulagement pour les populations locales, libérées du joug des groupes extrémistes.

Parallèlement aux efforts de stabilisation menés au Mali, des discussions sont engagées au Conseil de sécurité, en concertation avec nos partenaires maliens et l’ensemble des pays africains, sur la transformation de la MISMA en opération de paix des Nations Unies.

L’amélioration progressive des conditions de sécurité dans le pays rend possible la réouverture du lycée Liberté à Bamako à compter du 11 mars. De même, la poursuite du déploiement des forces africaines au Mali permet aujourd’hui de réduire les zones formellement déconseillées à nos ressortissants au Mali. Un nouveau zonage et de nouvelles consignes de sécurité ont été introduits sur le site "Conseils aux voyageurs".

Le processus politique, qui est au cœur du règlement de la crise malienne, progresse également. A la suite à l’adoption de la feuille de route par le Parlement malien, le 29 janvier dernier, la tenue d’élections libres et transparentes avant la fin du mois de juillet a été annoncée par le Président Traoré. Par ailleurs, la commission nationale de dialogue et de réconciliation a été créée le 6 mars. Nous saluons cette avancée décisive. Elle doit permettre l’établissement d’un dialogue avec tous les représentants des populations du Nord du Mali (élus, société civile dans toutes ses composantes) qui renoncent à la violence et reconnaissent l’intégrité territoriale du pays.

Dans cette phase de stabilisation, c’est enfin sur le volet du développement qu’il convient d’agir, afin de gagner la paix. L’adoption de la feuille de route a permis la reprise progressive de notre coopération civile, notamment celle de l’Agence française de développement avec un portefeuille de projets de près de 150 millions d’euros. La priorité sera donnée au redémarrage de projets permettant d’améliorer les conditions de vie des populations:développement des activités productives, santé, développement rural, eau et assainissement, développement urbain de Bamako, éducation de base, enseignement secondaire et formation professionnelle.

Les collectivités locales françaises, qui entretiennent de nombreux partenariats et des coopérations décentralisées avec le Mali, seront amenées à jouer un rôle important en faveur du développement du pays. Dans cette perspective, le ministre délégué chargé du développement, Pascal Canfin, réunira le 19 mars à Lyon cent villes françaises jumelées avec des villes du Mali.

L’Union européenne se mobilise également fortement, avec près de 250 millions d’euros d’aide budgétaire et de financement de projets de développement. Pour mobiliser la communauté internationale la France et l’Union européenne organiseront à Bruxelles, en mai, une conférence de donateurs pour le développement du Mali. Il s’agit de garantir que des moyens soient disponibles sur le long terme et déployés efficacement, car l’effort engagé devra se prolonger dans la durée. Le Mali va rester un sujet important à l’agenda international des prochains mois. Il sera notamment discuté le 11 mars lors du conseil des ministres européens des affaires étrangères.


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