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Présentation

Relations politiques et dernières visites

Bien que partageant largement sa culture, son histoire et sa langue avec le monde germanique, le Luxembourg est très proche de la France. Les contacts sont réguliers tant au niveau ministériel qu’à celui des Premiers ministres et du Président de la République. En octobre 2000, pour leur premier déplacement à l’étranger après leur accession au trône, le Grand-Duc Henri et son épouse ont effectué une visite officielle en France. M. Bettel, tout juste intronisé Premier ministre, s’est rendu en France le 16 décembre 2013, pour sa première visite à l’étranger. Il a, à cette occasion, rencontré le Président de la République. Ce dernier s’est rendu en visite au Luxembourg le 6 mars 2015. Les deux Premiers ministres, MM. Valls et Bettel, se sont rencontrés le 11 avril 2016. Le ministre des affaires étrangères, M. Asselborn, a été reçu par Jean-Marc Ayrault en avril 2016. M. Bettel a rencontré le Président de la République à Paris le 23 août 2016.

Relations économiques

Le Luxembourg est un partenaire commercial stratégique pour la France du fait de sa proximité géographique et de son dynamisme économique. Le montant de nos échanges commerciaux rapporté au nombre d’habitants est le plus élevé au monde et la relation commerciale bilatérale présente un excédent pour la France (1 milliard d’euros en 2014).

Pour autant, si la France est le troisième client et le quatrième fournisseur du Grand-Duché, notre part de marché, bien qu’en augmentation depuis plusieurs années, reste inférieure à celle de l’Allemagne (12% contre 27% en 2014). Il existe d’importantes marges de progression, notamment dans le cadre du processus de diversification économique que le gouvernement luxembourgeois entend mettre en œuvre afin de réduire la dépendance de l’économie luxembourgeoise à l’égard de la place financière.

On recense environ 833 implantations françaises au Grand-Duché, employant plus de 18 000 salariés, essentiellement dans les secteurs de la banque et de l’assurance. En outre, presque 85.000 « navetteurs » français, pour la plupart résidents en Lorraine, se rendent chaque jour au Luxembourg pour travailler.

Notre coopération économique bilatérale se traduit également par une intégration entre les communautés d’affaires, et la création en France du Business club franco luxembourgeois, tout comme le lancement du Business club France Luxembourg, qui visent une meilleure coordination entre nos communautés d’affaires.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Les liens culturels sont régis par un accord datant de 1954 mais les évolutions intervenues au cours des dernières années modifient toutefois sensiblement la coopération franco-luxembourgeoise dans le domaine culturel. La volonté luxembourgeoise de se positionner comme capitale culturelle européenne s’est traduite par l’ouverture de nombreuses infrastructures culturelles, parfois érigées ou dirigées par des Français (Centre culturel Pierre Werner, Musée d’Art Moderne, Philharmonie). En 2007, Luxembourg était la première capitale européenne à être désignée pour la seconde fois le titre de capitale européenne de la culture en association avec la Grande Région.

L’action en faveur du luxembourgeois (proche de l’allemand) comme langue d’intégration et de cohésion sociale est un enjeu politique depuis plusieurs années et le luxembourgeois est devenu la principale langue d’enseignement au niveau primaire. Alors que l’apprentissage de l’allemand intervient dès la première année d’école primaire, le français n’est enseigné qu’en deuxième année, entraînant une baisse d’influence de la francophonie. Le nouvel accord de coalition, adopté en décembre 2013, prévoit des dispositions favorables à l’enseignement du français (possibilité d’alphabétisation parallèle en français et encouragement des classes préparatoires afin de faciliter l’accès des étudiants aux Grandes Ecoles françaises). Un accord de partenariat concernant la formation des enseignants entre le ministère luxembourgeois de l’Education et l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation de Lorraine a été conclu en mai 2015. Une section francophone dans un établissement scolaire public à Differdange, fonctionnant sur le modèle des écoles européennes, a également été créée et permet de répondre aux besoins de formation en langue française au Grand-Duché.

La coopération s’opère également dans le cadre transfrontalier avec le développement du projet d’Esch-Belval orienté vers la recherche et la technologie. Le 16 juillet 2012, le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle luxembourgeois, le Rectorat de Nancy-Metz et le Lycée Georges de la Tour de Metz ont signé une convention créant une classe préparatoire aux grandes écoles, filière économique, dans un établissement secondaire luxembourgeois, le lycée d’Echternach. Cette classe a ouvert ses portes à la rentrée 2013.

