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La France et le Mali

Brève

Mali - Décès de deux soldats burkinabè de la MISMA (18 août 2014)

La France condamne cette attaque et présente ses condoléances aux autorités burkinabè, ainsi qu’aux familles des soldats tombés à Ber le 16 août. Nous saluons l’action de la mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali, et l’engagement des pays qui y participent.

Présentation

Relations politiques

Le Mali et la France entretiennent des relations étroites et confiantes tant pour des raisons historiques, culturelles (avec notamment la Francophonie) que du fait de la présence en France d’une importante diaspora malienne.

Les relations politiques comptent depuis 2002 de nombreuses visites bilatérales.

Le 2 février 2013, le Président François Hollande ainsi que le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ont effectué un déplacement au Mali (Sévaré, Bamako, Tombouctou). Tous deux se sont rendus également à la cérémonie d’investiture du président Keïta le 19 septembre 2013 à Bamako.

La ministre déléguée des français à l’étranger, Mme Hélène Conway-Mouret, a effectué un déplacement au Mali, les 3 et 4 février 2013. Le ministre délégué au Développement, M. Pascal Canfin, s’est rendu à Bamako et Mopti le 18 février 2013, puis à Bamako et Gao les 13 et 14 juin 2013. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu le 7 mars 2013 à Bamako et dans le nord-est du Mali pour une visite aux troupes françaises engagées dans l’opération Serval , puis à nouveau le 31 décembre 2013 à Gao avant de réveillonner à Bamako. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a effectué une visite à Bamako les 4 et 5 avril, ainsi que le 28 mai 2013. Il a également reçu le Premier ministre Oumar Tatam Ly à Paris le 7 février 2014.

Le président de la République malienne Ibrahim Boubacar Keïta s’est rendu en France à deux reprises depuis son investiture : du 29 septembre au 1er octobre 2013 puis du 2 au 8 décembre 2013 à l’occasion du sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité.

Les visites bilatérales

Les relations politiques comptent depuis 2002 de nombreuses visites bilatérales.

Le président Touré s’est rendu en France à plusieurs reprises, en 2007, 2008 et a été reçu par le Président de la République en mai 2009. Il s’est rendu au Sommet Afrique – France à Nice les 31 mai et 1er juin 2010, puis à Paris à l’occasion de la cérémonie du Cinquantenaire des indépendances le 14 juillet 2010.

Le Président de la République Nicolas Sarkozy s’est rendu à Bamako le 24 février 2010 à l’occasion de la libération de l’otage français Pierre Camatte. Le ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Kouchner, rendu à Bamako le 27 juillet 2010 dans le cadre de la tournée régionale qu’il a effectuée au Sahel après l’exécution par AQMI de l’otage français Michel Germaneau.

Le ministre de l’Intérieur, le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Coopération se sont également rendus à Bamako à plusieurs reprises entre 2010 et 2012.

Le 2 février 2013, le Président François Hollande ainsi que le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ont effectué un déplacement au Mali (Sévaré, Bamako, Tombouctou) où ils ont été reçus par une population en liesse. Tous deux se rendent également à la cérémonie d’investiture du président Keïta le 19 septembre à Bamako.

La ministre déléguée des français à l’étranger, Mme Hélène Conway-Mouret, a effectué un déplacement au Mali, les 3 et 4 février 2013. Le ministre délégué au Développement, M. Pascal Canfin, s’est rendu à Bamako et Mopti le 18 février 2013, puis à Bamako et Gao les 13 et 14 juin. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu le 7 mars 2013 dans le nord-est du Mali pour une visite aux troupes françaises avant de se rendre à Bamako. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a effectué une visite à Bamako les 4 et 5 avril, ainsi que le 28 mai 2013.

Le président de la République malienne par intérim Dioncounda Traoré s’est rendu à plusieurs reprises en France depuis le début de la crise. Il s’est notamment entretenu avec le président de la République François Hollande le 17 mai 2013.


Relations économiques

Commerce bilatéral

Le solde commercial 2012 (303 M €) fait du Mali le troisième excédent commercial de la France dans la Zone franc et le 84ème client mondial français. Les échanges totaux atteignent 311 M€ en 2011, soit 4% de l’ensemble de nos échanges avec la Zone franc.

Nos exportations (301 M€), relativement stables depuis 2011, consistent principalement en produits pharmaceutiques (26%), et produits agricoles et agroalimentaires (25 %). Le Mali confirme sa place de quatrième marché sous-régional pour la France, derrière trois pays du littoral (Sénégal, Côte d’Ivoire et Bénin), malgré son enclavement et son absence de ressources pétrolières. La France reste en 2013 le principal fournisseur du Mali (11,2% du total des importations maliennes).

Concentrées à 70% sur les produits agricoles et agroalimentaires, les importations françaises en provenance du Mali restent très faibles ( 9.9 M€ en 2012).


Investissements directs étrangers (IDE) et présence française

Le Mali accueille un stock net d’IDE de 253 M USD avec un niveau de flux entrants (178 M USD) dirigés notamment vers le secteur minier (or, prospection minière et pétrolière). Concernant les stocks d’IDE, la Banque de France estime le stock total d’investissements directs français au Mali à près de 70 M€ en 2011, soit le double de 2009. La Mali est ainsi le 117ème pays en termes d’importance de stocks d’investissements français à l’étranger. Les flux d’investissements directs français représentent 6 M€ en 2010 et 15 M€ en 2011. Les IDE sont principalement orientés dans le secteur de la construction et des services d’architecture et d’ingénierie ainsi que dans l’industrie alimentaire et les services financiers.

