Accès rapide :

La France et Madagascar

Brève

Déplacement d’Annick Girardin à Madagascar, aux Comores et à Maurice (14 au 18 juin 2014)

Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie, s’est rendue en déplacement dans l’Océan Indien.

» Lire la suite ...

Présentation

Relations politiques

Depuis l’indépendance jusqu’à 2001, les relations franco-malgaches ont été inconstantes, marquées par trois périodes : 1) une très forte présence durant le mandat du Président Tsiranana (1959-1972) ; 2) une dégradation durant la période « progressiste » (avec la fermeture des bases militaires et la sortie de la zone franc en 1972, la « malgachisation » et les nationalisations en 1975-1978) ; 3) un renouvellement, après le revirement de la politique extérieure malgache à la fin des années 1980 (le différend sur les nationalisations et les spoliations des particuliers a été soldé entre 1998 et 2001).

Les relations d’aujourd’hui, si elles restent denses du fait des données reliant les deux pays et des liens de solidarité entre pays membres de la Commission de l’océan Indien, sont normalisées et amicales. La crise de 2009-2013 a été résolue par la concertation inter-malgache avec le concours de la médiation de l’Union africaine, soutenue par le « groupe international de contact » constitué par les principaux partenaires de la Grande île, dont la France faisait partie.

Visites

4 mars 2016 : entretien à Paris de la ministre des Affaires étrangères, Mme Béatrice Atallah, avec le Ministre, M. Jean-Marc Ayrault.

5 septembre 2015 : visite à Paris du Premier ministre Jean Ravelonarivero, entretien avec son homologue à Matignon.

10 avril 2015 : entretien à Paris de la ministre des Affaires étrangères Mme Béatrice Atallah avec le Sécrétaire général du Quai d’Orsay.

9 décembre 2014 : visite de la directrive générale de l’AFD.

19 septembre 2014 : visite à Paris du Président M. Hery Rajaonarimampianina, et entretien avec le Président de la République.

Juin 2014 : visite à Madagascar de la secrétaire d’Etat chargée du développement et de la Francophonie, Mme Annick Girardin.

Site de l’Ambassade de France à Madagascar

Relations économiques et aide au développement

La France est un acteur économique majeur à Madagascar puisqu’elle est :

  • son premier partenaire commercial avec 727 M€ d’échanges en 2015 ;
  • son premier client (15,2% des exportations malgaches en 2015) ;
  • son 2e fournisseur (10,3% de part de marché), derrière la Chine (24,8%) ;
  • son 3e investisseur en stock d’IDE avec 15,3% en 2014, derrière le Canada (21,6%), et le Royaume-Uni (17%) ;
  • son premier bailleur de fonds bilatéral, à travers l’AFD ;
  • son premier pays de provenance des touristes à Madagascar (52% des arrivées en 2014), devant l’Italie (20%).

En 2015, les importations françaises de produits malgaches s’élèvent à 401,7 M€ : textiles (38,1%), produits agricoles, sylvicoles, pêche (24,2% - vanille, girofle, cacao, café vert, poivre, crevettes), et les produits des industries agroalimentaires (22,4%). Les exportations de produits français représentent 325,1 M€ : textiles (25,3%), équipements mécaniques (19,5%), transports (18,6%), produits agroalimentaires (8,6%).

En 2015, Madagascar est le 13e marché pour la France en Afrique subsaharienne.

La France, premier bailleur bilatéral de Madagascar

La France apporte à Madagascar environ 55 M€ d’aide au développement par an : 19 M€ en multilatéral (FED, Fonds mondial Sida) et 36 M€ en bilatéral (dont 15 M€ de l’Agence Française de Développement (AFD) et 16 M€ de l’AEFE).
En matière de coopération, la France s’appuye sur de nombreuses institutions très actives : l’AFD, dont les engagements ont atteint 176 M€ en 2015, l’Institut français de Madagascar, principal pôle culturel de l’Ile, le réseau des 29 alliances françaises, les 24 établissements scolaires français, mais aussi des instituts de recherche liés à la France, l’Institut pour la recherche et le développement, le Centre de coopération International en Recherche Agronomique pour le Développement et l’Institut pasteur.

Un Document cadre de partenariat (DCP) doit être prochainement signé avec les autorités malgaches pour la période 2016-2020. Ce document prendra la suite du DCP 2006-2010, dont le renouvellement avait été suspendu en raison de la crise politique à Madagascar. Recentré sur des priorités resserrées, en cohérence avec le programme indicatif national 2014-2020 du 11e Fonds européen de développement, il permettra à la France de se doter, à l’instar de ce qu’on fait les autres grands bailleurs de fonds de Madagascar, d’un plan stratégique en phase avec le Plan national de développement 2015-2019 adopté par les autorités malgaches.

Des échanges commerciaux importants et en progression au cours de la dernière décennie

Les échanges commerciaux entre la France et Madagascar sont supérieurs à 500 M€ depuis dix ans. En 2015, la France est le premier partenaire de l’île. Avec 11% de part de marché et 325 M€ d’exportations, la France est le second fournisseur de Madagascar, après la Chine, et son premier client (absorbant 15% des importations malgaches, soit 402 M€ en 2015). Au total, Madagascar est le 13e débouché des produits français en Afrique subsaharienne alors que le pays n’est que la 26e économie du continent. Cette hausse des échanges s’inscrit dans un contexte économique et un climat des affaires encore très moroses et confirme la relation commerciale forte entre les deux pays.

