Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République de Lituanie
Nature du régime : République parlementaire
Président de la République : Mme Dalia Grybauskaitė (12 juillet 2009, réélue le 25 mai 2014)
Premier ministre : M. Saulius Skvernelis (13 décembre 2016)

Données géographiques

Superficie : 65 300 km²
Capitale : Vilnius
Villes principales : Kaunas, Klaipėda, Šiauliai, Panevėžys
Langue(s) courante(s) : lituanien
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2015)
Fêtes nationales : 16 février (indépendance de 1918), 11 mars (indépendance de 1990) et 6 juillet (couronnement du roi Mindaugas)

Données démographiques
(sources : Eurostat, Banque mondiale, PNUD)

Population (2016) : 2 888 558
Densité : 44,2 hab/km²
Croissance démographique (2015) : -0,9 %
Espérance de vie (2015) : 67,9 ans pour les hommes, 79,1 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation (2015) : 99,8 %
Religion(s) : Pas de religion officielle. Catholicisme romain (79 % de la population)
Indice de développement humain (2015) : 0,848 (37e rang)

Données économiques
(sources : Eurostat, Trésor, BIT)

PIB (2016, en prix courants) : 38,63 milliards €
PIB par habitant (2016, aux prix du marché) : 13 373 €
Croissance (2016) : 2,3 %
Chômage (au sens du BIT) (2016) : 7,9 %
Inflation (2016) : 0,7 %
Solde budgétaire (2016) : 100,8 millions € (0,3 % du PIB)
Balance commerciale (2016) : -2,2 milliards € (5,7 % du PIB)
Principaux clients : Russie (13,5 %), Lettonie (9,9 %), Pologne (9,1 %), Allemagne (7,7 %)
Principaux fournisseurs : Russie (14,4 %), Allemagne (12,1 %), Pologne (10,8 %), Lettonie (8 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 3 %
  • industrie : 30 %
  • services : 67 %

Exportations de la France vers la Lituanie (2016) : 511 millions €
Importations de la France depuis la Lituanie (2016) : 646 millions €
http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/LITUANIE

La Lituanie et l’UE

Contribution natuonale au budget de l’UE en 2015 : 315,8 M€
Fonds européens perçus en 2015 : 877,2 M€
Bénéficiaire net en 2015 : 561,4 M€

Nombre de députés au Parlement européen : 11 / 751
Nombre de voix au Conseil de l’UE (en fonction de la population) : 0,27 %
Commissaire européen : Vytenis Andriukaitis, chargé de la santé et la sécurité alimentaire.

Composition du gouvernement
(13 décembre 2016)

Premier ministre : M. Saulius Skvernelis (union des Paysans et des Verts)
Ministre des Affaires étrangères : M. Linas Linkevičius (Parti social-démocrate)
Ministre de l’Agriculture : M. Bronius Markauskas (union des Paysans et des Verts)
Ministre de la Culture : Mme Liana Ruokytė-Jonsson (déléguée par l’union des Paysans et des Verts)
Ministre de la Défense : M. Raimundas Karoblis (délégué par l’union des Paysans et des Verts)
Ministre de l’Économie : M. Mindaugas Sinkevičius (Parti social-démocrate)
Ministre de l’Énergie : M. Žygimantas Vaičiūnas (délégué par l’union des Paysans et des Verts)
Ministre de l’Éducation et des Sciences : Mme Jurgita Petrauskienė (déléguée par l’union des Paysans et des Verts)
Ministre de l’Environnement : M. Kęstutis Navickas (délégué par l’union des Paysans et des Verts)
Ministre des Finances : M. Vilius Šapoka (délégué par l’union des Paysans et des Verts)
Ministre de l’Intérieur : M. Eimutis Misiūnas (délégué par l’union des Paysans et des Verts)
Ministre de la Justice : Mme Milda Vainiutė (déléguée par le Parti social-démocrate)
Ministre de la Santé : M. Aurelijus Veryga (délégué par l’union des Paysans et des Verts)
Ministre de la Sécurité sociale et du Travail : M. Linas Kukuraitis (délégué par l’union des Paysans et des Verts)
Ministre des Transports et des Communications : M. Rokas Masiulis (délégué par l’union des Paysans et des Verts)

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://ee.ambafrance.org/
Communauté française (2017) : 420 Français immatriculés
Communauté lituanienne en France (2017) : environ 3 000 personnes

Éléments d’actualité

Au XVème siècle, le Grand-Duché de Lituanie s’est étendu de la mer Baltique à la mer Noire. En 1795, la Lituanie est devenue province russe. Réapparue sur la scène internationale en 1918, la Lituanie a été envahie par l’Union soviétique en juin 1940, par l’Allemagne nazie en juin 1941 et de nouveau par l’Union soviétique à partir de 1944. Elle a proclamé sa souveraineté en mars 1990, avant de restaurer son indépendance en 1991.