L’Université du Luxembourg et l’Université de Lorraine coopèrent depuis plusieurs années sur la base de divers accords, notamment dans le cadre de l’Université de la Grande Région. Depuis 2012, elles coopèrent plus étroitement en bilatéral dans les domaines de l’efficience énergétique, la sécurité informatique, la physique des matériaux, la biologie systémique et le droit européen. Un accord entre l’agence nationale de la recherche (FR) et le fonds national de la recherche (LUX) permet la diffusion en France des appels à projets et appels à contribution de colloques et séminaires organisés par l’Université du Luxembourg et les centres de recherche publics, avec pour objectif une meilleure mise en relation des chercheurs français et luxembourgeois, particulièrement dans les domaines de recherche prioritaires communs. Depuis 2013, plus de 25 conférences ont permis de promouvoir la culture scientifique en contexte franco-luxembourgeois.

L’institut culturel franco-germano-luxembourgeois Pierre Werner, inauguré le 13 octobre 2003 par les trois ministres des affaires étrangères des pays concernés, est devenu en juin 2006 l’institut culturel européen Pierre Werner. Il consacre l’essentiel de ses activités de recherche et de réflexion aux thèmes européens.

Autres types de coopération

Notre coopération transfrontalière, qui tient une place importante dans les relations franco-luxembourgeoises, s’appuie sur plusieurs instruments : accord « Sar-Lor-Lux-Trèves-Palatinat », accord de Karlsruhe, Grande Région créée à l’initiative de M. Juncker et Commission intergouvernementale franco-luxembourgeoise pour le renforcement de la coopération transfrontalière (CIG). La CIG, qui s’est réunie pour la première fois en 2011 au Luxembourg, associe tous les acteurs de la coopération transfrontalière (ministres, préfet, élus locaux notamment). La cinquième réunion de la CIG a eu lieu le 21 novembre 2016 au Luxembourg sous la présidence du secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, Harlem Désir, et de la ministre luxembourgeoise de la famille, de l’intégration et à la Grande Région, Corinne Cahen. A cette occasion, un accord-cadre de coopération sanitaire a été signé, constituant la base juridique pour permettre la signature de conventions locales de coopération dans la perspective d’assurer un meilleur accès à des soins de qualité pour les populations de la zone frontalière, de favoriser la continuité des soins et l’information sur le parcours de soins, tout en optimisant l’organisation de l’offre de soins. Des conventions touchant aux soins médicaux, aux coopérations hospitalières ainsi qu’aux transports médicalisés pourront être mises en œuvre.

Compte tenu de la proximité de la centrale de Cattenom avec le Grand-Duché, notre coopération en matière de sécurité et de sûreté nucléaire est très dense. Elle s’effectue notamment à travers les réunions de la commission mixte sur la sécurité nucléaire, créée en 1994, et l’association d’experts luxembourgeois et allemands aux examens de sécurité opérés dans la centrale. La volonté d’obtenir la fermeture de la centrale nucléaire fait consensus au Grand-Duché et l’accord de coalition prévoit que « le Luxembourg poursuivra les démarches auprès des autorités françaises et belges dans le but de la fermeture des centrales de Cattenom et de Tihange ».

Dans le domaine de la sécurité, un accord bilatéral franco-luxembourgeois de coopération policière et douanière a été signé le 15 octobre 2001 à Luxembourg. Ce texte instaure un droit de poursuite et porte création d’un « centre commun » à Luxembourg, fonctionnant comme un service d’échange d’informations et de coordination. Ce centre commun de police et de douane, mis en place en janvier 2003, a été fusionné avec le bureau de coopération policière belgo-germano-luxembourgeoise pour créer une structure quadripartite originale. Une convention de coopération douanière franco – luxembourgeoise relative aux contrôles conjoints au poste frontière à Dudelange-Zoufftgen Autoroute a également été signée le 26 janvier 2016 à Luxembourg, et amendée lors de la dernière CIG afin de permettre l’utilisation du système de camion-scanner pour le scan des véhicules transitant par la frontière à Dudelange-Zoufftgen Autoroute.

Mise à jour : 21.12.16

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