Les exportations françaises se concentrent essentiellement (à 72%) sur quatre secteurs. Le premier poste représente les matières textiles, cuir et chaussures, destinés aux entreprises de confection situées en zones franches (25,3% des exportations françaises). Les équipements mécaniques et électriques représentent 19,5% des exportations françaises et ont diminué de 10% ; il s’agit pour l’essentiel de machines industrielles ou agricoles. Les matériels de transport représentent ensuite 18,6% des exportations, suivi des produits de l’agroalimentaire à 8,6%. Les importations françaises sont concentrées à 85 % autour de trois familles de produits : la confection textile (38,1%), les produits agricoles et produits de la pêche (24,2%, essentiellement vanille, cacao, girofle, café vert, poivre et crevettes), ainsi que les produits des industries agroalimentaires (22,4%).

Les échanges avec Mayotte et La Réunion, en légère hausse, sont encore faibles. Les exportations de La Réunion vers Madagascar (13,5 M€) représentent 4,2% des exportations françaises vers ce pays. Ce sont essentiellement des produits agro-alimentaires dont des aliments pour animaux destinés aux élevages de crevettes. Les exportations malgaches vers La Réunion sont encore très modestes (287 000 €). La part de Madagascar dans les importations de La Réunion et de Mayotte, respectivement de 1,1% et 1,8%, enregistrent également une légère hausse par rapport à l’année précédente. Les échanges de Madagascar avec autres îles de l’océan Indien représentent aujourd’hui moins de 5% des échanges internationaux de la Grande Ile.

Une présence française très importante soutenue par un dense tissu d’entreprises françaises et des investissements en croissance

Les intérêts français sont anciens et couvrent à Madagascar des secteurs variés : services financiers (Société générale, BPCE, Allianz), téléphonie (Orange Camusat), les biens de consommation (Castel, Casino, Canal Sat), la distribution de carburants et de gaz (Total, Air Liquide), BTP et immobilier, transports (Air France, Air Austral, Corsair , Bolloré), tourisme et services. Il existe 170 filiales, dont 8 entreprises du CAC 40 (Air Liquide, Bouygues, Lafarge Holcim, Orange, Société générale, Total, Vinci, Vivendi). Plus d’un millier d’entreprises à capitaux français sont installées à Madagascar.

En 2015, les entreprises Matière et Eiffage ont remporté deux contrats sur financements de la Banque mondiale pour les réhabilitations des ponts de la Betsiboka et de la Kamory sur la RN4. ATR a conclu la fourniture de 3 ATR 72-600 pour un montant de 77 M$ et le leasing de 2 ATR 72-600 a été concédé par Elix Aviation Capital à Air Madagascar.

SIT, associé à la société locale Vidzar, réhabilitera deux unités de production de l’entreprise publique sucrière Sirama (Brickaville et Nosy Be) pour un investissement de 15 M€. Par ailleurs, le groupe français BRL a remporté un appel d’offre pour l’élaboration du schéma directeur et l’identification des travaux prioritaires pour l’assainissement d’Antananarivo pour un montant de 2 M€. Le consortium ADP/Bouygues/Colas/Meridiam a remporté la concession des aéroports internationaux d’Ivato (Tananarive) et de Fascène (Nosy-Be). Le montant des travaux pour la 1re phase est de 178 M€.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Particulièrement dense, le réseau culturel français à Madagascar comprend un centre culturel à Tananarive, un centre d’information technique et économique et les alliances françaises (29 établissements), lesquelles accueillaient plus de 26 000 étudiants en 2015.

Les trois missions fondamentales du réseau des alliances françaises à Madagascar sont l’enseignement du français « sous toutes ses formes », l’organisation d’événements et d’animations culturels, ainsi que la promotion de la lecture publique. L’offre culturelle de l’Alliance française s’articule autour de plusieurs axes : coopération avec les grands festivals dans la capitale et en province, coopération avec les instituts de recherche (IRD, CIRAD, Institut Pasteur) pour la circulation d’expositions scientifiques et l’organisation de conférences, organisation de grands événements populaires lors des rendez-vous annuels (Fête de la Francophonie, Fête de la Musique, etc.). En juillet 2012, le gouvernement malgache a octroyé à l’Alliance française le statut d’association reconnue d’utilité publique.

Composé de 24 établissements, le dispositif d’enseignement français à Madagascar forme le quatrième réseau de l’AEFE par le nombre d’élèves (11 449 inscrits à la rentrée scolaire de septembre 2015).

Autres types de coopération

La coopération militaire existe entre la France et Madagascar est principalement articulée sur le conseil et la formation en matière de sécurité et de défense. En septembre 2008, le premier centre SMAD (Service Militaire d’Action au Développement) de formation aux métiers urbains a été inauguré.

Les actions de coopération menées par la France depuis plusieurs années dans le cadre de l’appui à la gendarmerie, à la protection civile, aux forces navales, à la réorganisation de l’armée et de la logistique, à la formation et à l’aide au développement ont permis de maintenir une forme de stabilité alors que le pays était plongé dans une longue crise politique./.

Mise à jour : 06.09.16

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2016