Politique intérieure

L’ancienne commissaire européenne, Mme Dalia Grybauskaitė, a été élue dès le premier tour de l’élection présidentielle (plus de 68 % des voix) en mai 2009, puis réélue au second tour de scrutin (57,8 % des voix) en mai 2014.

Caractérisée jusque-là par sa stabilité, la scène politique lituanienne a connu quelques bouleversements à l’occasion des élections législatives d’octobre 2016 qui ont vu la victoire de l’union des Paysans et des verts, parti se définissant comme centriste et désormais première force politique du pays. Il a dû toutefois former une coalition incluant 3 ministres (sur 14) du Parti social-démocrate. Le programme de cette coalition repose sur cinq piliers : un développement humain durable et équilibré, une société harmonieuse, des systèmes éducatif et culturel durables et équilibrés, une croissance économique durable, et une gestion des administrations publiques durable et efficace. Le programme met avant tout l’accent sur la politique familiale et sur les efforts pour lutter contre la consommation d’alcool. Il accorde une attention au développement culturel dans les régions du pays ainsi qu’à l’efficacité administrative. La nouvelle coalition n’a pas remis en cause les grandes orientations de la politique européenne et étrangère lituanienne, annonçant juste une inflexion sur le renforcement du dialogue et de la coopération avec la Pologne et en particulier sur les intérêts communs aux deux pays.

La Constitution de 1992 a instauré une démocratie semi-présidentielle. Le président de la République, élu au suffrage universel direct, dispose de pouvoirs non négligeables, notamment dans les domaines de la politique étrangère et de la défense. Le premier ministre est responsable devant le Parlement monocaméral de 141 membres, appelé Seimas.

Situation économique

Après avoir atteint un creux en 2015, la croissance lituanienne a repris une certaine vigueur en 2016, sans toutefois retrouver le niveau des années antérieures. Elle n’est plus, comme par le passé, stimulée par les exportations mais tirée par la consommation des ménages, illustrée par les bonnes performances du commerce de détail, qu’influence l’augmentation du salaire moyen (+ 7 % en 2016) et du salaire minimum (+ 17 %).

Le contexte économique international et l’embargo de la Russie affectent les échanges extérieurs de la Lituanie, qui n’ont cessé de se contracter depuis 2014. Le taux de chômage recule, tandis que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée résulte de l’inadéquation de la formation d’une partie de la population, du vieillissement de cette population et de l’émigration (+ de 40 000 personnes ont quitté le pays en 2015).

Après avoir dégagé un surplus de 0,3 % du PIB en 2016, la Lituanie devrait contracter un léger déficit public du fait des réformes structurelles engagées sur le marché du travail et des régimes de retraites, mais le gouvernement a annoncé un effort de réduction des dépenses publiques. En 2016, la dette publique a atteint l’équivalent de 42,7 % du PIB.

Depuis la fermeture, en 2009, de la centrale nucléaire d’Ignalina, la Lituanie est devenue importatrice d’électricité. Après avoir renoncé, suite à un référendum, à se doter d’une nouvelle centrale, elle s’efforce de se déconnecter du réseau électrique ex-soviétique en installant des câbles terrestres et sous-marins avec les pays de la région (LitPol Link avec la Pologne, NordBalt avec la Suède, mais aussi projets avec la Lettonie et l’Estonie notamment). Elle s’inquiète en outre de la construction d’une centrale nucléaire située en Biélorussie, à Astravets, à une cinquantaine de kilomètres de Vilnius, doutant des garanties de sûreté attachées à cet ouvrage. La Lituanie privilégie le développement des énergies renouvelables (biomasse, hydroélectricité, éoliennes) et cherche à s’affranchir de sa forte dépendance vis-à-vis des importations de gaz russe en misant sur le gaz naturel liquéfié (GNL). Elle s’est ainsi dotée, depuis 2014, d’un terminal de GNL flottant, baptisé Indépendance et situé à Klaipėda. Il lui permet d’acheter du gaz à la Norvège et d’exporter vers les pays voisins (pour le moment à un prix jugé élevé). Enfin, la Lituanie souhaite rejoindre le réseau gazier européen en 2020 grâce à l’interconnexion bidirectionnelle avec la Pologne (GIPL, Gas Interconnector Poland-Lithuania).

