Situation au Mali (Q&R- Extrait du point de presse du 3 avril 2012)
La France a demandé que le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunisse aujourd’hui au sujet de la situation au Mali afin de soutenir les efforts de la CEDEAO dans la recherche d’une solution, rappeler son attachement à l’unité et l’intégrité territoriale du Mali, appeler la rébellion au Nord Mali à cesser immédiatement les combats et souligner la nécessité que l’ordre constitutionnel soit effectivement et immédiatement rétabli, et condamner les actes terroristes perpétrés par AQMI.
Nous avons proposé un texte dans ce sens à nos partenaires. Les consultations sont en cours.
Entretien d’Henri de Raincourt avec "Radio France Internationale" (Paris, 3 avril 2012)
"La France adopte les mesures nécessaires tant que la situation n’est pas stabilisée pour protéger ses ressortissants. Ils sont à peu près 4.500, c’est la raison pour laquelle le ministre d’État vient d’indiquer qu’il était souhaitable pour les gens dont la présence au Mali n’était pas absolument indispensable, de le quitter, au moins provisoirement, et pour ceux qui, en France, envisagent de se rendre au Mali, de reporter leur déplacement. Nous n’avons aucune menace spécifique en tant que telle, simplement notre responsabilité, c’est de nous soucier en tout premier lieu du sort de nos compatriotes de façon à ce qu’il n’y ait pas de difficulté pour eux."
Situation au Mali - Entretien de Henri de Raincourt avec « Bfm Tv » (Paris, 3 avril 2012)
"La France est membre du Conseil de sécurité de l’ONU donc tout naturellement, c’est notre pays qui a demandé que cette question soit évoquée au Conseil de sécurité. Nous allons, donc, faire une déclaration dans le sens que je viens de vous indiquer c’est-à-dire premièrement la condamnation de la rébellion avec le rappel de notre attachement à l’unité, à l’intégrité territoriale du Mali, deuxièmement bien entendu le respect du calendrier électoral, puisque, je le rappelle, des élections présidentielles doivent avoir lieu prochainement au Mali. Le cessez-le-feu, le dialogue mais ensuite demander à la junte de bien vouloir rétablir immédiatement l’ordre constitutionnel."
Déplacement au Sénégal - Conférence de presse d’Alain Juppé (Dakar, 2 avril 2012)
"Q - La France recommande à ses ressortissants de quitter le Mali. Pourquoi ?
R - Parce que la situation se dégrade très rapidement. Vous savez que nous avons dès le départ condamné ce coup d’État, demandé le retour à l’ordre constitutionnel le plus vite possible et nous soutenons à 100% les initiatives de la CEDEAO."
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