La France n’est plus le premier investisseur étranger au Mali, compte tenu de la montée des investissements de l’Afrique du Sud (mines), du Maroc (banques et télécom), de la Libye (sous Kadhafi, banques, hôtellerie, distribution d’hydrocarbures et un projet agricole dans le nord de la zone Office du Niger, mais le devenir de ces investissement paraît compromis), voire du Canada et de l’Australie (mines). En 2011, 125 filiales et sociétés à capitaux français ont été recensées. Employant un effectif global de l’ordre de 4 000 salariés, elles sont très majoritairement basées à Bamako. Elles sont essentiellement présentes dans la téléphonie mobile (Orange), la distribution des carburants (Total), les boissons (Castel), les équipements de BTP et électriques (groupe Delmas), le BTP (Razel), la banque (BNP Paribas et Banques Populaires)… Toutefois, si elles n’ont pas ressenti d’impact significatif sur leurs activités (exemple d’Orange), les sociétés françaises ont été déstabilisées par les événements de 2012 qui ont porté un léger coup d’arrêt à leurs investissements.


Coopération franco-malienne

Notre coopération bilatérale a été partiellement suspendue entre mars 2012 et février 2013

En matière de coopération civile, la France était en 2009 le quatrième donateur bilatéral avec 53,7 M€, soit près de 9 % de l’APD mondiale.

Après le coup d’Etat du 22 mars, la France avait suspendu toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali, ainsi que son soutien à l’initiative consistant à faire du Mali l’un des pays pilotes de la programmation conjointe européenne.

Elle a en revanche maintenu son aide en faveur de la population, en particulier l’aide alimentaire, ainsi que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme.

Mais cette coopération reprend progressivement depuis le 18 février 2013

Le 20 octobre 2012, la France a annoncé aux autorités maliennes sa décision de reprendre sa coopération de sécurité et de défense, afin de soutenir l’Etat malien face aux défis sécuritaires sahéliens.

Le 18 février 2013, le Ministre délégué chargé du Développement, Pascal Canfin, a annoncé la reprise de la coopération civile. Dans ce contexte, la relance de notre coopération bilatérale s’articule autour de trois volets :

- la mise en œuvre d’un plan d’action d’urgence pour répondre aux besoins les plus immédiats, notamment dans les zones libérées (10 M€ de subventions et 10 M€ de lignes de crédit et garanties ;

- le décaissement rapide d’une aide budgétaire sur don (15 M€ en 2013 et peut-être 5 M€ en 2014) et la remise en route du mécanisme de conversion de dette monétaire (31,6 M€ sur deux ans), afin de soutenir l’État malien et le redémarrage des services publics essentiels ;

- et la reprise progressive des projets structurels en matière de gouvernance, d’éducation, de santé, de développement rural, d’infrastructures et de soutien au secteur privé, qui doivent être adaptés au contexte de sortie de crise (à l’aide d’une enveloppe de plus de 210 M€ de dons et prêts).

Lors de la conférence des donateurs « Ensemble pour le renouveau du Mali », la France a annoncé une contribution de 280 millions d’euros (dont 60% en dons et 40% en prêts très concessionnels).

Autre volet de la reprise de la coopération, la coopération décentralisée avec le Mali a fait l’objet d’une conférence de mobilisation de ses acteurs le 19 mars 2013 à Lyon. 170 collectivités françaises sont engagées au Mali, pour 300 projets de coopération, dont 150 actions en cours. La coopération concerne 15% des collectivités maliennes. En juillet 2012, un Fonds de solidarité des collectivités françaises pour le Mali et le Sahel a été mis en place pour répondre à l’urgence de la situation. Depuis 2006, ce sont plus de 35 M d’euros qui ont été alloués au Mali par les collectivités françaises au titre de l’aide publique au développement (MAE, conférence du 19 mars 2013 pour la coopération décentralisée avec le Mali).

En complément de cette aide bilatérale, la France apporte une forte contribution via son aide multilatérale. Nos contributions au Fonds européen de développement, à la Banque mondiale et au Fonds mondial de lutte contre le sida font l’objet d’un suivi particulier.

De son côté, l’Union européenne reprend progressivement sa coopération avec le Mali. Le projet de programmation conjointe européenne s’apprête à reprendre. L’UE a engagé un paquet de mesures d’un montant de 341 millions d’euros, dont 225 millions d’aide budgétaire sur deux ans. La somme totale promise à Bruxelles s’élève à 520 millions d’euros.

L’ensemble des promesses de financements formulées lors de la conférence de Bruxelles se chiffre à 3,28 milliards d’euros sur deux ans.

En matière de coopération militaire, la France participe à la mission de formation militaire EUTM Mali tandis qu’une mission européenne de conseil et de formation au profit des forces de sécurité intérieure se prépare (EUCAP Mali). Outre la mise à disposition de coopérants militaires, la France a également initié et conduit la réalisation de l’Ecole du maintien de la paix de Bamako, et soutient parallèlement l’Ecole militaire d’administration de Koulikoro (ENVR).


Mise à jour : 28.04.14

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