Dans le domaine des transports, la Lituanie, avec ses voisins baltes, prévoit de créer une liaison ferroviaire reliant Tallinn à la frontière polonaise, en passant par Riga et Kaunas. Rail Baltica est inscrit comme projet prioritaire du réseau transeuropéen de transport (TENT-T) et sera financé par l’Union européenne à hauteur de 85 %.

Politique européenne

La Lituanie est entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004, dans l’espace Schengen en décembre 2007 et dans la zone euro en janvier 2015.
Présence dans les institutions européennes : Vytenis Andriukaitis est Commissaire chargé de la santé et de la sécurité alimentaire. La Lituanie dispose de 0,57 % des voix au Conseil de l’Union européenne et de 11 députés au Parlement européen.

Brexit : La Lituanie regrette le Brexit, tout en respectant la décision britannique. Elle souhaite le maintien de liens aussi étroits que possible entre l’UE à 27 et le Royaume-Uni. Elle est en outre attentive à la situation des 161 000 Lituaniens expatriés au Royaume-Uni.

Avenir de l’UE : La Lituanie souhaite éviter toute division entre l’Est et l’Ouest du continent et voudrait que l’Union se mobilise sur un « agenda positif », porteur de projets allant dans le sens d’une plus grande unité et cohésion. Elle n’est pas opposée à la mise en place d’une Europe différenciée, dans le cadre d’une approche transparente et inclusive.

Défense européenne : La Lituanie participe à certaines opérations extérieures de la PSDC (Mali, République centrafricaine), qu’elle souhaite voir évoluer en complémentarité avec l’OTAN.

Réfugiés : Conformément aux décisions du Conseil JAI de septembre 2015, la Lituanie s’est engagée à accueillir 70 personnes dans le cadre des réinstallations (25 avaient été accueillies mi-avril 2017) et 671 dans le cadre des relocalisations en provenance d’Italie et de Grèce (237 accueillies à la même date).
Politique régionale : Pour la période 2014-2020, la Lituanie bénéficie de 8,4 Mds € de fonds européens (2 902 € par habitant).

Travailleurs détachés : La Lituanie fait partie des 11 États dont les Parlements nationaux ont transmis un avis motivé contre la proposition de la Commission européenne de révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs (procédure dite du « carton jaune »). Le nombre de travailleurs détachés originaires de Lituanie était de plus de 25 000 en 2015.

Climat : La Lituanie a ratifié l’accord de Paris le 22 décembre 2016.

Politique étrangère

Russie : La politique étrangère de la Lituanie est en grande partie déterminée par sa perception de la Russie. Elle s’exprime ainsi contre les agissements de cette dernière dans la région (survol d’avions russes à proximité de l’espace aérien, cyberattaques, augmentation et modernisation des capacités militaires notamment dans l’enclave russe de Kaliningrad, multiplication des exercices militaires dans son voisinage, etc.). Pour autant, la Russie demeure le premier partenaire commercial de la Lituanie.

Ukraine : Inquiètes de la déstabilisation russe et attachées à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, les autorités lituaniennes défendent une ligne ferme à l’égard de Moscou, soutiennent le mouvement pro- européen qui s’est développé en Ukraine et condamnent l’annexion de la Crimée. Elles sont favorables au maintien des sanctions tant que les accords de Minsk n’auront pas été intégralement mis en œuvre. Elles apportent, enfin, une aide matérielle à Kiev.
Partenariat oriental (PO) : La Lituanie soutient le PO et avait fait de ce sujet un temps fort de sa présidence du Conseil de l’Union européenne, au deuxième semestre 2013. Elle souhaite ouvrir une « perspective européenne » pour ces pays.

Relation transatlantique : Après une période d’incertitude liée à l’élection de D. Trump à la présidence des États-Unis, qui a fait douter Vilnius de la pérennité de la garantie de sécurité américaine, certains éléments rassurants dans le discours de l’administration Trump ont apaisé son inquiétude.

OTAN : La Lituanie fonde sa sécurité sur l’OTAN, dont elle est membre depuis mars 2004. Elle consacre 1,8 % de son PIB à la défense et poursuit l’objectif d’atteindre 2 % en 2018. En quête de mesures de réassurance face à une menace russe qu’elle juge croissante, elle se réjouit de la mission de « police du ciel » balte fournie depuis 2004 par rotation entre les Alliés, et du déploiement de troupes de l’OTAN, en 2017, dans le cadre de la présence avancée renforcée (eFP).

Mise à jour : 19.05.17

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