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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Malawi
Nature du régime : République Unitaire
Chef de L’état : M. Arthur Peter Mutharika

Données géographiques

Superficie : 118,484 km²
Capitale : Lilongwe
Villes principales : Blantyre, Zomba, Mzuzu.
Langues officielles : anglais, chichewa (langue nationale)
Langue courante : chitumbuka, chiyao, makua, chisena
Monnaie : Kwacha (1MWK= 0,00194 €)
Fête nationale : 6 Juillet

Données démographiques

Population : 16,70 Mhab (2014)
Densité : 177 habitants au km²
Croissance démographique : 3 %
Espérance de vie : 63 ans
Taux d’alphabétisation : 74,8% (Unicef)
Religion : Christianisme (environ 75 %), islam (18%)
Indice de développement humain : 170ème/187 (PNUD)

Données économiques

PIB : 6.565 Md USD (Banque mondiale 2015)
PIB par habitant : 350USD (Banque mondiale 2015)
Taux de croissance : 2.8 en 2015, 3.0 prévus en 2016 (Vanque mondiale)
Taux d’inflation : 21,9 % en 2015(BM), prévision de 19,7% pour 2016 selon le FMI

Principaux partenaires commerciaux : Afrique du Sud, UE, Zambie, Chine
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 33%
  • industrie : 17%
  • services : 50%

Exportations de la France vers le Malawi (2015) : 2,7 M€ (Douanes)
Importations françaises (2015) : 4,9M€ (Douanes)

Plus de données économiques sur : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/malawi

Consulat de France : Ambassade de France à Harare
Communauté française au Malawi : 57 inscrits en 2012
Communauté malawite en France : 35 personnes en 2015

Politique intérieure

Dominé depuis son indépendance, le 6 juillet 1964, par le régime autoritaire de Hastings Kamuzu BANDA et de son parti unique, le Malawi Congress Party (MCP), le Malawi connaît ses premières élections générales libres en mai 1994, remportées par l’United Democratic Front (UDF) de Bakili MULUZI. Le président Muluzi est réélu le 5 juin 1999. Ne pouvant se représenter pour un troisième mandat, il fait élire Bingu Wa MUTHARIKA à la présidence de l’UDF.
Le 5 avril 2012, le Président Mutharika succombe subitement à une crise cardiaque. Son entourage tente de cacher le décès pour faciliter une prise de pouvoir inconstitutionnelle du frère du Président. Toutefois, c’est finalement la Vice-Présidente Joyce Banda qui est investie, conformément à la constitution, le 7 avril 2012. La nouvelle Présidente rétablit les relations, dégradées, avec les bailleurs (série de visites officielles aux Etats-Unis, au FMI et à la Banque Mondiale, à Londres et à Bruxelles) prend des mesures courageuses pour redresser l’économie et choisit le renforcement de la démocratie (en rupture avec une tradition d’autoritarisme et de culte de la personnalité). Elle fait abroger des lois limitant les libertés d’expression, la liberté de la presse, et pénalisant l’homosexualité. Son mandat et cependant entaché par une affaire de détournement de fonds publics (« cashgate »).

Les élections générales de mai 2014 sont marquées par des incidents violents et par la désorganisation du scrutin. Le nouveau Président, Peter Mutharika, issu du parti (DPP) et frère de l’ancien Président, en sort vainqueur avec 36, 4% des voix contre 27, 8% pour L. Chakwera (MCP) et 20,2% seulement pour la Présidente sortante Joyce Banda (PP). En tant que nouveau Président, Peter Mutharika a déclaré son intention de se démarquer du mandat de son frère Bingu Mutharika et d’éradiquer la corruption au Malawi.

Le Democratic Progressive Party ne dispose que d’un quart des sièges au Parlement mais joue sur différents leviers pour rallier une partie de l’opposition. Le DPP s’appuie notamment sur l’UDF fondé par l’ancien Président Muluzi.

Le processus de réforme électorale lancé à la suite des élections de mai 2014 progresse lentement. En février 2016, une Commission de droit spéciale a été créée afin de réviser les lois électorales du pays et de préparer des recommandations ainsi que de nouvelles lois, visant également à amender la Constitution. Le rapport devrait être présenté au premier semestre 2017.

Situation économique

En 2014, la croissance avait accéléré à 5,7 % selon FMI, après 5,2 % en 2013, grâce à de meilleures performances agricoles (tabac, maïs, riz) et une meilleure disponibilité des devises, facilitant le règlement des importations. La croissance a décélérer, en 2015, à 3% et devrait rester à 3% en 2016 selon le FMI avant de rebondir graduellement à 4% en 2017. Cela s’explique par la mauvaise performance du secteur agricole affecté pae des conditions climatiques très difficiles (phénomène El Nino).

Pour mémoire, le FMI avait suspendu l’aide au Malawi en 2014 en raison de l’incapacité des autorités à tenir leurs engagements sur le plan budgétaire et de la révélation du scandale du « cashgate » (détournement de 45M$ d’aide publique par des hauts fonctionnaires ayant entraîné l’arrêt de l’aide budgétaire directe des bailleurs internationaux). Avec une nouvelle politique monétaire et un progrès dans la gestion des finances publiques, le Malawi a réussi à obtenir à nouveau le programme macro-économique du FMI.
L’économie du Malawi repose principalement sur le secteur agricole (tabac, thé, sucre, maïs, arachides, café), qui représente 30% du PIB, plus de 80% des recettes d’exportation, et emploie 85% de la population active. Le secteur minier, relativement faible par rapport aux pays voisins (5.8% du PIB), est en développement (attribution en avril 2009 d’une nouvelle concession d’exploitation d’uranium à une entreprise australienne dans le nord du pays). A noter les importantes réserves de charbon identifiées dans plusieurs sites du pays. Le pays dispose par ailleurs d’un potentiel touristique largement sous-exploité.

Le Malawi souffre de handicaps structurels qui limitent le développement de nouvelles activités : enclavement, faiblesse des infrastructures, marché local restreint, forte concurrence des principaux partenaires commerciaux de la région (notamment de l’Afrique du Sud).

Politique extérieure

Après avoir été mis au ban des nations pendant l’ère Hastings Banda, du fait de la dictature et de ses liens avec le régime de l’apartheid (accord capitaux et armement contre travailleurs), le pays s’est ouvert à la démocratie en 1994 et a normalisé ses relations extérieures dans le nouvel environnement régional et mondial. Du fait notamment de son enclavement et de sa diaspora, le Malawi a toujours gardé de bonnes relations avec ses voisins.

Un conflit perdure avec la Tanzanie au sujet des eaux du lac Malawi ("lac Nyassa" selon la Tanzanie). L’ancien Président mozambicain Joaquim Chissano, médiateur de la SADC pour la crise malgache et président du groupe des anciens chefs d’Etats de la SADC, conduit une médiation entre le Malawi et la Tanzanie au sujet de leur différend frontalier sur la ligne de partage du lac.

Du fait de son statut de Pays Moins Aavancé, le Malawi bénéficie d’une importante aide internationale, dont il est très dépendant (40% du budget). Le pays a connu des difficultés avec certains bailleurs de fonds dans la première moitié des années 2000 du fait de la corruption. Les deux principaux bailleurs de fonds du pays sont aujourd’hui le Royaume-Uni et les Etats-Unis au plan bilatéral et l’UE, la Banque mondiale et le FMI à titre multilatéral.

Le Malawi est membre du COMESA, de la SADC et de l’Union Africaine. Il reste également partie au Mouvement des Non-Alignés.

Mise à jour : 07.07.16


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