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Mali (Q&R- Extrait du point de presse - 22 mai 2014)

Q - Les rebelles touaregs du MNLA affirment contrôler, outre Kidal, plusieurs autres villes du nord du Mali, dont Ménaka. Est-ce confirmé ? Quelle a été l’attitude des forces françaises et de la Minusma lors des combats opposant le MNLA et l’armée malienne à Kidal, mercredi ? Les déclarations de Bamako sur la présence de "djihadistes" aux côtés du MNLA sont-elles fondées ? Ce revers de l’armée malienne place-t-il le MNLA en position de force pour imposer dans de futures négociations l’option de l’autonomie du nord ?

R - C’est aux Maliens qu’il revient de définir, dans le respect de l’intégrité territoriale du pays, les arrangements institutionnels qui permettront de rétablir durablement la paix. Les décisions du conseil de sécurité des Nations unies exigent que les groupes armés déposent les armes et que les autorités lancent un dialogue inclusif en vue d’un accord de paix global et définitif. Les parties s’y sont elles-mêmes engagées lors de la signature de l’accord de Ouagadougou.

Il est donc essentiel que les hostilités cessent et que des pourparlers inclusifs démarrent.

S’agissant de la situation dans le Nord du pays et l’action de l’opération Serval, je vous invite à interroger respectivement les autorités maliennes et le ministère de la défense. Après les violences survenues à Kidal, nous avons immédiatement demandé que toute la lumière soit faite sur les crimes commis à l’encontre des civils et des représentants du gouvernement malien et que les responsables soient identifiés et traduits devant la justice.

Q - Craignez-vous une réédition des événements de 2012 ? Quel sens faut-il donner à l’offensive du MNLA ? Une nouvelle occupation du nord du Mali est-elle à craindre aujourd’hui ? La France va-t-elle être amenée à intervenir militairement contre le MNLA ?

R - La situation est aujourd’hui très différente de celle de l’année 2012 : l’intervention des forces françaises aux côtés des forces africaines, dans un cadre fixé par les Nations unies, a permis d’affaiblir considérablement les groupes terroristes implantés dans le Nord du Mali et de libérer les populations civiles de leur emprise criminelle. Cette sécurisation a rendu possible la tenue d’élections libres et transparentes et mis en place les conditions d’un redressement économique.

Comme le conseil de sécurité des Nations unies l’a rappelé le 20 mai, il est urgent que les parties reviennent à la table des négociations, afin d’éviter une escalade.

C’est aux Maliens qu’il appartient de mener à bien ce processus de dialogue pour parvenir à un accord de paix global et définitif, dans le respect de l’intégrité territoriale du pays.

S’agissant de votre dernière question, la France soutient l’appel du secrétaire général des Nations unies en faveur d’un cessez-le-feu immédiat.

Q - Est-ce que le gouvernement malien a prévenu la France et la Minusma avant de débuter l’assaut sur Kidal ?

R - L’intention des autorités maliennes de reprendre le contrôle de Kidal avait été publiquement exprimée.

Q - Comment expliquez-vous un tel revers des forces maliennes vu qu’une bonne partie a été formée par la France et la mission européenne ?

R - A travers l’opération EUTM Mali, 23 États membres de l’Union européenne, dont la France, fournissent une contribution très importante à la restructuration des forces armées maliennes.

Quatre bataillons ont été formés depuis le lancement de cette opération, qui n’est pas encore achevée.

Cet effort de long terme ne pourra être objectivement évalué que dans la durée, l’emploi des troupes relevant de la responsabilité des autorités maliennes.


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