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Déclarations à la presse de Jean-Marc Ayrault à l’issue de la réunion ministérielle sur la Libye (13 février 2016)

Comme vous le savez, un processus politique est engagé et c’était l’occasion de faire le point alors que ce pays est confronté à des défis considérables : défis sécuritaires, défis humanitaires, défis politiques, défis économiques.

Et les représentants, ici présents, de plusieurs pays - et parlant aussi au nom de la communauté internationale, ont apporté leur soutien à ce processus politique qui doit se développer très rapidement, compte tenu de la dégradation de la situation en Libye et de l’épuisement dans lequel se trouve aujourd’hui le peuple libyen. Donc nous avons eu une rencontre avec le président Salah, le président de la Chambre des représentants, et indiqué que nous attendions beaucoup de lui pour qu’il apporte son soutien et l’investiture de la Chambre des représentants au projet de gouvernement qui est en cours de préparation par M. Sarraj, qui est le président du Conseil présidentiel.

Ce processus doit maintenant s’accélérer. Il n’y a plus de temps à perdre pour que ce gouvernement d’union nationale puisse prendre ses fonctions et s’installer à Tripoli en toute sécurité. Donc nous avons appuyé le rôle que peut jouer le président de la Chambre des représentants, qui peut soit accélérer soit freiner ce processus. Voilà le message. Cette réunion a eu lieu, elle est positive, elle est constructive, mais il n’y a pas de temps à perdre et en particulier, je tiens à être clair : ceux qui, à titre individuel, et il y en a, s’opposeront à ce processus, prennent d’énormes responsabilités et sont concernés par d’éventuelles sanctions. Sur ce point, les choses sont claires. Pour le reste, la communauté internationale, je l’ai dit, est solidaire du peuple libyen.

La solution politique en cours doit être absolument réussie. Il en va de l’intérêt des Libyens, il en va de l’intérêt et de la sécurité des pays de la région, il en va aussi de la sécurité en Europe.

Q - Monsieur le Ministre, est-ce que l’opération militaire occidentale…

R - Nous n’avons abordé aucune autre question que ce que je viens de vous dire.

Q- Quand vous dites urgence de la situation, combien de temps peut-on encore attendre pour que le processus politique se concrétise ?

R - Il faut aller vite, aussi vite que possible. C’est l’intérêt du peuple libyen, c’est l’intérêt des pays de la région, c’est l’intérêt de l’Europe.

Q - M. Kerry a dit que la France a envoyé des forces spéciales en Libye, est-ce que vous pouvez confirmer ?

R - Nous n’avons pas abordé du tout cette question.

Q - M. le Ministre, sur l’autre front, la Turquie a bombardé aujourd’hui des secteurs tenus par les Kurdes soutenus par la France…

R - Je suis venu parler de la situation en Libye, je n’ai pas prévu de faire une conférence de presse plus large. J’aurai d’autres occasions. Simplement, je suis heureux d’être à Munich. Je le dis à la télévision allemande ou à la radio allemande – je crois que j’en vois ici : ich freue mich sehr darauf, mit meinem Freund Frank-Walter Steinmeier mitarbeiten zu können. Wir kennen uns schon lange und er ist nicht nur ein Freund, sondern auch ein Partner. Die deutsch-französische Zusammenarbeit ist so wichtig für die Zukunft Europas und auch mit so vielen Herausforderungen, die vor uns stehen ! Und ich glaube, wir werden zusammen gut arbeiten. Danke.


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